Contribution n° 415999
- Consultation
- Grand Débat national
- Questionnaire
- Grand Débat - Fiscalité & dépenses publiques
- Auteur
- Auteur #106256
- Date
Réponse 5346646
Afin de financer les dépenses sociales, faut-il selon vous...
Autre : sortir des vieux raisonnements binaires, souvent manichéens, qui ne marchent pas depuis des dizaines d'années, faire l'effort d'une réflexion non-formatée et avoir enfin le courage d'essayer des solutions nouvelles et holistiques, englobantes.
Réponse 5346647
Y a-t-il d'autres points sur les impôts et les dépenses sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
- Si les parlementaires et les élus veulent être légitimes et respectés, ils doivent être exemplaires et participer comme tous les Français à l’effort général. Par conséquent il faut réformer le fonctionnement de l’état et les émoluments des parlementaires, élus, hauts fonctionnaires, politiques, membres de comités « truc » et commissions « machin », etc. - Diminuer drastiquement l'avance de frais de mandat (AFM) des parlementaires. Si certains en abusent et l’utilisent pour leurs dépenses privées c’est bien que la somme accordée est bien trop élevée (5 500 euros par mois pour les députés, 6 000 euros par mois pour les sénateurs). - Supprimer l’enveloppe de frais non-justifiables de ces mêmes parlementaires (600 euros par mois pour les députés, 885 euros pour les sénateurs!). - Réformer le régime de retraite des parlementaires et présidents, instaurer un plafond plus raisonnable et limiter les cumuls (certains montants sont tout simplement indécents au regard de la misère dans laquelle vivent de nombreux retraités). - Réduire drastiquement les privilèges accordés aux anciens parlementaires, élus, ministres, présidents de la République (10,3 millions d’euros pas an pour les présidents seuls, avant le départ de M. Hollande !), en terme de montants et de durée. - Tolérance zéro pour les responsables politiques coupables de délits tels que détournement de fonds publics, recel de biens sociaux, corruption, fraude fiscale, etc. : inéligibilité définitive et perte de tous les avantages et revenus liés à leurs statuts en les limitant au montant du smic et au minimum vieillesse (il est absolument scandaleux, par exemple, que M. Cahuzac, après son départ du gouvernement, ait continué de toucher ses indemnités d’ex-ministre pendant 6 mois - 9 500 euros brut par mois - et ait aujourd’hui le droit de cumuler des pensions de retraite à titre d’ancien député, ancien maire, etc. ; idem pour M. Guéant, M. Fillon, et tant d’autres !). - Réduction du budget des campagnes électorales, meilleure égalité entre les candidats. - Tolérance zéro pour les candidats aux élections énonçant des fakenews : perte du remboursement des frais de campagnes et amende. - Renforcement de la lutte contre l’évasion fiscale des grandes entreprises, et pour cela commencer par cesser d’utiliser le ridicule euphémisme « optimisation fiscale ». - Taxation des entreprises en fonction de leur comportement social, fiscal et écologique. - Aides aux entreprises conditionnées à leur comportement social, fiscal et écologique, avec obligation de rembourser l’aide reçue, en plus d’un dédommagement à la commune, si l’entreprise ne respecte pas ses engagements par la suite, par exemple délocalise malgré de confortables bénéfices. - Aide à l’agriculture versée en priorité aux petites exploitations et à l’agriculture bio et non aux exploitations industrielles démesurées destructrices de biodiversité et extrêment polluantes. - Soutien aux agriculteurs par la diminution des marges des distributeurs et non par l’augmentation du prix d’achat pour le consommateur. - Aide aux agriculteurs français et à la transition écologique en taxant davantage les produits importés qui ne respectent pas les normes sanitaires et environnementales françaises (par exemple interdiction du glyphosate en France, bientôt j’espère).