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Y a-t-il d'autres points sur la démocratie et la citoyenneté sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
Réponses textuelles · Grand Débat National
Réponses à la question
20 réponses affichées.
Réponse 4272221
Si chaque citoyen ne trouve pas de place dans la société,il vivra un mal-être. Quelque soit son revenu un citoyen doit pouvoir trouver un logement.
Réponse 4272186
Il faut arrêter cette mode de lois repressives comme la loi anti casseurs . Elle est inutile pour s'attaquer aux vrais casseurs. Il y a assez de lois qui permettent de les arrêter si la volonté politique est là. Cf le samedi 16 mars... J'ai l'impression que ces lois qu'on veut nous vendre sont très liberticides. De quel droit un prefet pourrait decider de nous interdire une manifestation sous pretexte que je pourrais avoir un mauvais comportement sans même que je n'ai commis une infraction. Désolé d'être aussi direct mais ça frise la dictature. Il faut arrêter cette mode de lois repressives comme la loi anti casseurs . Elle est inutile pour s'attaquer aux vrais casseurs. Il y a assez de lois qui permettent de les arrêter si la volonté politique est là. Cf le samedi 16 mars... J'ai l'impression que ces lois qu'on veut nous vendre sont très liberticides. De quel droit un prefet pourrait decider de nous interdire une manifestation sous pretexte que je pourrais avoir un mauvais comportement sans même que je n'ai commis une infraction. C'est à un juge de décider cela!!! Désolé d'être aussi direct mais ça frise la dictature. Le but ne serait-il pas d'interdire les manifs qui gènent? Surtout connaissant les pratiques de certains prefets zelés qui cherchent à casser par des moyens limites l'opposition à un projet qu'ils cherchent à imposer pour le compte de groupes privés qui plus est . Je pense au Grand Contournement de Strasbourg, où le prefet n'a pas hésité à laisser mollester et gazer une député de la République, des députés Européens, des centaines de manifestants pacifiques qui n'avaient jamais usé de la moindre violence! Et qui a traumatisé deux villages en les survollant avec deux hélicoptères apocalypse now avec projecteurs à 5 heures du matin, mobilisé 600 gardes mobiles pour aider VINCI à imposer un chantier face à des manifestants pacifiques. Que se serait-il passé si en plus il avait eu cette nouvelle loi entre ses mains? Je serais peut-être emprisonné pour délit grave?
Réponse 4272164
Oui. Non-représentativité des élus. Absence de légitimité propre dès lors qu'ils procèdent du résultat de la présidentielle. Nécessité de découpler les 2 mandats ( élections législatives à mi-mandat de la présidentielle, durée du mandat présidentiel porté à 7 ans non-renouvelable); Absence de confiance dans les élus compte tenu qu'ils ne respectent pas souvent leurs engagements électoraux et que notamment pour la majorité élue en 2017 il s'agit bien souvent de ralliés qui ont quitté leurs anciens partis par opportunisme de carrière. Absence de prise en compte des besoins de la population. Les représentants connaissent pour la plupart assez peu les conditions de vie réelle de leurs concitoyens aux revenus moyens ou modestes. Ils doivent agir en fonction des intérêts de la collectivité conformément aux engagements qu'ils ont pris et non en fonction des intérêts des puissants (groupes de pression ou personnes influentes par l'argent, les réseaux...) => Nécessité de transcender ces influences néfastes à l'intérêt général par la possibilité de soumettre les choix politiques importants au niveau ( ex : niveau de la présence des étrangers en France , intégration de la France dans une union européenne de type fédéral, privatisation d'actifs nationaux de valeur, ...etc) au référendum (d'initiative des pouvoirs publics ou des citoyens) à fortiori quand ces choix n'ont pas été discutés à titre principal durant les campagnes électorales. Référendum devant être précédé par une information objective et exhaustive sur la question par des médias non partisans de manière à permettre au citoyen d'exercer un choix éclairé et conscient.
