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Cahier de doléances

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Contribution n° 578499

  1. Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ?

    • Les dérèglements climatiques (crue, sécheresse)
  2. Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?

    S'y attaquer intelligemment en traitant d'abord des priorités. Qu'est-ce qui apportera le plus de bénéfices avec le moins d'effort ? (Malheureusement, bruler son capital sympathie, de l'argent et du temps d'élu pour introduire deux ours slovènes dans les Pyrénées ne répond pas à la définition de priorité, vu l'urgence climatique gigantesque actuelle ! ) Etudier les questions avant de prendre des mini-mesures. Par exemple, l'océan de plastique dans le pacifique provient à plus de 90% de dix fleuves asiatiques. Eliminer les cotons tiges en France n'y changera rien. Pourquoi ne pas s'y atteler en partenariat avec ces pays asiatiques pour leur vendre des solutions techniques (ex: barrières de bulles qui redirigeraient les déchets de ces fleuves vers des zones où ils seraient traités avant qu'ils atteignent l'océan) ? En France, il faut investir dans l'accélération de la perte de radioactivité des déchets nucléaires, car une fois que l'on aura réglé le problème des déchets, le nucléaire deviendra plus clairement une bonne option énergétique en complément des énergies renouvelables. Cela permettra aussi à la France de garder son leadership dans ce domaine. L'aide internationale a aussi de l'importance. Dans les pays à démographie galopante, quand des femmes veulent avoir accès à la contraception, mais n'en ont pas les moyens, il faut faciliter ces accès gratuitement.

  3. Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd'hui touchée par le changement climatique ?

    • Oui
  4. Si oui, de quelle manière votre vie quotidienne est-elle touchée par le changement climatique ?

    Espèces invasives. Neige précoce et trop abondante faisant crouler un gros arbre. Disparition des papillons.

  5. À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l'environnement ?

    • Oui
  6. Si oui, que faites-vous aujourd'hui pour protéger l'environnement et/ou que pourriez-vous faire ?

    J'ai limité ma démographie. Je mange 100% végan et bio. Mon électricité vient à 100% d'énergies renouvelables. Tous mes produits d'entretien et d'hygiène sont naturels. J'apporte mes contenants chez les marchands. J'évite les produits emballés. Je limite mes achats à l'essentiel. Je réutilise, réemploie à d'autres fins, et enfin recycle la plupart des choses. Je n'achète que des textiles bios, des pulls aux torchons. Je conduis peu et planifie mes déplacements pour limiter mes trajets. Je roule très souplement et lentement, sans allumer la clim. J'éteins tout ce qui n'est pas utilisé, même la box la nuit. Je me désabonne de tout ce qui m'est inutile, etc. Pour avoir plus d'impact, entre autre, j'écris aux producteurs et vendeurs de produits pour leur dire que je boycotte leurs produits jusqu'à ce qu'ils adoptent de meilleures pratiques environnementales. Je rentre dans des magasins d'habillement en demandant des vêtements bios, et encourage les vendeurs à rapporter cette demande à leurs patrons. Et si quelqu'un me demande du poulet, je lui réponds : "Veux-tu vraiment mettre dans ta bouche le cadavre d'une pauvre poule qui a été atrocement décapitée et déplumée ?" Ca limite la consommation de viande autour de moi ! Je suis sans cesse à l'affut d'idées qui pourraient m'aider à mieux respecter l'environnement au quotidien.

  7. Quelles seraient pour vous les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier pour vous inciter à changer vos comportements ?

    Des informations scientifiques crédibles et pratiques sur le pour et contre de différentes options.

  8. Que pourrait faire la France pour faire partager ses choix en matière d'environnement au niveau européen et international ?

    Voir réponse plus haut.

  9. Y a-t-il d'autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Les marches des jeunes pour le climat permettent d'exprimer l'urgence et l'importance d'agir pour l'environnement. C'est une bonne chose. En revanche, sécher les cours n'est pas positif. Quand dans une école les jeunes veulent manifester pour le climat au lieu d'assister aux cours, les enseignants pourraient saisir l'opportunité du fort intérêt des élèves pour intégrer le climat à leurs cours. Chaque élève pourrait décider d'étudier un aspect du problème environnemental. De plus, pour avoir plus d'autorité en demandant aux politiques d'agir, chaque élève devrait mettre en pratique au moins une action pour préserver la planète dans le domaine qu'il choisit d'étudier et en rendre compte. Beaucoup de matières s'y prêtrent. En mathématiques, sciences ou technologies, les élèves peuvent évaluer le mérite de diverses techniques pour limiter les dégâts (voire renverser la tendance), et mesurer combien leurs actions personnelles y contribuent. En économie, ils peuvent apprendre à calculer les coûts directs et indirects sur la société. En éducation civique, ils peuvent étudier comment leurs propositions pourraient devenir loi. En français, ils peuvent exposer et débattre de leur proposition en classe, rédiger des propositions de réformes et des lettres aux élus, élaborer des slogans. Ils peuvent reprendre le même matériel pour le pratiquer en cours de langues étrangères. En arts plastiques, ils peuvent produire leurs pancartes dont le format pourrait être : "Pour [la planète, terre, environnement, ou océans, etc,), je [action de l'élève]. Cela réduit le CO2 de X/an [ou autre conséquences]. L'autre côté de la pancarte pourrait avoir une interpellation comme : "Et vous, que faites-vous ? ". Enfin, la marche pour le climat elle-même peut compter comme cours de gym.