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Cahier de doléances

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Contribution n° 234304

  1. Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?

    Amoindrir le caractère professionnel du monde politique en le dissolvant par une participation des citoyen.ne.s. Toutes les assemblées, communales, régionales, nationale et sénatoriale doit intégrer une moitié de citoyen.ne.s tiré.e.s au sort parmi celles jouissant de leurs droits civiques et n'ayant pas de condamnation à leur casier judiciaire. Le frottement des élu.e.s au citoyen.ne.s ordinaires leur fera prendre conscience de ce que vivent ces derniers ; et ceux-ci apprendront réciproquement de ceux-là la difficulté de la gestion des affaires publiques, à quelque échelle que ce soit. Tout comme chaque citoyen.ne peut être amené à prêter son concours à un jury d'assise, un.e citoyen.ne peut être amené à accomplir un mandat représentatif. Limiter à deux ou trois mandats, le nombre total de mandat qu'une personne a le droit de faire dans une assemblée donnée au cours de sa vie, que ce soit en tant qu'élu.e ou en tant que citoyen.ne tiré.e au sort. Etablir un statut de l'élu et du représentant tiré au sort : le temps du mandat est compté pour la retraite comme un temps de fonction publique et donne lieu à une pension civile afférente, selon le code des pensions civiles de la fonction publique d'Etat.

  2. Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :

    • Une bonne chose
  3. Pourquoi ?

    Les personnes "multitaches" n'existent pas : tout neurobiologiste sait cela ! le fonctionnement du cerveau est séquentiel. La multiplication des taches incombant à un élu ne peut aller qu'avec un amoindrissement de la qualité de la réalisation de chacune. Principe premier : une personne, un mandat !

  4. Que faudrait-il faire pour mieux représenter les différentes sensibilités politiques ?

    Elire une moitié des Conseillers de région à la proportionnelle intégrale ; faire du Sénat un sénat des régions où chaque région dispose d'un même nombre de représentants : une moitié élue à la proportionnelle intégrale par liste de partis représentatifs dans chaque région, l'autre moitié tirée au sort parmi la liste des citoyen.ne.s de chaque région, jouissant de leurs droits civiques et n'ayant pas de condamnation à leur casier judiciaire.

  5. Pensez-vous qu'il serait souhaitable de réduire le nombre d'élus (hors députés et sénateurs) ?

    • Non
  6. Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?

    Les citoyen.ne.s se désintéressent de la politique car ils ont l'impression que leurs points de vue ne sont pas retranscrits. En faisant en sorte que leurs choix politiques soient respectés ; que le vote blanc soit pris en compte en considérant qu'

  7. Faut-il prendre en compte le vote blanc ?

    • Oui
  8. Si oui, de quelle manière ?

    Une élection où le vote blanc l'emporterait signifie qu'aucune des personnalités politiques présentes n'a reçu l'assentiment d'une majorité du corps électoral et que cela doit entraîner soit le retour aux urnes avec des personnalités toutes différentes soit le tirage au sort d'un citoyen.ne jouissant de ses droits civiques et n'ayant pas de condamnation à son casier judiciaire.

  9. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?

    Introduire le tirage au sort pour la moitié des représentants dans chaque assemblée. Un.e député.e élu.e au scrutin majoritaire uninominal, un.e député.e tiré.e au sort dans chaque circonscription pour l'Assemblée nationale, chaque circonscription comportant un nombre à peu près égal d'habitants. Pour les élections sénatoriales, chaque région élit un même nombre de sénateurs ou sénatrices à la proportionnelle intégrale pour les partis représentatifs et tire au sort un nombre égal de citoyen.ne.s sur la liste de ceux qui jouissent de leurs droits civiques et n'ont fait l'objet d'aucune condamnation au civil ou au pénal. Dans les assemblées communales : une moitié de Conseillers municipaux ou Conseillères municipales élu.e.s à la proportionnelle des listes dans les communes rurales réhaussées au niveau des cantons (voir contribution organisation de l'Etat) , ou à la proportionnelle des listes présentées par des partis représentatifs dans les villes de plus de dix mille habitants ; l'autre moitié tirée au sort sur la liste civique. Idem dans les assemblée régionales qui devient peu ou prou une assemblée des communes (voir contribution organisation de l'Etat). Les départements et Conseils génraux disparaissent, ainsi que les intercommunalités diverses introduites au fil des ans : SIVOM, SIVU, communautés urbaines, communautés d'agglomérations, communautés de communes, pays.

  10. Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?