Réponse 4272013
Je souhaiterai m’exprimer sur la situation des musulmans et musulmanes en France. Beaucoup d’entre nous rêve de quitter la France parce qu’on a l’impression d’etre des etrangers et que tout ce fait contre nous alors que nos parents on parfois laisser des parties de leur corps pour construire se pays. La loi de 2004, la neutralité des agents du service public, le regard des médias sur nous, le marché du travail, les relations avec la police et en particulier la BAC sont de véritables points noirs de notre société. Pourquoi un pays entier peut se lever contre un tissus qui symbolise la pratique d’une religion ? Pour quelle raison ? Pourquoi il n’y a pas les mêmes réactions quand un président porte une kippa alors qu’il représente la Nation ? Ça me dérange qu’il l’a porte mais il doit permettre à chacun de porter ce qu’il souhaite alors. Je pense que la France a un réel problème avec la religion musulmane et qu’il souhaite déconstruire l’Islam mais le problème c’est que nous, musulmans de France, grâce à cette politique d’exclusion, nous sommes largement plus conservateurs que « nos cousin du bled ». Notre seule véritable identité c’est être musulman. Jusqu’à aujourd’hui je ne peux dire je suis Français parce que la France et de nombreux homme politique on fait énormément de mal à ma religion. On doit pouvoir dans ce pays vivre notre foi librement et arreter d’avoir la haine à chaque fois qu’on allume la télé, à chaque fois qu’on voit des exemples d’islamophobie institutionnalisé sous prétexte de laïcité, il faut qu’on arrête avec tout ça. On ne peut pas changer une religion veille de 1400 ans si ce n’est par la force. On ne veut rien imposer à personne mais on aimerait bien avoir du respect en retour. En tout cas je vous remercie de m’avoir donné la parole. Un citoyen musulman qui aimerait que les choses changent pour ne à avoir à quitter son pays.
Réponse 4271974
La République devrait reconnaître la langue des signes française, la langue des sourds français qui en font le choix, en l’inscrivant à l’article 2 de la Constitution de la République française, pour garantir l’égalité des sourds français avec les entendants français et permettre l’application de la loi du 11 février 2005.
Réponse 4271859
Quelles actions concrètes à mettre en place pour développer notre citoyenneté dès le plus jeune âge.
Réponse 4271774
Cessez de réduire les libertés individuels en invoquant la peur.
Réponse 4271721
Pourquoi attendre 15 morts et des milliards d'euros de pertes sèches pour organiser ce type de débat en ligne ? Ce débat doit être rendu permanent.
Réponse 4271720
- Sous-titrage de mauvaise qualité - Pourquoi pas faire comme la Corée du Sud où on peut paramétrer la taille de l’écran où il y a l’interprète pour mieux voir les paroles gestuelles de ces derniers car en ce moment le médaillon de l'interprète est petit - Problème pas assez de sous-titres - Les REPLAY ne sont jamais sous-titrées - Les vidéos sur Youtube ne sont pas sous-titrées. - Souvent les vendredi, samedi et dimanche il n’y a pas de sous-titres au cinéma - Les films français sont souvent pas sous-titrés - Immigration : ambassade annuaire des accueils LSF pour cours LSF et français - La République devrait reconnaitre la langue des signes française, la langue des sourds français qui en font le choix, en l’inscrivant à l’article 2 de la Constitution de la République française, pour garantir l’égalité des sourds français avec les entendants français et permettre l’application de la loi du 11 février 2005.
Réponse 4271706
1) « Le numérique fait partie intégrante de nos vies ». Il faut en tenir compte, car il explique que chacun peut s’informer sur tout, de là où il se trouve. Toutefois ne pas oublier le revers de la médaille : n’importe qui peut influencer tout un chacun. Une réforme institutionnelle s’impose. Existe le risque de perdre l’anonymat. 2) Concernant le travail : arrêtons de dire qu’il y a du travail pour tous ! L’automatisation des tâches en occident, le développement de capacité des pays émergents vont vite venir à bout des travaux de base. Sans parler de l’Intelligence Artificielle et l’autoapprentissage. Même si tout n’est pas encore au point, on avance inexorablement vers une technologie qui nécessitera de moins en moins de « matière humaine » pour produire « biens et richesses », autant matériels qu’immatériels. Que faisons-nous des premiers laissés-pour-compte ? Leur proposer de traverser la rue ? Comme d’autres traversent les mers ?
