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Cahier de doléances

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Contribution n° 577803

  1. Y a-t-il d'autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    le transport public des voyageurs les 2/3 du pays non desservis __________________________ Il est presqu'inexistant en France, sauf dans deux cas, deux types de localisation : 1 - LES VILLES, surtout les grandes villes et leur banlieue, et LE TRANSPORT SCOLAIRE SUR UNE COURTE DISTANCE, LE PLUS SOUVENT A L'INTERIEUR D'UN DEPARTEMENT 2 - UN RESEAU DE TRANSPORT ESSENTIELLEMENT NATIONAL, SUR L'ENSEMBLE DU TERRITOIRE, ACCESSIBLE SEULEMENT A UNE PARTIE DE LA POPULATION (30 %?). C'est un réseau en étoile, qui part d'une très grande ville - principalement Paris, pour rejoindre différentes villes du pays. Il n'y a pratiquement pas de lignes transversales reliant ces différentes lignes qui rayonnent de Paris : seulement Angers- Tours- Bourges-Nevers et Poitiers-Limoges-Clermont-Ferrand, plus quelques petites lignes locales dans certains départements pour le transport des travailleurs. ces lignes rendent des services considérables parce qu'elles desservent des zones où la populations est très nombreuse. Ailleurs, là où la population est plus dispersée, c'est-à-dire sur la plus grande partie du territoire, il n'y a pas de trains, et comme en France il n'y a pratiquement pas de lignes d'autocars (les bus "Macron", mais si peu!), il n'y a pas de transport sur la plus grande partie du pays, à la différence de très nombeux grands pays occidentaux qui ont des lignes de bus. L'absence de desserte ferroviaire des zones à faible densité de population est logique : les intrastrucures ferroviaires sont coûteuses, et on ne peut les amortir qu'avec un très grand nombre de passagers. Le problème est sans doute le manque de transport par autocars pour ces zones non desservies par le train. Les protecteurs de l'environnement protesteront à cause de la pollution par les autocars. Réponse : - même avec des carburants "classiques" dérivés des hydrocarbures, un transport COLLECTIF pollue beaucoup moins s'un transport individuel, et à terme (le temps de s'organiser pour importer des autocars électriques - de Chine par exemple - éventuellement en organisant des fabrications en France de nouveaux produits destinés à l'export pour compenser les sorties de devises liées à l'importation de cars - ou pour fabriquer des autocars électriques chez nous ). Il existe quand même en France des transports de personnes en autocars, mais ce sont le plus souvent des transports scolaires, organisés par les départements et qui circulent seulement à l'intérieur des départements, principalement pour les lycéens (plus des transports scolaires pour le primaire et le collège, sur de petites distances, en zone rurale, à l'initiative d'opérateurs locaux. LES GARES FERROVIAIRES INACCESSIBLES DANS LES ZONES PEU PEUPLEES La plus grande partie des petites villes n'ont pas de transport public vers les gares de chemin de fer situées à 10-20-30 km ou un peu plus. Dans ma région, il n'est même pas possible d'appeler un taxi (mais ce n'est pas un transport économique, public, accessible à tous, financièrement) : le plus souvent ils refusent. Ils sont disponibles pour les transport médicaux (vers les hopitaux), et se considèrent comme étant dans l'impossibilité de se déplacer pour le transport d'une personne saine! J'ai vu une personne de 80 ans obligée de faire 10 km à pied pour revenir de voyage, de cacher ses bagages dans les ronces (pour éviter le vol) pour revenir les chercher ensuite en voiture! Si on créait de mini dessertes (sous des formes variées à imaginer) de ces gares, la quasi-totalité de la population de ces villes y aurait accès, ce qui lui permettrait de ne pas se sentir abandonnée par le pouvoir (comme les Américains qui ont voté pour Donald Trump et les Français qui se méfient de Macron et qui auraient dû sur ce problème se méfier aussi de ses prédécesseurs). Les usagers des gares gagneraient du pouvoir d'achat en n'utilisant pas leur voiture, et la pollution par les voitures individuelles serait réduite. Et la SNCF gagnerait des clients, elle serait moins déficitaire et elle grèverait moins le budget de l'Etat. Jusqu'à maintenant, ce problème pouvait paraitre mineur, mais maintenant qu'on veut limiter la pollution par les carburants fossiles, il est vital de créer des dessertes des gares, des centaines de gares. Pour l'instant, les voyageurs choisissent de prendre leur voiture pour aller à la gare, ou s'il ne vont pas à plusieurs centaines de km, d'aller directement à 100 ou 200 km avec leur voiture. LE MODELE DE TRANSPORT DES PAYS EMERGENTS Il ya actuellement deux grands systèmes de transport à travers le monde : CEUX DES GRANDS PAYS INDUSTRIALISES : sans voiture, on ne peut pas circuler sur certaines destinations. Exemple : les bordures du Canada et des Etats-Unis. Mais la plupart de ces pays ont des bus pour de nombreuses dessertes. Globalement pourtant, on ne peut pas y vivre sans voiture! Pour aller ne Newport - Vermont, dans le Nord-est des USA, à New York, dans le SUD, on va en voiture, puis en bus, à Montréal, au Canada, à l'ouest (100-150 km), pour prendre au Canada un bus nord-sud vers New-York! CEUX DES PAYS MOINS RICHES, où la plupart des gens n'ont pas de voiture : il y a un système de desserte avec des transports collectifs (bus, taxis collectifs) peu couteux et souvent extrêmement dense. J'ai pu vivre en Ukraine pendant des années sans voiture et sans problèmes de déplacement. Dans une grande ville en pouvant me déplacer partout, mais aussi dans des zones reculées comme les Carpates, en montagne (prolongement