Contribution n° 415445
- Consultation
- Grand Débat national
- Questionnaire
- Grand Débat - Fiscalité & dépenses publiques
- Auteur
- Auteur #211586
- Date
Réponse 5341456
Y a-t-il d'autres points sur les impôts et les dépenses sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
Une tirelire « bien garnie » plutôt qu’un revenu universel Cela fait près de quarante ans que le pays lutte en vain pour réduire le chômage et la conjoncture ou l’actualité reste assez peu favorable au règlement de ce problème. Et pour les gens en recherche d’emploi ou ceux en recherche de capitaux auprès des banques en vue de la réalisation d’un projet , nous avons aussi un gros problème d’intégration voire de ségrégation pour ceux dont le patronyme ne sonne pas tout à fait « franco-français ». Aujourd’hui, même un « Bac + 5 » n’est pas sur de trouver un travail! En fait, compte tenu des remarques précédentes dont les jeunes sont bien conscients, je crains que dès le milieu des années « collège », la plupart des élèves se sont déjà fait une idée de leurs chances de « tirer leur épingle du jeu », et j’ai peur que cette idée ne les encourage guère, ou pire : les conduise à adhérer à d’autres valeurs... Il faut leur redonner la certitude d’un avenir, ils sauront alors s’imaginer un but accessible et s’en donneront les moyens. Ma proposition est la suivante : Tous les élèves de nos écoles doivent avoir la certitude de disposer d'un chèque de 100 000 euros à 20 ans pour se lancer dans la vie. Pour rendre cela possible : à la naissance d’un enfant, l'Etat place 100 000 euros sur un compte global du type PEA, et géré de façon à doubler le capital au bout de vingt ans. Lorsque l’enfant considéré atteint l’âge de 20 ans, l'Etat récupère sa mise d'origine (100 000 €) actualisée éventuellement de l'érosion monétaire pour recommencer un nouveau cycle avec un nouveau-né de l’année, tandis que le reste (100 000 autres euros) peut être mis à la disposition du jeune adulte. Si on suppose que la France compte 60 millions d'habitants, que 20 millions d'entre eux ont entre 0 et 20 ans et que donc en moyenne 1 million de petits français naissent chaque année. La somme à épargner ainsi chaque année sera de 100 milliards d’euros, au bout de 20 ans, cela fera un investissement de 2000 milliards d’euros. A partir de la vingt et unième année, à nombre de nouveau-nés égal, l’investissement de l’état est nul car les 100 milliards d’euros qui sont affectés aux nouveau-nés de l’année sont ceux qui ont déjà servi 20 ans plus tôt, et le cycle peut se perpétuer. L’argent mis en oeuvre dans ce dipositif n’est donc pas perdu pour l’Etat, il est juste immobilisé. Il est vrai que cela parait beaucoup, aussi pour comparaison on va calculer ce que coûterait sur la même période, l’instauration d’un « Revenu Citoyen Universel » qui ne manquera pas d’être proposé dans ce « Grand Débat » . Si un RCU de 500 euros par mois est mis en place : 60 millions de français toucheront 500€ chaque mois, soit 360 milliards d’euros par an, ou 7200 milliards d’euros sur 20 ans et ensuite il n’y a rien de plus... Les grandes fortunes de France pourraient être sollicitées sur ce coup-là, comme mécènes. Et le lecteur ne manquera pas d’observer en passant qu’une telle tirelire est de l’ordre de grandeur du budget de l’état et qu’elle pourrait parfois lui servir de banque ( en référence à la proposition : Emprunts d’état et réindustrialisation) , à condition de rembourser !