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Cahier de doléances

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Contribution n° 282579

  1. Quels sont selon vous les impôts qu'il faut baisser en priorité ?

    Baisser les impôts revient à supprimer les moyens de fonctionnements de tel ou tel administration. Actuellement, si on suit les données statistiques de l’Europe (AMECO), le solde budgétaire de l’Etat hors investissements est en moyenne positif à hauteur de 0,8% sur la période 1978-2017. Cela signifie que le fonctionnement de l’Etat est auto financé et les investissements sont structurellement financés par l’endettement. A périmètre financier constant, si on veut diminuer les impôts, il faut diminuer les montants alloués aux investissements, ce qui peut à la longue être dangereux pour la bonne marche de l’économie comme le montre l’exemple du sous-investissement dans les infrastructures qu’a pu pratiquer l’Allemagne. Mais si on veut avoir en même temps des services publics de proximité, alors on ne peut pas diminuer les impôts. Il est donc nécessaire de mieux gérer les recettes budgétaires notamment en améliorant la collecte de certains impôts en luttant contre la fraude fiscale pour : - L’impôt sur les sociétés. - La TVA. - L’impôt sur les dividendes. - La fraude sociale. D’autre part, il serait possible de baisser certaines ‘‘impositions’’ comme le traitement de l’eau. La pollution d’origine agricole coûte aux collectivités territoriales et aux particuliers de l’ordre de 2,64 milliards d’euros (CGDD, 09/2011). En mettant en œuvre une maec consacrée à la conversion à l’agriculture de conservation et en restreignant progressivement l’usage des produits phytosanitaires, on serait en mesure d’alléger le coût du retraitement de l’eau. Une maec de la sorte était en préparation du temps où S. Le Foll était ministre de l’agriculture et son montant était évalué à 160 euros/ha/an. Appliqué aux 17,9 millions d’ha de grande culture, on obtient un montant voisin de celui dépensé actuellement pour dépolluer l’eau. Plus loin, la ville de Munich fournit 300 euros/ha/an en sus de la pac aux agriculteurs du bassin versant de Munich pour les faire passer en agriculture biologique et pour diminuer les coûts de traitement de l’eau, cela entrainant un surcoût de 1 centime/l pour chaque habitant de cette ville. A contrario, la construction d’une usine de retraitement de l’eau dimensionné pour débarrasser l’eau des produits phytosanitaires aurait entrainé un surcoût de 17 à 27 centimes/l pour chaque habitant. Donc à moyen terme, on peut envisager une réduction de la facture d’impôts locaux pour les particuliers mais pour cela il faut investir dans l’agriculture de conservation biologique.