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Cahier de doléances

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Contribution n° 546320

  1. Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ?

    Autre : Ce sont tous les problèmes qu’il faut prendre en compte, car ils sont tous liés les uns aux autres. Pollution de l’air et réchauffement climatique : proviennent des gaz à effets de serre des élevages intensifs, des carburants des gros moyens de transport aériens (avions, camions), des déjections des usines et des climatiseurs. Pollution des sols : provient des plombs de chasse, des pesticides, des déjections des élevages industriels, des déchets nucléaires ou pas, des engrais, des plastiques et des carburants. Pollution des eaux : provient des produits chimiques et des médicaments rejetés par les usines et les élevages intensifs, des sols eux-mêmes pollués (pesticides, engrais), des eaux usées des habitations (cosmétiques, médicaments), des bateaux (carburants), des aquariums et delphinariums (chlore), des plastiques. Appauvrissement des sols de certains composants indispensables à la vie (le phosphore, par exemple) : provient d’un manque de recyclage des matières organiques (manque de compost) et de la monoculture. Raréfaction de l’eau : provient du réchauffement climatique, de la mauvaise gestion humaine des sols et des plantes, du nombre trop élevé des élevages intensifs. Disparition de la biodiversité animale : disparition de nombreuses espèces exterminées par la chasse, le commerce, les pesticides, la disparition des haies ou par le déséquilibre de la biodiversité animale ou végétale (disparition de leur habitat). Déséquilibre de la biodiversité animale : prolifération de certaines espèces qui éliminent les autres, suite au transfert géographique de ces espèces (les perruches, les frelons asiatiques), suite à l’extermination de leur prédateur (les tiques, les herbivores sauvages), par négligence humaine grave (les chiens et les chats errants). Disparition de la biodiversité végétale : provient du déboisement, du remembrement des années 70 à 90 qui a fait abattre de nombreuses haies, de la monoculture, de l’épuisement des sols, des pesticides, de la disparition des insectes pollinisateurs, du déséquilibre de la biodiversité végétale et animale, de la raréfaction de l’eau. Chaque fois que l’humain intervient dans l’équilibre naturel des animaux et des plantes, il provoque des dégâts dont il ne mesure pas l’impact négatif sur sa propre espèce.

  2. Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?

    Revenir à un fonctionnement plus naturel : - la permaculture à la place de l’agriculture intensive, - faire de la polyculture, morceler les grandes exploitations, - replanter des haies pour recréer de la biodiversité. La permaculture est une agriculture bio qui a des rendements jusqu’à 10 fois plus élevés que l’agriculture intensive. Elle évite l’épuisement des sols, les jachères, les pesticides et les engrais. Elle rend les agriculteurs plus heureux et en meilleure santé. Elle met à contribution les animaux dans la culture : les poules et les cochons grattent le sol et le fertilisent naturellement, les élevages sont à l’air libre et sont petits. Les poules protègent les ruches des frelons asiatiques. Il faudrait aussi permettre l’humusation des corps après la mort, en lieu et place des sépultures actuelles qui polluent les sols ou des crémations qui perdent pour toujours les éléments nutritifs des sols. L’humusation est la décomposition des corps sous forme d’humus pour fertiliser les sols.

  3. Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd'hui touchée par le changement climatique ?

    • Oui
  4. Si oui, de quelle manière votre vie quotidienne est-elle touchée par le changement climatique ?

    - Les étés deviennent très chauds et il n’est plus possible de se passer de climatisation, ce qui est très mauvais pour la planète. Un jour, la température deviendra invivable en France, dans un avenir peut-être pas si lointain que cela. - L’eau devient plus rare, et la Loire, qui était le plus grand fleuve de France, très large avec un grand débit, est en train de s’assécher. - Il y a parfois des épisodes de très grand vent qu’on ne connaissait pas avant (tempête de 1999, par exemple). Même si, pour l’instant, les changements climatiques sont peu perceptibles au niveau individuel, ils sont réels et impactants pour la planète, notre unique milieu de vie.

  5. À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l'environnement ?

    • Oui
  6. Si oui, que faites-vous aujourd'hui pour protéger l'environnement et/ou que pourriez-vous faire ?

