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Cahier de doléances

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Contribution n° 421198

  1. Y a-t-il d'autres points sur les impôts et les dépenses sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    1) CONSTAT: Que de discours trompeurs sur l'équité de la fiscalité; le plus entendu consiste à n'observer que l'IRPP pour ensuite oser affirmer que l'impôt est progressif et faire remarquer que les 10 % les plus riches fournissent 70 % des recettes de l'impôt. En enchaînant avec le fait que cela permet de réduire les écarts initiaux de manière significative après redistribution. Certes, on ne peut nier que cela va dans le bon sens.... Sauf qu'il faut analyser le problème différemment... Tout d’abord, il est fondamental de distinguer le seul IRPP de l'ensemble de l'impôt, toutes taxes et prélèvement additionnés Comment espérer que cesse la colère quand Il y a des preuves non contestables d'injustices sociales et surtout le manque de volonté d'y remédier, plus même: une aggravation avec la FLAT-TAX La preuve flagrante et incontournable du non respect de l'article 13 de la déclaration des droits de l'homme est bien prouvée. Il suffit de se référer à une étude détaillée du taux de contribution réel de chaque citoyen faite par les économistes qui font autorité, voir le site: http://www.revolution-fiscale.fr/la-reforme-proposee/un-nouvel-impot-sur-le-revenu ). Les observations consternantes peuvent se résumer ainsi: a) Les classes moyennes sont celles qui participent le plus en pourcentage de leurs moyens (d'aucuns diront :matraquées) b) Et, Stupeur! A partir d'un certain revenu, environ 6500 euros bruts par mois, au fur et à mesure que les revenus augmentent, ce taux de prélèvement, à contrario, diminue, et, qui plus est: de manière très accélérée ! Et, autre anomalie, liée à la FLAT-TAX : Prenons un exemple didactique: un chirurgien qui gagnerait 15.000 euros par mois justifiés par ses compétences, le service rendu à la collectivité, travaillant dur, parfois avec des urgences de nuit.... est, in fine, trois fois plus imposé que le rentier qui perçoit les mêmes revenus et, qui plus est, lui, dispose de tout son temps pour profiter d'un reste à vivre nettement moins amputé ! Et, ''au passage'', qui préféreriez-vous voir fuire la France? Cet état de fait reste vrai pour tout nivau dès l'instant où l'on contribue à l'IRPP. 2) PROPOSITION : Il y a lieu d'opérer un remaniement total pour une imposition globale plus juste, cela est rédibitoire pour adapter correctement les taxes et permettre leur acceptation. Il me semble que les modifications devraient être, à minima traduites par une courbe, autant que faire se peut, progressive jusqu'à environ 2000 EUROS puis toujours proche de l'horizontale au delà. Soit un taux de prélèvement global le plus possible commun à tous. Remarquons les vertus d'une telle opération: a) La preuve d'une volonté d'égalité, susceptible d'être expliquée avec pédagogie afin de permettre une meilleure acceptation de l'impôt par tous. b) Avec un choix judicieux du taux commun (même moindre que celui appliqué dans la partie horizontale actuelle de la courbe) on peut récupérer de manière justifiée donc, des sommes à l'évidence très conséquentes. Quid des oppositions ? Dans les difficultés actuelles, surtout liées à l'urgence de la transition écologique, un véritable ''effort de guerre'' s'impose. Et dans ces conditions: mal-venus seraient ceux qui refuseraient de verser leur juste part, et bafoueraient de ce fait, froidement, les droits de l’homme et du citoyen. Le remède ne serait-il pas alors d’imposer le paiement des impôts des Français en France, à l’image des US ? L'ISF a été occulté dans ces propositions mais, de mon point de vue, il existe un moyen terme acceptable pour les ''deux camps opposés''. Une niche fiscale pourrait lui être dédiée en "canalisant" un ruissellement rendu obligatoire via des placements à choisir dans un panel le plus large possible mais sous réserve de présenter de l'intérêt pour le pays, favorisant la création d'emploi, le développement de la recherche sur l'intelligence artificielle, les nouvelles technologies, l'écologie etc... Enfin, une note plus personnelle: le débat sur la fiscalité ne doit pas nous faire oublier qu'elle n'est qu'un outil, au service de l'humain et donc forcément au service de l'écologie qui est la priorité des priorités, ni plus ni moins que la survie de nos enfants... Il n'y aaucune raison de ne pas entreprendre une réforme nécessaire. Vous aurez noté comme moi l'avancée sur le sujet, l'extraordinaire et remarquable travail déjà entrepris par Nicolas HULOT et Laurent BERGER sur la répartiton des affectations. Christian BARRIER