Réponse 4271656
- cours de civisme dès l'école primaire avec des cas concret et des mises en situatition (et surtout pas de cours théorique) - réforme de l’École : mettre comme priorité absolue le fait que tout élève doit savoir réfléchir par lui même, savoir s'orrganiser
Réponse 4271476
Où sont les femmes dans ce questionnaire ?? Invisibles. Comme dans la société, dans la ville, dans la politique, dans les directions (d'entreprises, d'orchestre, de cuisine, etc). ("ah si, j'en connais une qui..." une... allez, deux...). Certes, la parité s'améliore au Parlement, un peu (mais pas dans tous les partis). Et parmi les femmes invisibles, à notre époque de jeunisme aigu, les femmes âgées sont les plus invisibles. Emmanuel Macron promettait de faire des femmes la grande cause de son quinquennat… Et il a mis en place un secrétariat d'Etat... Nous, les femmes, nous voulons un 'vrai' ministère de l'égalité Femmes-Hommes, doté d'un 'vrai' budget, un ministère à part entière, indépendant de tout autre sujet (et surtout dissocié de la famille comme ça s'est déjà pratiqué par le passé, cela réduisant à nouveau les femmes à une fonction de pondeuse-éleveuse…). Et nous voulons une 'vraie' politique des droits des femmes en Europe : - Reprendre le projet de Gisèle Halimi et Violaine Lucas de 2008 "Pour une clause de l'Européenne la plus favorisée", et travailler à un bouquet législatif commun aux Etats membres, prônant les mêmes droits pour toutes partout en Europe, afin de gommer les disparités, écarter les menaces et éradiquer les régressions, notamment sur le lit des populismes. - Faire créer une Commission des droits des femmes au Parlement européen, afin de traiter véritablement les sujets concernant les femmes. Aujourd'hui ils sont traités (parfois, ou pas, et plutôt pas…) au sein de la Commission "Droits fondamentaux". Or des Eurodéputées s'entendent dire qu'il n'est pas souhaitable d'intégrer à cette Commission des sujets spécifiques aux femmes car ils sont trop clivants, et risquent de faire capoter les autres sujets généraux… On est là au cœur du problème… Ne jamais oublier que "partout où les droits des femmes reculent, la démocratie recule" ! Or, partout en Europe, les populismes progressent, faisant reculer les droits des femmes, et bientôt des peuples dans leur ensemble. Même si on n'est pas totalement en osmose avec le fonctionnement de nos institutions européennes (c'est sûr, peut mieux faire...), le 26 mai, il faut aller voter !! Et surtout nous, les femmes, le 26 mai, on y croit, on y va !
Réponse 4271465
instaurer dans la constitution un referendum d’initiative citoyenne en toute matière déclenché sur proposition d'un pourcentage des electeurs. (2% par ex)
Réponse 4271387
favoriser le vote préférentiel ; plus de représentativité citoyenne
Réponse 4271386
Proposition non-contributive. Proposition collective pour une société singulièrement projetée. Suite à une réunion ayant eu lieu le 1er mars 2019 et à laquelle 7 personnes ont participé (dont Olivier Meunier, Jordan Guiz, Lucile Ziletti, Robin Birgé, Olivier Crocitti et Sarah Calba), nous avons décidé de mettre en mots l'état de notre réflexion collectivement construite (et singulièrement formulée ci-dessous par 5 d'entre nous ainsi qu'une autre personne, Aline Remen, qui n'était pas présente à la réunion mais qui s'est associée aux échanges qui ont suivis). Nous avons choisi le thème (« démocratie et citoyenneté ») qui nous paraissait le plus propice à notre ambitieuse volonté de "refaire le monde", à notre envie d'imaginer la société dans laquelle nous souhaiterions vivre – ou plutôt celle que nous aurions envie de construire. Dès la première question, nous nous sommes entendus sur le fait que le meilleur moyen de se faire représenter dans la société, c'est – aussi étrange et égoïste que cela puisse paraître... mais tout cela est argumenté par la suite – de se représenter soi-même. Il s'agit donc d'exprimer ses idées lors des débats politiques (tel que celui-ci) et d'essayer de comprendre (pour répondre à) ce qu'il se dit. À partir de là, nous avons décidé d'exprimer chacun singulièrement (avec la volonté d'entrer en dialogue les uns avec les autres) notre idéal de société, plutôt que de répondre aux questions conçues selon une vision de la politique que nous ne partageons pas. Sans accord sur le sens des mots et l'importance des questions, il nous a semblé difficile (voire un peu bête) d'y répondre. Nous avons donc décidé de "sauter" la quasi-totalité des questions pour s'attarder (longuement) sur