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Cahier de doléances

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Contribution n° 53059

  1. Que pensez-vous de l'organisation de l'Etat et des administrations en France ? De quelle manière cette organisation devrait-elle évoluer ?

    109 693 c’est le nombre de classes à plus de 25 élèves par classe dans le primaire en France. Au moment où le dévoilement de la carte scolaire pour 2018 montre une fois de plus l’insuffisance des dotations pour faire face aux besoins, il est temps de réclamer pour l’école de réels moyens et de façon équitable sur le territoire. La taille des classes est un des leviers de la réussite scolaire, les études sont formelles et le gouvernement en est conscient puisqu’il a décidé de dédoubler les CP en REP+ . Il faudrait un effort sur l’ensemble des classes du pays : pas plus de 25 élèves par classe et pas plus de 20 en éducation prioritaire. Depuis une dizaine d’années, le nombre d’élèves par classe en France reste de 23 élèves, bien au-dessus de la moyenne OCDE à 21 et de pays bien classés aux évaluations Pisa comme la Finlande qui compte 19 élèves en moyenne. Pour rattraper cette moyenne il faudrait la création de 13 000 postes classes. Car la taille des classes a des influences sur les conditions de travail des enseignants et la réussite des élèves. Elle permet plus aisément le travail sur le langage dès la maternelle et jusqu’au cycle 3, le travail de groupes, les manipulations et le suivi de chaque élève. Pascal Bressoux professeur en sciences de l’éducation à l’université de Grenoble Alpes interrogé par Fenêtres sur cours estime que l’influence de la taille des classes "est d’autant plus forte que les enfants sont jeunes" et il évalue même la réduction à "au moins 5 à 6 le nombre d’élèves/classe pour commencer à en mesurer des effets." Or, les dotations 2018 sont une fois de plus bien en deçà des besoins. Avec 3 880 postes annoncés, il sera impossible d’assurer le dédoublement prévu en éducation prioritaire : il en faudrait 6 400. Impossible également d’assurer les besoins en remplacement, en "Plus de maîtres" ou encore en Rased. Le risque est grand de mettre en concurrence les écoles, ce qui est inacceptable. De surcroît, les équipes enseignantes qui scolarisent des élèves à besoins éducatifs particuliers ou perturbateurs ne peuvent rester seules et livrées à elles-mêmes. Cette scolarisation ne peut se faire sans les moyens nécessaires (baisse des effectifs, RASED et notamment aide à dominante relationnelle, formation initiale et continue, accompagnement des élèves en situation de handicap par des personnels formés et qualifiés, enseignants spécialisés itinérants…).

  2. Selon vous, l'Etat doit-il aujourd'hui transférer de nouvelles missions aux collectivités territoriales ?

    • Non
  3. Estimez-vous avoir accès aux services publics dont vous avez besoin ?

    • Non
  4. Avez-vous déjà utilisé certaines de ces nouvelles formes de services publics ?

    • Oui
  5. Si oui, en avez-vous été satisfait ?

    • Non
  6. Connaissez-vous le "droit à l'erreur", c'est-à-dire le droit d'affirmer votre bonne foi lorsque vous faites un erreur dans vos déclarations ?

    • Non
  7. Si oui, avez-vous déjà utilisé ce droit à l'erreur ?

    • Non
  8. Faut-il donner plus d'autonomie aux fonctionnaires de terrain ?

    • Non
  9. Faut-il revoir le fonctionnement et la formation de l'administration ?

    • Non