des Alpes). A 8 heures du soir, pour aller dans la nature à un logement qui n'est même pas dans un village, un microbus passait encore toutes les 5-10 minutes. Des microbus allaient aussi vers la ville principale du département toutes les? 30 minutes? Le choix du MICROBUS est un élément vital du système. On est dans des zones où la densité de population est faible. On neut pas concilier fréquence des bus et grande taille. Pas rentable (et moins rapide). Un exemple choc pour bien comprendre : la SNCF relie Niort à La Rochelle - 60 km - en 40 minutes - 90 km/heure - pour certaines de ses liaisons entre ces deux villes, avec sans doute quelques personnes ou dizaines de personnes à bord : quelle entreprise qui veut être rentable utiliserait pour ça une rame TGV dont le coût est exorbitant (et donc l'amortissement s'évalue à prix d'or) - et nous payons des impôts pour les amortissements (et accessoirement le fonctionnement) de ce TGV! Un système de ce type peut être intéressant en France si on veut s'orienter vers une limitation de l'utilisation des véhicules particuliers polluants, avec sans doute 2 conditions : - une incitation des usagers à utiliser ce mode de transport, ce qui suppose une information des usagers potentiels, une information qui arrive jusqu'à eux, une information qui les incite grâce l'importance des économies effctuées, le caractère pratique des dessertes (à créer) ... Actuellement, dans mon département, le 72, dans les quelques bus qui ne transportent pas des scolaires (retour de l'extrémité du département pour venir chercher les lycéens après les cours), on trouve une moyenne de 5 personnes pour un bus de? 50 places! Le système de bus du département (Conseil Général) ressemble à celui de la SNCF décrit plus haut), étoilé, tous les bus partent du Mans et y reviennent. Les gens des localités qui ne sont pas sur ce tracé devraient ne pas pouvoir en profiter, MAIS ... la société qui assure ce transport a ajouté sur une partie au moins du département (je n'ai pas tout vérifié!) des microbus à la demande : on téléphone à l'avance et un microbus vient nous chercher pour nous conduire à l'arrêt de la ville principale de la communauté de communes, en regroupant les clients, pour qu'ils soient à l'arrêt du "grand bus" de la ligne principale à l'heure de passage de ce bus. Ce système parait presque parfait! Problème : j'en découvre l'existence après 20 ans de vie dans le département. Il faut le faire connaitre et l'instaurer dans les parties du département où il n'existe pas. Pour inciter à utiliser les transports collectifs, le système actuel du Mans (et de nombreuses autres villes sans doute) a besoin d'améliorations substantielles : - les bus circulent aux heures où les scolaires vont en cours et reviennent. Ils sont généralement pleins à ces heures-là. Il faudrait des bus pour les travailleurs, et pour les gens qui se déplacent pour des raisons personnelles : faire les courses ou différentes démarches en ville : visiter des malades, contacts avec l'administration ... Il faudrait donc ajouter des bus aux heures de pointe pour les non-scolaires, et avoir des bus le reste de la journée. Ces bus devraient offrir une grande capacité aux heures de pointe, mais exister aussi aux autres heures, et permettre de rentrer le soir (vers 20 h par exemple), notamment vers les heures de fermeture des établissements hospitaliers. Une première étape pourrait être la mise en service de microbus en attendant que le système soit bien connu et qu'il y ait donc suffisamment de clients pour remplir des bus plus grand. La desserte des établissements hospitaliers et assimilés (maisons de retraite ...) existe déjà dans quelques rares localités sur le département, pour permettre les visites aux malades et leur sortie de l'isolement, voire du désespoir. C'est un service vital. Il serait logique de prévoir en ville des arrêts dans les grandes zones commerciales, les établissemnts hospitaliers, les centres de loisirs ... Le côut réel d'un déplacement en voiture particulière, amortissement compté, calculé par les services fiscaux, est pour une petite cylindrée classique de l'ordre de 0,40-0,50 € le km, soit pour 30 et 50 km (60 et 100 aller-retour) 30 et 40-50€ -et le même trajet avec le trajet des bus du département 4,30 € aller-retour (et le même coût pour le transport à la demande vers les arrêts de bus des lignes principales). Economie pour quelqu'un qui va en ville une fois par semaine : 100 et presque 200€ : le fameux pouvoir d'achat qui a déclenché les manifestations des gilets jaunes pour beaucoup moins que ces sommes! Actuellement, avec la santé presque gratuite qu'on nous vante, pour une visite chez un spécialiste à 30 ou 50 km, 25-30 euros pour aller à 30 km - 40 à 50 € pour aller à 50 km - 2 fois le prix de la visite ordinaire remboursée par la Sécu, mais un transport non remboursé plus cher que la visite! Comment parler de la chance d'avoir des soins presque gratuits en France. Une mesure complémentaire pourrait être de créer 2 ceintures, 2 lignes de transport passant à 20 et 40 km du Mans et qui couperaient à angles droits toutes les lignes qui partent en étoile depuis le Mans, pour créer des lignes transversales, perpendiculaires (presque) avec les lignes principales existantes, avec des microbus parce que le volume de trafic sur ces lignes serait très limité. Petit problème : la "frontière" des départements Les bus départementaux des Conseils Généraux s'arrêtent dans les localités proches de la limite du département. Il serait sans doute très utile de prévoir un passage de ces "frontières" pour les gens qui ont besoin de les "franchir", notamment ceux qui habitent et travaillent près de ces limites.