la dernière... la plus ouverte. Bien sûr, ce texte collectif n'est pas fini, figé : il est une image de notre réflexion qui continuera de s'animer – nous l'espérons – par de nombreuses discussions. *** Jordan Guiz propose : Démocratie et Citoyenneté Note : N’ayant personnellement pas fait de recherches quant à l’étymologie et aux significations du terme « citoyen », je comptais l’utiliser dans ce texte, à la fois par facilité de langage et pour coller au titre proposé par les instigateurs du Grand Débat. Maintenant qu’Olivier a « éclairé ma lanterne » sur ce qu’est un « citoyen », j’utiliserai, en remplacement, le terme de « complice » proposé par Sarah. Si la réalisation de la démocratie implique que les complices ne délèguent pas à des « représentants » le soin de discuter et délibérer des choix politiques [ce qui, comme Lucile et Robin le font remarquer, consiste à déléguer ses responsabilités], mais qu’ils (les complices) sont les plus à-mêmes de se « représenter », cela signifie que chacun d’entre eux doit pouvoir prendre part aux débats, discussions et décisions politiques…et donc, que sa voix soit entendue et prise en compte dans sa singularité. Cette dernière précision a son importance, car des opérations dites de « démocratie participative » existent déjà et se targuent de « donner la parole au peuple » : donner la parole n’est pas suffisant si celle-ci n’est que consultative. (En cela, le Grand Débat semble être une parodie de ce que devrait être une discussion démocratique [et dont Sarah a proposé une vision que je partage].) Une fois posées ces conditions, je vois un problème de taille : celui de l’échelle à laquelle peut se réaliser la démocratie. À l’échelle nationale, il est difficile d’envisager une discussion où les voix singulières de plus de 60 millions de complices soient prises en compte…et il en va de même aux niveaux des régions et des départements actuels. Quelle est la bonne échelle, alors ? Pour tout dire, établir un seuil au-delà duquel la discussion démocratique ne serait plus possible ne me semble pas nécessaire pour l’instant : je considère qu’un tel « seuil » sera décidé après discussion des complices et pourrait varier d’un lieu à l’autre (si dans une ville de 10 000 habitants les complices estiment que leurs voix sont suffisamment prises en compte, alors que dans une autre le seuil à ne pas dépasser est de 500…eh bien soit !). Toujours est-il que cette « bonne échelle », je l’appelle « Commune ». Ce terme n’est pas anodin et, si je le mobilise, c’est que l’idée de s’organiser en « Fédération de Communes » (idée habituellement portée par des écrivains dits « anarchistes ») est ce qui s’approche le plus de mon idéal. Au sein d’une Commune, les complices décideraient de leur organisation politique [qui participe (tous, seulement les adultes, présence aux délibérations obligatoire ou non), selon quelles modalités (vote majoritaire, consensus), etc.], économique [subsistance soumise à condition ou pas, échanges monétarisés ou pas, etc.], juridique, de l’éducation, etc. Bref, ils décideraient des règles communes qu’ils acceptent de suivre. Laisser une telle liberté politique à des groupes restreints de complices aurait sûrement comme conséquence (mais peut-être est-ce une erreur de ma part de le croire) une grande diversité dans le fonctionnement des différentes Communes. Cette diversité pourrait être à la fois source d’opportunités et de dangers. D’opportunités, car il serait possible de choisir un lieu de vie dont l’organisation nous convienne (c’est déjà possible actuellement : on peut aller vivre dans un autre pays si on le souhaite… Mais comparé aux moins de 200 pays actuellement reconnus, l’éventail des choix serait tellement plus vaste avec des milliers de Communes !). Source de dangers aussi, car il faut imaginer des Communes dans lesquelles les complices seraient majoritairement conservateurs, fascistes, nazis, cannibales ou, pire, hippies ! Que faire si des horreurs surviennent dans de telles Communes ? C’est là que je souhaite aborder la question d’éventuels « échelons supérieurs » aux Communes : doivent-ils exister ? Je pense que oui. Déjà, j’aimerais que quelques « grands principes » soient partagés (ne serait-ce que la liberté de circulation sans laquelle les complices ne pourraient pas quitter une Commune pour essayer d’en trouver une qui leur correspond mieux). Mais il y aurait également toute une série de décisions impossibles à prendre à la seule échelle communale : l’organisation des transports