    • Je ne sais pas
  11. Que faudrait-il faire pour consulter plus directement les citoyens sur l'utilisation de l'argent public, par l'Etat et les collectivités ?

    Une plus grande participation des citoyen.ne.s à toutes les assemblées, par tirage au sort.

  12. Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?

    Assemblée nationale et Sénat devraient être les législateurs naturels, à part entière et égale, et non l'exécutif comme c'est le cas actuellement. Le C.E.S.E. pourrait être une instance de suggestion et d'orientation pour le législateur ; les citoyen.ne.s devraient pouvoir le saisir pour qu'il s'intéressent aux problèmes économiques et sociaux rencontrés par de larges franges de la population.

  13. Que proposez-vous pour renforcer les principes de la laïcité dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?

    Commencer par cesser de financer les écoles privées, y compris celles sous contrat, à travers le paiement par l'Etat de leurs enseignant.e.s...et ramener celles-ci et ceux-ci dans le giron du service public.

  14. Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

    Enseigner dès l'école primaire une éducation à la vie civique et citoyenne. Et la poursuivre au collège et au lycée. Cela prend du temps, mais la vie politique - c'est-à-dire la vie de la cité, au sens large, prend du temps et il devraiit être du devoir de chacun de s'y être préparé, puisqu'il ou elle pourrait être désigné.e par le sort pour exercer une responsabilité représentative, comme un Service dû à l'Etat.

  15. Quels sont les comportements civiques qu'il faut promouvoir dans notre vie quotidienne ou collective ?

    Le respect par les forces de l'ordre de toutes les personnes, quelle que soit la couleur de leur peau. Il en adviendra peut-être un mutuel respect. Les forces de l'ordre sont perçues comme protégeant le pouvoir et les institutions et non les citoyens. Ayons la modestie d'aller comparer avec ce qui se passe en Allemagne, Aux Pays-Bas, en Italie ou en Grande-Bretagne

  16. Que faudrait-il faire pour favoriser le développement de ces comportements civiques et par quels engagements concrets chacun peut-il y participer ?

    Inutile de chercher à instaurer comme dans la très démocratique Chine un permis civique à points...

  17. Que faudrait-il faire pour valoriser l'engagement citoyen dans les parcours de vie, dans les relations avec l'administration et les pouvoirs publics ?

    Tenir compte de l'engagement des citoyen.ne.s dans les associations d'utilité publique comme un temps de service publique ouvrant des droits sociaux à laretraite par exemple. Le bénévolat que ces personnes offrent est tout bénéfice pour un Etat qui se désengage depuis trop longtemps déjà des responsabilités qui lui incombent dans une société dite civilisée.

  18. Que faudrait-il faire pour lutter contre ces discriminations et construire une société plus solidaire et plus tolérante ?

    L'éducation à la tolérance, dès la maternelle, tolérance qui devrait être considérée comme une composante de la vie civique et citoyenne.

  19. Pensez-vous qu'il faille instaurer des contreparties aux différentes allocations de solidarité ?

    • Non
  20. Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

    Aider sérieusement les pays d'où l'immigration est originaire à reconstruire des systèmes politiques démocratiques, des systèmes éducatifs efficaces et effectifs pour tous, filles et garçons, du primaire à l'enseignement supérieur et des systèmes de santé accessibles à tous. Accepter que ces pays se développent économiquement afin d'offrir des perspectives de vie réellement humaines et décentes à leurs citoyen.ne.s serait le meilleur moyen d'enrayer les phénomènes migratoires. Cesser de légitimer des régimes illégitimes, corrompus et despotiques qui ne survivraient pas sans les prébendes que nous les aidons à retirer des économies de rentes fondées sur leurs ressources naturelles minières et/ou pétrolières très rarement mises en valeur sur place.

  21. Quelles sont, selon vous, les modalités d'intégration les plus efficaces et les plus justes à mettre en place aujourd'hui dans la société ?

    Commençons par considérer que les gens qui cherchent et ont réussi à entrer dans nos pays - la problématique n'est nullement exclusivement française, demandez aux Grecs ou aux Italiens, que nous n'aidons guère... - au termes de parcours très souvent inhumains ont accompli de véritables exploits de survie, d'endurance et de résistance aux humiliations et maltraitances de tous ordres qu'ils ont eu à subir. Voyons en eux des gens volontaires qui, si nous prenions le temps de les former, en leur apprenant efficacement la langue française, comme on l'apprendrait à des étrangers et en les proposant une formation professionnelles, pourraient être utiles à nos sociétés et nos économies.