Contribution n° 574670
- Consultation
- Grand Débat national
- Questionnaire
- Grand Débat - Transition écologique
- Auteur
- Auteur #215353
- Date
Réponse 7218727
Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ?
Autre : tout, y compris la sortie du nucléaire
Réponse 7218728
Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?
contribution "autres points"
Réponse 7218729
À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l'environnement ?
- Oui
Réponse 7218731
Si oui, que faites-vous aujourd'hui pour protéger l'environnement et/ou que pourriez-vous faire ?
Nous habitons près de notre lieu de travail Nous pratiquons les déplacements quotidiens à pied, en vélo (y compris sur des distances de l'ordre de 10 km), en transports en commun Nous utilisons rarement notre voiture en ville Nous consommons des produits locaux et bio de préférence Nous consommons avec parcimonie et soucis de la durabilité et de l'origine des produits Nous avons un jardin de ville très accueillant pour la biodiversité Nous avons réalisé des travaux d'isolation de notre logement chauffé par un poêle de masse performant et accompagné de panneaux solaire thermiques Nous limitons les voyages longue distance (notamment en avion) Nous enseignons à notre fille le respect de l'autre et de la planète Nous participons aux marches pour le climat Nous limitons au maximum nos déchets et compostons presque 100% des produits organiques (ménagers et du jardin) Nous collectons les déchets (entre autre sur le bord de mer) Nous essayons de transmettre ces valeurs dans le cadre de notre profession...
Réponse 7218732
Qu'est-ce qui pourrait vous inciter à changer vos comportements comme par exemple mieux entretenir et régler votre chauffage, modifier votre manière de conduire ou renoncer à prendre votre véhicule pour de très petites distances ?
avoir plus de temps
Réponse 7218733
Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l'auto-partage, le transport à la demande, le vélo, etc. ?
- Je n'utilise pas la voiture pour des déplacements quotidiens
Réponse 7218734
Que pourrait faire la France pour faire partager ses choix en matière d'environnement au niveau européen et international ?
être un exemple positif pour les autres pays, faisant preuve d'innovation et de rigueur dans la mise en œuvre de sa politique: vers une nouvelle société
Réponse 7218735
Y a-t-il d'autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
Anticiper très en amont et développer une vision transversale, globale, et équilibrée d’un modèle de société qui prenne en compte la culture, le social, l’environnement, l’économie, le politique. Le modèle actuel doit être entièrement refondé. L’heure des pansements est révolue...et on ne pourra pas s’acheter une deuxième planète. Le bonheur des hommes et des femmes de ce monde est une condition indispensable à la constitution d’une société adulte, responsable, riche et stable, en harmonie avec son environnement, le berceau de toute vie : la planète ! Il faut sortir des réflexes d’exploitation et de domination du néolithique qui ont certes permis l’expansion de l’espèce humaine, mais sur des bases d’inégalité dont nous héritons aujourd’hui de façon caricaturale. L’économie dans sa conception actuelle d’une croissance sans limite et d’une concentration extrême des richesses et des pouvoirs, est à l’origine des difficultés contemporaines que nous subissons : dérèglement climatique, épuisement des ressources et de la biodiversité, pauvreté, sentiment d’injustice, montée des extrémismes, perte de sens de la vie et de l’activité humaine... La redistribution et le partage des ressources permettra à chacun de mieux vivre, de voir sa place et son utilité dans la société valorisée par son salaire (ou revenu), de consacrer du temps à d’autres activités que son travail rémunéré, et autres tâches quotidiennes incontournables. Le changement climatique, la perte de biodiversité et l’effondrement généralisé de toutes les formes de vie, l’épuisement des ressources en tous genres, la déstabilisation de régions entières du globe pour des raisons politiques, climatiques,..., menacent l’ensemble des sociétés humaines mondialisées, et de fait le devenir même de l’humanité. L’éducation constitue une priorité absolue. Elle doit permettre de former les consciences, en particulier de nos enfants qui construiront la société de demain. Elle est le levier de l’apprentissage du respect et du vivre ensemble, de la compréhension du monde, de la capacité à s’adapter, inventer, innover... La complexité des enjeux de notre temps nécessite une mise en commun