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Cahier de doléances

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Contribution n° 46073

  1. Que pensez-vous de l'organisation de l'Etat et des administrations en France ? De quelle manière cette organisation devrait-elle évoluer ?

    Les acteurs du monde associatif et de nombreuses collectivités – qu’ils agissent dans le domaine du sport, de l’éducation, de la culture, ou encore du travail social – sont trés inquiets. La réduction drastique du nombre des contrats aidés est un véritable probléme pour un secteur pris en étau entre des besoins sociaux de plus en plus importants, et une baisse continue de ses moyens. Le gouvernement a pourtant décidé de continuer le massacre : en 2019, « la réduction des contrats aidés se [poursuivra] sur un rythme similaire à celui de 2018 », a-t-il annoncé dans son programme de « stabilité » pour 2018-2022, présenté en avril aux partenaires de la zone euro. Depuis leur création dans les années 1990, les contrats aidés permettaient aux employeurs qui offraient travail et formation à des personnes éloignées de l’emploi d’obtenir une aide financière de l’État. Ce n'était pas forcément la panacée, mais ils étaient trés utiles dans les services publics et les associations. De nombreuses personnes étaient embauchées en tant qu'emploi aidé notamment dans l'education nationale. Aujourd'hui celle-ci connait des problémes liés au manque d'intervenants. La réduction des contrats aidés a un impact énorme pour les associations et pour les habitants, non mesurable parce qu’il n’est pas seulement économique, mais qu’il touche aussi à la construction et au maintien d’un lien social de proximité.On pourrait remettre ces emplois en faisant évoluer positivement leur statut. Depuis la suppression de centaines de milliers d'emplois aidés, c'est tout le secteur associatif qui est fragilisé.Beaucoup d'associations ont des difficultées, certaines ont meme mis la clé sous la porte. Ces associations en France jouent un role trés important; elles contribuent au lien social, c'est un vecteur social dans tous les secteurs de la société: sport, santé, éducation,culture,pauvreté... . Depuis plus de 10 ans elles subissent une baisse drastique de leurs subventions.Depuis plusieurs décennies, les pouvoirs publics se déchargent progressivement sur les associations d’un nombre toujours plus important de missions d’utilité sociale, sans que les financements soient proportionnels à ces transferts de charges. Au contraire, le montant des subventions ne fait que baisser Une dérive du "tout projet" s’est mise en place. Or, si le fonctionnement de l’association n’est pas financé et que l’on court en permanence après des appels à projets, on ne peut plus faire de travail éducatif au long cours. Jean-Louis Borloo suggère de remplacer les contrats aidés par des subventions à l’emploi, en laissant l’association recruter la personne de son choix. Les députés de la Mission flash proposent quant à eux la création d’un fonds global unique pour l’emploi associatif : « Les associations ont besoin de subventions pérennes pour embaucher des personnels qualifiés. » Didier Minot approuve : « En 2018, les cadeaux fiscaux et sociaux aux riches et aux entreprises s’élèvent à 66 milliards d’euros. L’argent ne manque donc pas. On en demande simplement une autre répartition. Que voulons-nous ? Une société qui soumet tout au marché ou une société à finalité humaine ? »