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Cahier de doléances

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Contribution n° 421222

  1. Afin de financer les dépenses sociales, faut-il selon vous...

    Autre : voire ci-dessous

  2. Y a-t-il d'autres points sur les impôts et les dépenses sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    La surcharge fiscale et la réduction des prestations sociales déjà existantes ou en projet sont réelles, et d'autant plus injustes et inégalitaires qu'on veut les assujettir à des seuils relativement bas, qui pénalisent avant tout les retraités , les classes moyennes et les familles avec enfants. Ainsi , la taxe d'habitation conservée pour 20% des contribuables, la désindexation des retraites et la hausse de la CSG réservés à une partie des bénéficiaires seulement, le plafonnement aggravé des prestations familiales et du quotient familial visent en fait à faire supporter aux seules mêmes catégories la charge de l'accroissement des dépenses publiques, sans que celà ne bénéficie réellement aux personnes les plus modestes, qui ne voient pas pour autant réduire leurs charges, ni améliorer significativement les prestations dont elles peuvent bénéficier. La ré-indexation annoncée des retraites les plus modestes et la suppression de la hausse de la csg en deçà d'un certain revenu sont pour les intéressés un simple retour à la situation ex-ante, sans amélioration de celle-ci. L'argument de davantage de partage et de solidarité apparaît donc plutôt de nature démagogique.. L'effet de seuil cumulé, le plus souvent calé sur la base du revenu fiscal de référence , est d'autant plus injuste pour les personnes dont les revenus excèdent de peu ces seuils, qui se retrouvent avec des charges très significativement plus lourdes que ceux dont les revenus sont un peu inférieurs. De tout ce qui précède, il ressort clairement que l'égalité devant l'impôt et les charges doit être davantage respecté. Il y a également rupture des engagements de la collectivité vis-à-vis des retraités. Ceux-ci ont financé par leur travail les retraites des générations précédentes. Nombre d'entre-eux contribuent encore à l'entretien de leurs aînés, en raison de la démographie, et à celui de leurs enfants et petits-enfants en raison des difficultés du marché de l'emploi. Cette réalité a été reconnue par le Président de la République lui-même lors d'un précédent débat avec les élus locaux. Que les retraités puissent compter sur la pérennité de leurs ressources, arrêtées au moment de leur passage à la retraite, a donc la légitimité d'un contrat moral passé avec la collectivité et reste au demeurant nécessaire à celle-ci. Il assurent en effet au sein des familles des services que ni l'Etat , ni les collectivités territoriales ne sont en mesure d'assurer seuls, et qui seraient bien inspirés de mieux les y aider. La situation d'injustice est d'autant plus criante pour les personnes en EPAHD, qui ont vu leur revenu amputé, alors qu'ils peinent pour la plupart à couvrir leurs frais, croissants, de pension et de soins. L'exonération , pour l'impôt et la Csg , de tout ou partie de ces frais, devrait être la règle . L'APA n'intervenant qu'à titre différentiel, sa gestion en serait simplifiée. Au registre de la justice fiscale, les doubles impositions ou taxations du même objet devraient être abrogées. Il en va ainsi de la non-déductibilité d'une partie de la CSG, et de la soumission à la TVA des différentes taxes sur l'énergie (Electricité, Gaz) Economies: a défaut d'une vision globale de la dépense publique, quelques suggestions: -Panem et Circenses... Privilégier le pain ( et les équipements, services, etc..) plutôt que les budgets des jeux, olympiques ou pas , des grandes manifestations sportives, des festivals et festivités diverses, ou Etat et collectivités pourraient consentir des économies importantes, au bénéfice de l'essentiel de la vie des gens. - dans le domaine de la santé, dans la lancée du dé-remboursement des traitements relevant plus de la convenance personnelle que de la santé ,pourquoi ne pas dé-rembourser l'IVG (sauf exceptions dûment motivées dans des cas graves) ou la PMA ?