heureuse des intelligences, tant sur le plan de l’organisation de nos sociétés, que dans les domaines de la science et des techniques, des arts et de la culture, d’une spiritualité réinventée. C’est un projet de société fondamentalement différent du modèle actuel qu’il faut élaborer en changeant la grille des valeurs qui font référence et qui structurent les activités humaines : - Redécouvrir notre environnement et prendre conscience que préserver une planète vivante et vivable implique d’inverser le dogme qui met l’homme au centre et au sommet du monde du vivant, et le reste (la nature, la planète...) au service de l’humanité. - Remettre l’argent au service de l’homme et non l’homme au service de l’argent, et faire reculer les inégalités - Faire mieux avec moins (et non avec toujours plus) - Sortir du matérialisme et du bonheur consumériste - Redonner sens aux valeurs collectives, à la solidarité, au vivre ensemble... - Cultiver une sagesse qui permettra à l’être humain de devenir adulte responsable, heureux et ouvert sur le monde. Vers un développement équilibré des territoires L’hyper concentration des pouvoirs, des moyens et de la population dans les grandes métropoles constitue un symptôme de nos fonctionnements...et une révélation de nos dysfonctionnements. Traiter séparément les questions de la mobilité, du dérèglement climatique, de la perte de la biodiversité, de la pauvreté...n’a aucun sens, ni aucune chance de produire des effets positifs. Il s’agit d’inventer une organisation territoriale et sociale plus équilibrée, s’appuyant sur le réseau dense des villes que notre histoire nous a léguée. Ceci est possible en agissant sur l’ensemble des modes de production et d‘activités humaines, et en refondant complètement le binôme travail-habitat, en faisant de la mixité urbaine, sociale et intergénérationnelle la clef de voute de l’évolution des territoires. Quelques perspectives d’actions : - Développer les productions de proximité et notamment une agriculture et un maraichage permettant d’assurer localement les besoins alimentaires sur des bases environnementales saines : agriculture biologique, productions diversifiées et valorisées par des circuits de transformation et de consommation courts, valorisation du cadre de vie et préservation des milieux naturels propices au développement de loisirs voir d’un tourisme répondant au désir de nature et d’espace de chacun - 1er Corolaire : une agriculture productrice d’emplois localement, support de repeuplement des territoires ruraux et des villes de moyenne importance, en appui et en complémentarité des grandes métropoles. - 2ème corolaire : des dynamiques locales renouvelées, générant des emplois de proximité diversifiés et stables, moins dépendants des entreprises mondialisées et du jeu spéculatif des investisseurs d’échelle mondiale dont la seule motivation se résume en un mot : enrichissement. - 3ème corolaire : des déplacements domicile travail moins nombreux, plus courts, et moins impactant sur l’environnement...et la qualité de vie. - En finir avec l’urbanisme de zonage sous perfusion automobile et repenser la mobilité: . en généralisant la mixité des fonctions urbaines, propice à la création d’ambiances urbaines riches et vivantes, et base de développement d’une ville de proximité plus économe en déplacements. . en réinventant des véritables « service public de transports en commun » aux échelles pertinentes (train, métro, tramways, bus, navettes à la demande...) et en mettant en place une véritable politique d’intermodalité permettant de faire des choix de modes de transport responsables et de marginaliser l’utilisation de la voiture individuelle. . en incitant fortement aux pratiques de covoiturage . en développant fortement les mobilités douces : vélo notamment. - Donner aux collectivités les moyens financiers de développer des politiques ambitieuses en matière de réduction de GES par le biais de contributions des activités et pratiques les plus impactant (transports routier, aérien, et maritime, industries et activités fortement émettrices de GES...etc.)