et des communications entre Communes, les mesures à prendre pour limiter les pollutions (car les polluants circulent), les échanges scolaires et culturels, la distribution de certaines ressources rares, etc. Et pour ce genre de questions, il me semblerait difficile de faire l’impasse sur une délégation de pouvoir, du fait de l’échelle plus large… Voilà, j’ai décrit une organisation assez floue et globale de ce que j’aimerais voir advenir. Si je ne suis pas entré plus dans les détails, c’est d’une part parce que je m’y suis pris trop tard pour écrire, et d’autre part parce que j’estime que cette structure (aussi naïve, imparfaite et grossière soit-elle) serait suffisante, de par la diversité des Communes, pour que j’y trouve un lieu qui corresponde à mes attentes. *** Lucile Ziletti propose : Tout ça pour une histoire d’Essence La lecture de la lettre d’invitation d’Emmanuel Macron au Grand Débat, m’a été l’occasion d’une curieuse expérience. Je m’y suis vue rencontrer l’imaginaire de la Révolution Française, entre devise patriotique, et nostalgie d’une époque d’émancipation, époque qui, il me semble, ravive bien des espoirs en même tant qu’elle endort de contentement. D’abord, par une invitation à « se souvenir de ce que nous sommes », curieux anachronisme, n’est ce pas ? de se souvenir d’un présent. Alors, en tant que citoyen français, je ne suis pas seulement moi, dans ma singularité, ici et maintenant, mais je porte, j’endosse, l’histoire de mes ancêtres français. Comme si il faisait appel à un inconscient collectif, une psychogénéalogie, un élan venant d’hier, toujours à l’œuvre en chacun des français aujourd’hui. Comme une essence de la Nation Française, que l’on incarne en chacun de nous et qui nous transcende (« La France n’est pas un pays comme les autres », et par la réclamation à la fierté d’être français). Alors bien sûr, non pas l’essence si chèrement revendiquée par le mouvement des Gilets Jaunes qui a animé nos ronds-points tout au long des derniers mois, plutôt cette Essence, presque la quint-essence (comme ce qu’il y a de plus subtil, raffiné, remarquable dans la France), qu’on s’imagine de la Nation Française. Et cette Essence Française aurait un « destin », par définition nécessaire et inéluctable, qu’il nous conviendrait seulement de « partager et décider » . Mais à quel destin rêve Mr Macron ? Le destin « plus prospère et plus juste ». La prospérité, cette notion qui mobilise l’abondance, la richesse, le succès, la réussite des affaires, l’essor économique. Au prix d’un « projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace ». Alors, lorsqu’à l’occasion d’une autre invitation à faire le constat de la pérennité de la devise nationale, on est en droit de se demander si l’anachronisme pointé plus haut, ne vient pas donner une consonance différente à la liberté, à l’égalité et à la fraternité réclamée et revendiquée ici. Dans la société prospère de Mr Macron, l’individu-citoyen français existe par son aptitude au travail et sa capacité à participer à la prospérité, à l’enrichissement, à la croissance dite commune. En marche, il fournit « l’effort » nécessaire du dur labeur, évite « les aléas de la vie comme le chômage » et s’épuise pour devenir un de ces redevables retraités. Nous inviter alors à faire vivre cette Révolution, semble pouvoir laisser rêver à ces changements opérés par le passé (et dans le passé seulement), tout en rassurant de la capacité de pouvoir encore les faire… Comme bercée de cet apaisement de savoir ce qui a pu être - et qui pourrait encore être, dans la croyance en cette Essence qui garde la flamme, j’en ai presque oublié que les révolutions sont bien destinées (elles) à cette fin (funeste?) du tour accompli. Quant à recommencer, oui, mais il s’agirait de faire autrement. *** Robin Birgé propose : Les questions qui nous ont été proposées me semblent totalement orientées. Je ne vois aucun problème à cela, bien au contraire, mais nous devons alors nous poser la question de ce qui oriente ces questions afin de nous positionner, de juger cette orientation, cette vision du monde. [Par ailleurs cette idée de tout voir comme idéologiquement orienté est notamment investi par la proposition de Lucile qui critique un monde où le diesel précède l’existence.] La lettre du président de la république Macron qui introduit le Grand Débat nous expose des indices de ce monde [ce qui fait grandement écho à la proposition de Lucile qui, à sa manière, expose un monde réactionnaire tournée vers un passé fantasmé]. Il s’agit