Contribution n° 234070
- Consultation
- Grand Débat national
- Questionnaire
- Grand Débat - Démocratie & citoyenneté
- Auteur
- Auteur #215388
- Date
Réponse 4262857
Y a-t-il d'autres points sur la démocratie et la citoyenneté sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
Je reprends à mon compte la synthèse à laquelle j'ai participé activement et qui a été élaborée par les associations "Bellerive Malmaison" et "L'Association des rives de Seine" de Rueil-Malmaison : GRAND DÉBAT NATIONAL Propositions de l’Association Bellerive Malmaison (ABRM) Association loi de 1901 ayant pour objet la défense de l’environnement et la qualité de la vie à RUEIL-MALMAISON et ses environs. Réunion d’initiative locale du 14 février 2019 organisée par l’Association des Rives de Seine (ARS) avec la participation de l’Association Bellerive Malmaison A . RÉDUIRE LE DÉFICIT DÉMOCRATIQUE I. LE CONSTAT • L’Association ARS déplore le déficit démocratique, aggravé considérablement par l’intercommunalité imposée d’en haut qui éloigne le citoyen de son élu et renforce le poids de la technostructure. • Ce déficit démocratique résulte également de l’absence de contre-pouvoir efficace au niveau local (opposition municipale sans réel pouvoir, ne jouant pas le rôle de contrepoids démocratique ni de contrôle suffisant, conseillers peu formés, débordés par leurs fonctions menées en complément de leurs activités professionnelles, conseils de quartiers impuissants, aux pouvoirs insignifiants). Même constat à tous les niveaux du mille-feuille administratif. • Le citoyen a souvent l’impression que les décisions, notamment en matière d’urbanisme et d’aménagement, font l’objet d’un processus décisionnel opaque auquel il n’est pas associé, le mettant « devant le fait accompli ». A . RÉDUIRE LE DÉFICIT DÉMOCRATIQUE II. LES IDÉES • Premier axe de réflexion : Améliorer l’accès à l’information du citoyen, qui doit en disposer dans un temps utile et dans des termes compréhensibles, permettant une réelle prise de position ; développer l’éducation et la formation à la citoyenneté. • Deuxième axe de réflexion : Favoriser l’implication du citoyen et l’encourager notamment dans les domaines de l’urbanisme et de l’aménagement, au travers de la concertation (L. 300-2 du Code de l’urbanisme : rendre la concertation non plus seulement possible mais obligatoire pour des projets ayant des incidences sur la qualité de vie des résidents) ; dialoguer avec les associations existantes, favoriser les projets associatifs, les réseaux d’associations en les utilisant comme partenaires des élus dans la prise de décision. B . REPENSER L’AMÉNAGEMENT DE NOTRE TERRITOIRE I. PENSER « GLOBAL », A L’ÉCHELLE DE TOUT LE TERRITOIRE • L’échelle de tout le territoire en lieu et place des seules grandes métropoles : Repenser l’égalité territoriale (création d’emplois, densité de population, aménités) favoriser le développement des villes petites et moyennes et des villages, améliorer les conditions de vie des agriculteurs et favoriser le maintien d’une agriculture de qualité. • Analyser finement les besoins en logements à l’échelle du territoire. (Des logements pour quelle population ? Quels types de logements ? Combien ? Où et à quel prix ?). • Trouver un compromis réfléchi, sensé, entre l’actuelle urbanisation en compacité ayant pour conséquence une sur-densification insupportable des métropoles et grandes villes, et une urbanisation tentaculaire grignotant les espaces agricoles et naturels. • Engager également à l’échelle du territoire, une réflexion sur les mesures à prendre pour limiter les déplacements, rapprocher les lieux de vie des lieux de travail, améliorer les transports en commun traditionnels pour les déplacements intercommunaux (train, RER, Bus, Tramway). Agir auprès des entreprises pour qu’elles deviennent actrices de l’aménagement du territoire et de la mobilité de leurs salariés. B . REPENSER L’AMÉNAGEMENT DE NOTRE TERRITOIRE II. REPENSER LE GRAND PARIS • Revoir le périmètre du territoire du Grand Paris en incluant des espaces naturels et agricoles suffisants (penser « autosuffisance » à l’échelle du bassin parisien et lutter contre le réchauffement climatique). • Simplifier le schéma institutionnel en clarifiant les compétences et responsabilités des différents intervenants et les circuits financiers et en permettant une coordination efficace ; des intercommunalités choisies regroupant des communes ayant une identité similaire (géographique, paysagère, historique. e.g. Rueil, Chatou, Bougival, Croissy, le Pecq, Saint Germain… ). • Revoir l’objectif de création de logements (70 000 logements ? Quelle justification ? Avec quelles conséquences écologiques ? Pour quelle population ? Des prix de sortie très élevés avec 25% de logements sociaux revendus aux bailleurs sociaux ; réalisation d’un audit de la loi Pinel). • Construire « vertueux » : moins mais mieux, en respectant les paysages, la trame verte et bleue, en interdisant les constructions dans le lit d’un cours d’eau, en évitant les malfaçons, en construisant des logements plus adaptés aux besoins, en concertation ; entretenir, réhabiliter le parc existant ; régler le problème des bureaux vacants (favoriser la reconversion en logements lorsque c’est possible et freiner les « démolitions/reconstructions » écologiquement catastrophiques et le « sur-mesure » voulu par les grands groupes).