... Lutter pour la préservation de la biodiversité Préserver les espaces naturels et agricoles et contenir l’artificialisation des sols (urbanisation y compris pour les activités et commerces, infrastructures…). (Enfin) mettre en œuvre concrètement les objectifs de maillages de trame verte et bleue qui figurent dans la loi, dans la plupart des documents de planification du territoire,…, mais rarement sur le terrain (cisaillement du territoire par les infrastructures notamment). Arrêter l’utilisation massive des pesticides d’origine chimique (ce qui ramène au modèle agricole évoqué précédemment). Se conformer à minima avec la loi européenne en matière de protection des espèces animales et de chasse, et rendre plus accueillant les espaces agricoles (et urbains) en créant des zones refuge à grande échelle. Qualifier « espèces protégées » les animaux qui sont en régression, mettre en place les dispositions d’une protection renforcée et active, réintroduire les espèces menacées… Redistribuer les richesses et donner au travail et aux choses leur « vraie » valeur et leur coût global - Faire en sorte que chacun ait une utilité et une place dans la société (l’économie sociale et solidaire offre de belles perspectives), et puisse à la fois vivre décemment de son travail, et développer à côté une vie riche et complète. Cela passe évidemment par un socle de revenu minimum suffisant pour permettre à chacun de penser à autre chose qu’à ses fins de mois (revalorisation du revenu minimum à 2000 € net). Les états peuvent agir puissamment sur la redistribution. L’histoire en est un témoin imparable. C’est une question de choix… Mener une politique énergétique basée sur la sobriété, la sortie du nucléaire, le développement des énergies renouvelables. L’énergie est le maitre mot du monde du vivant. A toutes échelles c’est l’énergie qui génère la vie. Dans nos sociétés humaines l’accès à l’énergie est partout et de tous temps un sujet central. Accès au bois, traction animale (et humaine), énergies fossiles, énergie nucléaire, renouvelables… Une politique énergétique ambitieuse par ses objectifs et par les moyens alloués doit être engagée sans attendre. - En 1er lieu : sobriété L’énergie étant une fonction vitale, son utilisation doit être réorientée vers l’essentiel : se chauffer, se déplacer, s’éclairer, festoyer… . Stop aux pubs, aux éclairages publics dispendieux, à la débauche de led qui sous prétexte de moins consommer sont utilisées sans retenue… . Stop aux climatisations systématiques des bureaux, centre commerciaux et autres lieux de vie qui faute d’une conception bioclimatique intelligente deviennt invivables dès les premières chaleurs printanières . …etc - Mettre en œuvre un vaste chantier de rénovation énergétique des bâtiments, et développer les filières vertueuses en matière d’énergie grise des matériaux et « process » de construction. Quelques exemples : . Utilisation du bois et des matériaux disponibles localement (paille, terre etc...), développement des filières de matériaux de récupération et de recyclage, prendre en compte la réalité des modes de production de la ville, y compris les surcoûts liés aux hyperdensités et aux formes urbaines gourmandes en énergie comme les tours... - Abandon progressif du nucléaire Ce n’est pas une énergie renouvelable, encore moins une énergie propre… Quand à son efficacité…La moitié de l’énergie produite l’est sous forme de chaleur expulsée sans récupération dans le milieu environnant via les systèmes de refroidissement. Une catastrophe à plusieurs étages dont il faut se désengager de façon rationnelle et réléchie. - Développement accéléré des renouvelables Rattraper notre retard…Eoliennes, solaire thermique, photovoltaïque, hydroliennes, géothermie, bio masse (à condition qu’elle soit de proximité et constituée de « déchets » et non de matière première noble)…Les techniques sont connues et fonctionnent. Il suffirait de raisonner en coût global pour que les énergies fossiles ne soient plus du tout attractives (via dispositions de taxe carbone notamment). Inciter financièrement et fiscalement chacun à minimiser son impact sur l’environnement … …(et non l’inverse comme c’est le cas aujourd’hui avec le scandale de l’abattement des impositions par le biais des frais réels intégrant la déduction des km domicile travail parcourus). Bien évidemment ces évolutions doivent pleinement intégrer les différentes situations de ressources afin de ne pas accroitre encore une fois les inégalités. Quelles applications pour une fiscalité écologique ? exemple… - Taxe foncière : faire entrer dans le calcul de l’impôt la prise en compte des critères environnementaux (avec abattements pour les « bons élèves » notamment : . prise en compte de la biodiversité dans les jardins, la perméabilité biologique des limites foncières . performance thermique des logements suivant revenus, et avec aides en accompagnement y compris pour les revenus moyens (2500€ net/personne ?). Créer une nouvelle catégorie d’infraction pénale : « crime contre l’environnement » pour les personnes physiques et morales.