par exemple de réduire des inégalités de naissance par l’éducation, ce qui est une bonne chose. Les inégalités matérielles quant à elles, bien qu’elles doivent être réduites, sont implicitement posées là comme inéluctables : il s’agit de payer des impôts, pour certains un impôt « lourd », mais le sujet n’est pas de remettre en question la source ou la qualité des inégalités. Une inégalité manifeste, les écarts de salaires, sont implicitement légitimités par la valeur marchande du travail. Et sur le marché, par définition, une heure de travail n’équivaut pas à une autre heure de travail en raison du jeu de l’offre et de la demande. C’est tout ce jeu sous-jacent qui semble ici naturalisé car non réinterrogé. [Je partage d’ailleurs la déconstruction de la naturalisation des autres « complices » – terme employé par Sarah pour désigner les personnes travaillant à construire cette société idéale « coélitaire ». La critique d’Olivier porte entre autre sur la mobilisation du réel dans les discours, l’appel à « la vraie vie » par une interprétation singulière des lectures de contributions « excrémentales » au grand débat. La critique de Sarah porte sur la naturalité, la normalité (au sens quasi-statistique du terme) et les habitudes non questionnées qui mettent en péril toute possibilité de dialogue critique a des fins de construction d’un monde commun. Elle oppose – ou plutôt propose – à cela la construction, la croyance, l’idéologie, les rapports symboliques seuls à même de donner du sens à une construction.] Le citoyen est, toujours dans la lettre, d’abord (dès le premier paragraphe) un travailleur (ceux qui « financent les pensions des retraités ») avant d’être un citoyen « libre », libre de penser (♫liberté♫que♫vous♫n’aurez♫pas♫) et de s’exprimer qui se traduit notamment en démocratie par « le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans la conception des lois, dans les grandes décisions à prendre. ». Le citoyen doit fournir un effort de travail, « réussir » (on imagine "réussir sa vie", donc la gagner) par ce travail (« une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d’effort et de travail. »), et déléguer ses choix de gouvernance à d’autres. Le président explicite ensuite son projet de société : « rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un va avec l’autre […]. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. ». Il y aurait beaucoup de choses à dire, mais si je me focalise sur le fil conducteur de l’argumentation il s’agit de concevoir le citoyen comme un travailleur qui doit produire de la richesse à partager ; le projet pour réduire les inégalités résiderait donc dans l’augmentation de l’efficacité de ce monde à tous les niveaux, afin d’augmenter les richesses à partager. Je nomme cette idéologie (au sens de système d’idées) de régime capitaliste néolibéral, qui pense les citoyens comme des agents qui maximisent leur bien-être. Par leur liberté d’entreprendre, l’agent participe à un effort collectif d’augmentation d’un capital à partager selon un idéal égalitaire qui, par définition et du fait de la logique même de ce système (une efficacité liée à la mise en concurrence), ne se réalise jamais. [La critique de l’agent que je fait ici fait écho au texte d’Olivier par sa critique de la con-tribution, du contribuable dans une société dont l’idéologie est (in)justement le « politique non idéologique, mais gestionnarial ».] Les questions du grand débat semblent portées sur cette petite dimension pratico-technique du "plus ou moins égalitaire" qui semble bien s’incarner dans le choix des thématiques puis dans ses déclinaisons par questions. Je la qualifie de "pratico-technique" car il n’est question que de partage de richesses (on traite la con-tribution, comme le partage des richesses), mais jamais de jugement sur les projets de chacun qui ne regardent que chacun. À force de délaisser les projets de chacun à chacun, le projet collectif ne se réduit qu’à la gestion technique de ses projets. *** Lucile Ziletti et Robin Birgé proposent : Des-mots-cratie Si la démocratie est le régime, étymologiquement, donnant le pouvoir au peuple, nous avons évoqué plus haut combien le régime démocratique en place nous semblait amaigrissant en terme d’individualité, et aussi, en terme de collectivité, au sens de l’intérêt à-porter au collectif. Ne souhaitant pas tomber dans la caricature maintes fois vue et revue de l’obèse consumériste, il nous apparaît cependant que l’accumulation de richesses – relevant du même processus que