Contribution n° 555351
- Consultation
- Grand Débat national
- Questionnaire
- Grand Débat - Transition écologique
- Auteur
- Auteur #382516
- Date
Réponse 6988342
Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ?
Autre : Le problème le plus urgent : le réchauffement climatique mondial. Impossible de hiérarchiser les autres.
Réponse 6988345
Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?
Diminuer fortement les transports de marchandise, en internalisant le coût de la pollution générée grâce à une taxe dissuasive et qui augmenterait au fil des ans. Par exemple, un citron sud africain vendu en France devra à terme coûter 3 fois plus chers qu'un citron local, de manière à mettre un terme à son transport. Seul les produits manufacturés complexes exigeants l'intervention de plusieurs pays seront moins taxés. Supprimer les lignes aériennes de transport de passagers lorsqu'elles peuvent être remplacées raisonnablement (en terme de temps de transport) par le train. La définition des déchets devra être revu : tout produit non neuf constituera un déchet. Et le transport de déchet entre pays sera interdit. Le raffinement d'un baril de pétrole permet d'obtenir un tiers de gasoil, un tiers d'essence et un tiers de kérosène. Les politiques de transport devront en tenir compte, avec comme objectif d'arriver à une consommation globale répartie de la même manière. Interdir le "torchage". La France pourrait porter plainte devant la cours pénale internationnale contre des pays qui le pratique. Fermer les centrales à charbon. Isoler les bâtiments qui ne le sont pas. L'état devra équiper le pays de bornes de recharge pour les véhicules électriques efficaces, rapides, nombreuses, peu chères, fonctionnant avec une carte bancaire. Un peu comme pour les jouets destinés aux enfants de 36 mois, les autorisations de mise sur le marché des produits ne seront accordées que s'ils ont un bilan carbone le meilleur possible, pas de suremballage, etc. Un yaourt qui a 3500 km derrière lui pour sa fabrication n'obtiendra pas cette autorisation, par exemple. Une commission indépendante sera responsable de ces autorisations de mise sur le marché. Assumer politiquement et financièrement les conséquences (fermeture de compagnies de transport, augmentation du chômage, etc.)
Réponse 6988346
Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd'hui touchée par le changement climatique ?
- Oui
Réponse 6988347
Si oui, de quelle manière votre vie quotidienne est-elle touchée par le changement climatique ?
Je n'utilise plus mon manteau le plus chaud.
Réponse 6988348
À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l'environnement ?
- Oui
Réponse 6988349
Si oui, que faites-vous aujourd'hui pour protéger l'environnement et/ou que pourriez-vous faire ?
J'urine sous la douche, je répare au lieu de racheter, je trie mes déchets, n'achète pas d'eau minérale en bouteille (sauf gazeuse), j'achète des produits locaux et bio (fruits, légumes...), je me déplace à pied pour aller travailler, etc. Je pourrais faire beaucoup plus, certainement, comme m'investir dans des ONG qui font pression sur le gouvernement pour obtenir des résultats au niveau écologique.
Réponse 6988350
Qu'est-ce qui pourrait vous inciter à changer vos comportements comme par exemple mieux entretenir et régler votre chauffage, modifier votre manière de conduire ou renoncer à prendre votre véhicule pour de très petites distances ?
Les comportements individuels ont déjà beaucoup changés, le mien compris. Ils ne peuvent pas suffire à obtenir les changements nécessaires à temps. De plus, dans beaucoup de cas, le consommateur ne peut pas résoudre les problèmes par son comportement. S'il achète un billet d'avion Marseille-Paris, mais sans monter dans l'avion en espérant faire économiser 0,06 tonnes de CO2, en réalité, il ne fera rien économiser du tout. La différence de poids n'aura pratiquement aucun effet sur la consommation de l'avion (en tout cas, beaucoup moins que 0,06 tonnes), la compagnie aérienne sera ravie de faire voler un avion avec des places vides mais payées (plus rentable), et de toute manière, elle aura fait du surbooking.
Réponse 6988351
Quelles seraient pour vous les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier pour vous inciter à changer vos comportements ?
L'absence de produit ou de solution de transport parmi les offres commerciales (si les propositions ci-dessus sont appliquées) m'inciterait à ne pas en profiter. Par exemple, s'il n'y a pas de ligne aérienne, je prendrai le train.
Réponse 6988352
Par rapport à votre mode de chauffage actuel, pensez-vous qu'il existe des solutions alternatives plus écologiques ?
- Oui
Réponse 6988353
Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à changer de mode de chauffage ?
Un renouvellement gratuit de ma chaudière au gaz.
Réponse 6988354
Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l'auto-partage, le transport à la demande, le vélo, etc. ?
- Je n'utilise pas la voiture pour des déplacements quotidiens
Réponse 6988355
Que pourrait faire la France pour faire partager ses choix en matière d'environnement au niveau européen et international ?
Tenir ses engagements de réduction d'émission de CO2 pris dans le cadre de la COP, développer vraiment les énergies renouvelables, développer l'usage du vélo, interdire le glyphosate (avant les autres pays), obtenir des résultats en terme de lutte contre la disparition d'espèces animales, lutter efficacement contre l'apparition des algues vertes, recycler l'ensemble des déchets qu'elle produit localement, mettre fin au rejet lors de la pêche, filmer les abattoirs, etc. avant de prétendre faire partager ses choix. Pour l'instant, la France n'est pas crédible au niveau écologique.
Réponse 6988356
Y a-t-il d'autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
Beaucoup d'autres, comme la nécessité de donner plus de pouvoir au ministère de l'écologie. Toute décision gouvernementale devra obtenir l'aval du ministre de l'écologie. En cas de désaccord entre ministère, l'arbitrage sera de la responsabilité du ministre de l'écologie. Le premier ministre deviendra un deuxième ministre, derrière celui de l'écologie, jusqu'à ce que la courbe des émissions de CO2 s'inverse. Tout projet de loi devra comporter un volet écologique, avec un bilan carbone associé. Tout appel d'offre publique imposera un bilan carbone aux entreprises candidates. Etc.