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Cahier de doléances

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Contribution n° 234493

  1. En qui faites-vous le plus confiance pour vous faire représenter dans la société et pourquoi ?

    À moi-même. Je ne fais pas confiance à un tiers pour retranscrire justement mes convictions : il y a toujours des mécompréhensions et des intérêts personnels.

  2. En dehors des élus politiques, faut-il donner un rôle plus important aux associations et aux organisations syndicales et professionnelles ?

    • Oui
  3. Si oui, à quel type d'associations ou d'organisations ? Et avec quel rôle ?

    Lorsqu'une loi est votée, il faut au préalable consulter les associations citoyennes qui sont sur le terrain. Par exemple, quand on légifère à propos d'internet, discuter avec la Quadrature du Net, une association qui défend les libertés sur la toile. Idem pour le logement, etc.

  4. Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?

    Qu'un élu doive rende des comptes aux citoyens qu'il représente au cours de son mandat. Le rôle d'un représentant doit être de transmettre la parole du peuple et non de choisir à sa place.

  5. Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :

    • Une bonne chose
  6. Pourquoi ?

    Un mandat doit être une vocation. Cela signifie qu'il faut s'y vouer.

  7. Que faudrait-il faire pour mieux représenter les différentes sensibilités politiques ?

    Laisser plus de place aux simples citoyens. Par exemple, les impliquer dans le processus de vote des lois, par tirage au sort. Actuellement, la vie politique semble un autre monde, inaccessible au commun des mortels.

  8. Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?

    C'est tout le système politique qu'il faut refonder. Le citoyen n'est pas un mauvais élève qu'il faut corriger. Nous n'avons plus confiance en notre système électoral et c'est pourquoi beaucoup d'entre nous ne veulent plus le cautionner.

  9. Faut-il prendre en compte le vote blanc ?

    • Oui
  10. Si oui, de quelle manière ?

    Commencer par en tenir verbalement compte dans les résultats. Ne pas prétendre qu'untel a été élu avec 55% de votes alors qu'en réalité seule 30% de la France a voté pour lui, par exemple.

  11. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?

    Tirage au sort d'un certain nombre de citoyens lors de chaque "grande orientation" et "décision publique". Ces personnes, en nombre suffisant pour garantir une certaine justesse statistique (non seulement d'opinion mais de classe sociale, de race etc.) devront débattre et voter en parallèle des élus (et il faut que leur voix compte vraiment).

  12. Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?

    • Oui
  13. Si oui, comment ?

    Le rendre déclenchable par le citoyen.

  14. Que faudrait-il faire pour consulter plus directement les citoyens sur l'utilisation de l'argent public, par l'Etat et les collectivités ?

    Commencer par rendre ces informations aisément accessibles à tous, par exemple par le biais de news-letters.

  15. Que proposez-vous pour renforcer les principes de la laïcité dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?

    Laïcité ne signifie pas athéisme d’État mais liberté de culte. C'est pourtant vers l'athéisme que nous tendons aujourd'hui.

  16. Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

    Que signifie "réciproque" ? Le pouvoir en place respecte-t-il les valeurs de la République ?

  17. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour renforcer l'engagement citoyen dans la société ?

    Le service civique est une bonne chose, on pourrait les généraliser.

  18. Quels sont les comportements civiques qu'il faut promouvoir dans notre vie quotidienne ou collective ?

    Le soin et le souci de l'autre, la compréhension de sa différence.

  19. Que faudrait-il faire pour favoriser le développement de ces comportements civiques et par quels engagements concrets chacun peut-il y participer ?

    Là encore le service civique est une bonne chose. Sinon, je ne sais pas comment on peut pousser les gens à être plus bienveillants. Ce ne sont pas des choses qui se commandent.

  20. Que faudrait-il faire pour valoriser l'engagement citoyen dans les parcours de vie, dans les relations avec l'administration et les pouvoirs publics ?

    Je ne comprends pas la question.

  21. Quelles sont les incivilités les plus pénibles dans la vie quotidienne et que faudrait-il faire pour lutter contre ces incivilités ?

    La pollution lumineuse des nouvelles enseignes publicitaires, notamment sur les vitrines de pharmacies et dans le métro parisien.

  22. Que peuvent et doivent faire les pouvoirs publics pour répondre aux incivilités ?

    Fixer un seuil raisonnable. La publicité en image, oui. En écran, c'est abusif. Pour les enseignes de magasin, ne pas dépasser une certaine luminosité.

  23. Quel pourrait être le rôle de chacun pour faire reculer les incivilités dans la société ?

    C'est une question personnelle, on ne va pas commencer à se surveiller les uns les autres quand même...!

  24. Quelles sont les discriminations les plus répandues dont vous êtes témoin ou victime ?

    Discriminations envers les personnes handicapées : ça me fait rire de voir que Paris est élue "capitale de la mobilité"... il y a aussi les handicaps mentaux, qui sont très mal considérés. L'administration par exemple, ou la ponctualité, peuvent être un calvaire pour des personnes en situation de handicap mental qui, pour autant, ne nécessitent pas de tutelle et doivent donc s'assumer entièrement. Islamophobie, notamment de la part des médias, mais ça se répercute sur les citoyens.

  25. Que faudrait-il faire pour lutter contre ces discriminations et construire une société plus solidaire et plus tolérante ?

    Demander à des personnes handicapées de concevoir les dispositifs de mobilités. Ce sont elles qui savent le mieux. Assouplir la façon dont notre société française envisage ce qu'est une "bonne" personne : souriante, dynamique, ponctuelle, assidue. Or, si par exemple on a un TDA (trouble déficitaire de l'attention), un handicap reconnu, la ponctualité et l'assiduité peuvent faire cruellement défaut, et on sera vu comme paresseux ou désinvolte, ce qui en plus d'attaquer l'estime de soi nous prive de beaucoup de possibilités. Des professeurs, employeurs, mieux informés et plus souples, sauraient voir le potentiel de chacun sans s'attarder à ces critères superficiels.

  26. Que pensez-vous de la situation de l'immigration en France aujourd'hui et de la politique migratoire ? Quelles sont, selon vous, les critères à mettre en place pour définir la politique migratoire ?

    Rejeter ainsi des personnes en détresse est inhumain.

  27. En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?

    non.

  28. Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

    Mieux répartir les personnes migrantes, leur faciliter la vie (elles ont déjà assez souffert).

  29. Quelles sont, selon vous, les modalités d'intégration les plus efficaces et les plus justes à mettre en place aujourd'hui dans la société ?

    Il faut que les citoyens français rencontrent les personnes migrantes, qu'ils découvrent que ce sont des êtres humains comme eux, qu'ils les côtoient assez pour ne plus avoir peur de vivre avec eux.

  30. Y a-t-il d'autres points sur la démocratie et la citoyenneté sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Cessez de réduire les libertés individuels en invoquant la peur.