    La transition écologique passe par chacun des citoyens. Je trie mes déchets pour qu’ils soient recyclés. J’apporte au « camion planète » tous mes déchets suspects (emballages qui comportent un logo signalant un produit polluant). Je rapporte à la pharmacie tous les médicaments périmés, plutôt que de les jeter à la poubelle. Je prends le vélo ou les transports en commun, je marche, je covoiture chaque fois que je peux. Je surveille ma consommation de carburant par une conduite le plus possible économique. J’évite de gaspiller l’énergie électrique. Je recycle le plus possible les objets et je les répare ou les fais réparer. J’évite de salir aussi bien l’espace public que chez moi. J’essaie d’économiser l’eau. J’évite la vaisselle jetable et les serviettes en papier. Je vais prendre un lombricomposteur chez moi, depuis que je sais que je peux le faire. Ce que je peux encore faire, c’est utiliser des cosmétiques bio-dégradables (produits douches, crèmes notamment solaires, déodorants …) et si possible des produits ménagers bio-dégradables également.

  7. Qu'est-ce qui pourrait vous inciter à changer vos comportements comme par exemple mieux entretenir et régler votre chauffage, modifier votre manière de conduire ou renoncer à prendre votre véhicule pour de très petites distances ?

    Je fais déjà le maximum (ou crois le faire). Mon chauffage est collectif. J’ai fait poser des fenêtres à double-vitrage et des volets roulants isolants, aussi bien du froid que de la chaleur. J’essaie de faire tourner mes appareils ménagers pendant les heures creuses, et de ne pas laisser fonctionner inutilement des appareils électriques. Il faut sensibiliser la population française qui n’est pas suffisamment consciente de sa responsabilité individuelle et de l’argent qu’elle peut économiser individuellement et collectivement. La sensibilisation de la population française peut être faite par une communication à grande échelle, par les enseignants dans les écoles, les collèges et les lycées, mais pas seulement. Il faut aussi faire prendre conscience à la population française de l’impact des comportements polluants sur la santé publique, donc la leur et les finances publiques. Mais cela ne dédouane pas les pouvoirs publics de prendre de nombreuses mesures qui s’imposent. Les trop nombreux avions et les bateaux polluent davantage que les voitures. Ils doivent être diminués drastiquement. Les plastiques polluent énormément les mers, ils doivent être diminués le plus possible et le plus vite possible. Les pesticides et les engrais chimiques doivent être interdits. Il faudrait des récipients consignables.

  8. Quelles seraient pour vous les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier pour vous inciter à changer vos comportements ?

    Les aides fiscales pour isoler les logements m’ont bien aidée. Des taxes collectives sur les déchets mal triés, comme cela se fait dans certaines régions, inciteraient à trier. Il faudrait inciter la population à recycler ses déchets organiques en lui expliquant l’appauvrissement des sols, en incitant les copropriétés à installer des bacs à compost et à permettre aux résidents de cultiver leur lopin. Il faudrait permettre aux citoyens volontaires de cultiver le pied des arbres citadins. Il faudrait que les nouveaux logements soient conçus pour économiser l’eau et l’énergie (être autonomes en énergie) et si possible qu’ils permettent un certain recyclage, par exemple de l’eau (ex : l’eau des douches des logements supérieurs pourraient servir d’eau dans les toilettes immédiatement inférieures). Il faut que la TVA sur les produits et services bons pour la planète et la santé publique soient minimaux, et que la TVA sur les produits et services nocifs pour la planète et la santé publique soient maximaux. Il faut inciter les français à utiliser des cosmétiques biodégradables et des produits ménagers idem.

  9. Par rapport à votre mode de chauffage actuel, pensez-vous qu'il existe des solutions alternatives plus écologiques ?

    • Oui
  10. Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à changer de mode de chauffage ?

    Il faudrait des logements autonomes en énergie. Il faudrait imposer l’isolation des logements, a minima les doubles vitrages et les volets. Il faut recycler les déchets.

  11. Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l'auto-partage, le transport à la demande, le vélo, etc. ?

    • Oui
  12. Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à utiliser ces solutions alternatives ?