l’amas de con-tributions [qu’Olivier soulève] – constitue un régime pour le moins déséquilibré, menant parfois à une forme d’obésité que nous déplorons d’autant plus. Déséquilibré en ce sens qu’il serait comme fondé par une mono-diète monétaire, enrichissant seulement la bourse (ou l’accumulation de plaisirs) et laissant à part toute question de co-constructions du monde, ou plus précisément de nos mondes singuliers. Le régime que nous préconisons, notre régime idéal, est un régime des-mots-cratique. Celui qui s’appuie sur les mots. Suffisamment de mots échangés, entendus, compris, incorporés, manipulés, transformés, ré-actualisés, mais aussi de mots désapprouvés ou rejetés ; des mots, mais en nombre suffisant (quand bien même ce n’est pas une question quantitative), pour qu’ils donnent lieu à la création d’un espace de compréhension. Ainsi, il s’agirait d’un régime dont l’ingrédient principal, les vivres, les aliments de base, seraient les mots (notez qu’aliment vient du latin alo, qui fait référence au développement et à l’élévation). Et, par l’échange de ces mots, par la discussion [dont l’éthique est longuement développée dans le texte de Sarah] qui permettrait la com-préhension, le fait de prendre ensemble, et donc, de co-construire ensemble nos mondes singuliers. Et ceci, même dans les situations où la discussion donnerait lieu à la friction, même dans ce cas, cela ne constituerait pas un régime des-maux-cratique. C’est dans l’altérité, ou [comme également énoncé par nos complices] dans l’altération au contact de l’altérité, que la singularité s’exprime, se façonne voire se fortifie. La volonté de com-préhension, même lorsqu’elle donne lieu à désaccord, n’en reste pas moins constructive à notre sens. Dans ce régime, les mots permettent la transformation des incompréhensions en vivres – que l’issue soit ‘en accord’ ou ‘en désaccord’, que la tentative de com-préhension soit sous forme de réunions ou de heurts - et ainsi permettent la poursuite, la ré-actualisation de la co-construction de nos mondes singuliers. Il s’agit donc bien d’une des-mots-cratie démo-nstrative (et nous manipulons d’un appétit sans fin les mots et leurs racines), où il ne s’agirait aucunement de démonstration de l’opulence de denrées alimentaires, mais de démo-nstrations par l’argumentation de propositions singulières en confrontation dialogique. Il nous semble tout à fait dommageable de ne pas concevoir le citoyen avant tout comme une personne ayant des désirs, des aspirations, une envie d’un monde à construire avec d’autres qui ont tout autant de désirs, d'aspirations, et cette même envie de construire avec d’autres. [Nous rejoignons d’ailleurs les doutes émis par Jordan quant au terme « citoyen », et nous partageons la critique faite par Olivier. Le « citoyen » est difficilement concevable en dehors d’un modèle politique Républicain que nous critiquons justement, à l’instar de Jordan qui propose par ses agencements de « Communes », des possibilités de sociétés « non-républicaines », non pas dans le sens « non-démocratiques », mais en tout cas en dehors d’un système représentatif particulier organisé en chambres (etc), celui hérité par exemple de la Rome antique. « République » n’est pas synonime de démocratie (pensons à la République populaire de Chine par exemple qui ne semble pas être un modèle de démocratie à nos yeux).] C’est pour cette raison que la singularité est un moyen et une finalité : à la fois une nécessité dans l’élaboration d’un projet collectif par confrontations des visions de chacun pour construire une entente commune (ce qui en fait également un projet singulier), et à la fois une finalité dans la mesure où cette confrontation permet l’amélioration (par l’effet d’une altération caractérisée de manipulatoire comme l’a démontré Sarah, dont il résulte forcément une transformation) des conceptions de chacun permettant l’épanouissement individuel. C’est pour cette raison (l’accent sur la singularité) que les personnes ne peuvent se représenter qu’elles-mêmes. C’est en tout cas le monde que nous souhaitons et cela engage une toute autre conception du vivre ensemble que la démocratie représentative qui confond représentation (qui ne peut être que singulière) et représentativité (valeur statistique, qui nous fait penser qu’une personne qui me représente porte ma parole ; pour nous il s’agit d’une délégation des responsabilités). Ainsi chaque citoyen doit travailler non pas à
Texte abrégé dans cette liste. Le texte intégral est disponible dans la contribution.