    Le télétravail, le co-voiturage, le vélo, les transports en commun. Le co-voiturage fonctionne mal pour aller au travail, mais il fonctionne bien sur les plus grandes distances (Blablacar …). Blablacar s’est associé à Vinci Autoroute pour dispenser les conducteurs de payer les 2 euros mensuels du badge télépéage. Pour éviter la pollution des villes, il faudrait : - Interdire les gros camions à proximité des villes. Les camions en transit devraient contourner les agglomérations au large. Les camions livrant une cargaison devraient la déposer chez une entreprise de livraison en périphérie. Et ce seraient des camions de livraison beaucoup plus petits qui pénètreraient dans les centres-villes. - éviter les embouteillages en ne faisant pas croiser les transports en commun et les voitures. Les tramways ralentissent la circulation des autres véhicules, ce qui génère de la pollution. Ce sont les véhicules avec un moteur au ralenti qui polluent. - Si possible, avoir des sens uniques avec des « ondes vertes », c’est-à-dire des feux synchronisés qui se mettent au vert avec un décalage proportionnel à la distance, calé sur une vitesse limitée à 50 ou à 30 km/h. - Avoir une offre de transports en commun digne de ce nom : la RATP a laissé se dégrader son réseau de RER, métro et bus qui ne donne pas envie de l’utiliser, par manque de fréquence, manque de fiabilité et manque de confort. De plus, les services qui indiquaient autrefois le temps d’attente du prochain bus ne sont plus offerts. - Le transport à la demande est une bonne réponse.

  13. Si non, quelles sont les solutions de mobilité alternatives que vous souhaiteriez pouvoir utiliser ?

    • Le covoiturage
    • Le transport à la demande
    • Le vélo
    • Les transports en commun

    Les transports en commun Le covoiturage Le transport à la demande Le vélo

  14. Et qui doit selon vous se charger de vous proposer ce type de solutions alternatives ?

    Les voitures ne sont pas majoritairement responsables de la pollution de l’air. Il faut développer une consommation locale et de saison, pour éviter des transports inutiles de denrées par camions ou par avions. Il faudrait des bio-carburants. Il faut interdire tous les spectacles avec animaux (delphinariums, cirques, ours, corridas, très énergivores (transports sur des longues distances, consommation d’énergie pour les milieux des animaux), très polluants et dilapidant inutilement de l’argent public renflouant ces structures souvent déficitaires. La maltraitance des animaux pour le seul motif de loisirs est inacceptable. Ces spectacles contribuent à la disparition des animaux déjà en voie de disparition (cétacés, lions, tigres, éléphants …) et ne sont donc pas éthiques. Il faut interdire la vente d’animaux en animalerie (la vente d’animaux exotiques contribue à leur disparition, la vente des autres animaux contribue à leur prolifération). Il faut obliger l’identification, la stérilisation et la vaccination de tous les chiens et chats des particuliers. Pour éviter le transport du bétail vers les abattoirs, il faut permettre aux petits exploitants d’abattre leurs bêtes sur place, ce qui serait moins stressant pour les animaux et moins polluant. Il faut diminuer drastiquement les emballages et parvenir au zéro plastique dans un avenir très proche. Il faut inciter la population à économiser (éviter la vaisselle jetable, les serviettes en papier …) Il faut surveiller les entreprises pour s'assurer qu'elles ne rejettent pas leurs déchets dans la nature. Il faut les taxer très lourdement en cas de faute.

  15. Que pourrait faire la France pour faire partager ses choix en matière d'environnement au niveau européen et international ?

    Montrer l’exemple, notamment vis-à-vis du plastique et de toutes les mesures préconisées ci-dessus, en particulier : - Interdire la chasse, - Interdire les élevages intensifs, - Interdire les pesticides et les engrais, - Favoriser les petites exploitations permacoles, - Replanter des haies, - Interdire les ventes d’animaux en animalerie, - Gérer sérieusement les animaux de compagnie.

  16. Y a-t-il d'autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Il faut revenir à un fonctionnement plus naturel : la permaculture à la place de l’agriculture intensive, faire de la polyculture, morceler les grandes exploitations, replanter des haies pour recréer de la biodiversité. La permaculture est une agriculture bio qui a des rendements jusqu’à 10 fois plus élevés que l’agriculture intensive. Elle évite l’épuisement des sols, les jachères, les pesticides et les engrais. Elle rend les agriculteurs plus heureux et en meilleure santé. Il faut aussi permettre l’humusation des corps après la mort, en lieu et place des sépultures actuelles qui polluent les sols ou des crémations qui perdent pour toujours les éléments nutritifs des sols. L’humusation est la décomposition des corps sous forme d’humus pour fertiliser les sols. Il faut interdire toutes les formes de chasse qui polluent les sols et l’eau et qui déséquilibrent gravement la biodiversité. Il faut interdire les élevages intensifs, en particulier les élevages de gibier. Il faut interdire l’égrainage. Il faut laisser les prédateurs naturels équilibrer la faune. Il faut instaurer de vastes réserves naturelles préservées le plus possible des visites humaines pour laisser la faune et la flore reprendre ses droits. Il faut également limiter la natalité humaine à 2 enfants par famille.