Réponse 4271287
ouverture des églises et cathédrales au culte musulman en réservant soit des horaires soit des espaces. Cela permettrait une mixité religieuse et une acceptation des autres cultes et l'échange entre les religions sans la peur de l'étranger
Réponse 4271278
- Il faut instaurer un service civil obligatoire pour tous de 12 à 18 mois. C'est un des meilleurs moyens de brassage social, de rappel des valeurs de la République et redonner le sens du service et de la collectivité : faire pour le pays avant de lui demander qu'il fasse pour nous. - Il faut rendre la syndicalisation obligatoire pour être plus constructifs dans les négociations et mettre en minorité les instances non représentatives d'aujourd'hui. Trop de salariés sont non syndiqués par peur de ne pas pouvoir évoluer dans l'entreprise et ne se retrouvent pas dans les lutte syndicales existantes.
Réponse 4271203
Interdire les sondages électoraux car ils influencent l'opinion publique et altèrent la sincérité du scrutin. Protéger les lanceurs d'alerte via un signalement confidentiel auprès du Défenseur des Droits. Rendre obligatoire 50% de femmes dans les conseils d’administration des entreprises du CAC 40. Instaurer une peine de prison de perpétuité réelle incompressible pour les crimes les plus graves. Rendre obligatoire l'encellulement individuel et les actions de réinsertion des détenus avec la construction de centres pénitentiaires supplémentaires. Rétablir la peine d'indignité nationale pour les individus n'ayant que la nationalité française, définitivement jugés coupables d'un délit ou d'un crime liés au terrorisme islamiste. Égaliser la durée du congé paternité sur celui du congé maternité. Tripler le nombre de magistrats et greffiers afin de réduire les délais pour une audience et un jugement. Rendre obligatoirement transparent et public l'ordre de passage pour l'attribution d'un logement social sur la base de la date de dépôt de la demande. Réorganiser et améliorer l'Aide Sociale à l’Enfance, notamment en rendant obligatoire le suivi de l'enfant après 18 ans jusqu'à son insertion professionnelle par un contrat de travail et un logement social. Conférer au Défenseur des Enfants, en tant qu'autorité administrative indépendante, une obligation de contrôle par visite inopinée dans les foyers d'enfants et les familles d'accueil, avec un registre national des auteurs de maltraitance infantile. Instaurer le port obligatoire d’un uniforme produit en France dans les établissements scolaires et universitaires. Augmenter les moyens et le nombre des services de soins palliatifs, tout en légalisant le suicide assisté et l'euthanasie, afin d'avoir le droit de mourir dans la dignité en France. Légaliser la PMA pour toutes. Légaliser la GPA éthique.
Réponse 4264874
représentation de toutes les catégories de citoyens dans les deux assemblées. Que les hommes politiques écoutent d'autres voix que celles des élites politiques, économiques, journalistiques et sociales, pour avoir une connaissance réelle de la vie de la plupart des français. Vote des députés accessibles facilement. Surtout présence obligatoire de 2/3 des députés pour le vote de chaque loi en votant à des heures décentes, on peut réellement se demander pourquoi des votes importants se font en plein milieu de la nuit avec une poignée de députés ! Sanctionner les hommes politiques pour des attitudes certes légales mais immorales.
Réponse 4271151
que faire avec les gilets jaunes; les associer dans le cadre local à la réflexion que chaque maire doit organiser dans sa commune pour qu'ils arrêtent de se sentir rejeté