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Cahier de doléances

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Contribution n° 553273

  1. Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ?

    Autre : Tous les problèmes touchant l’environnement sont liés et ont une racine ou cause commune, l’homme et c’est la cause qu’il faut traiter. Je suis sensible à la question du traitement non éthique de la nature d’où découle selon moi l’exploitation et la destruction des écosystèmes, la disparition des espèces animales et de la biodiversité.

  2. Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?

    Ce problème ? C’est bien plus qu’un problème et il est vain de parler de prise de conscience, alors que c’est de responsabilité individuelle qu’il faut parler et traiter. Les comportements individuels et collectifs, désinvoltes et irresponsables, tels que les jets de mégots ne sont plus défendables au regard de leur nocivité environnementale. Les mesures répressives ne suffisent pas. Les gens s’en offusquent et se sentent même persécutés, privés de leurs droits ou libertés (un comble !) mais ne changent pas.

  3. Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd'hui touchée par le changement climatique ?

    • Oui
  4. Si oui, de quelle manière votre vie quotidienne est-elle touchée par le changement climatique ?

    Tout le monde est touché, les enfants notamment et il est inquiétant de ne pas s’en rendre compte. La hausse des températures, notamment en été, m’incommode terriblement. La pollution de l’air en ville (Paris) me cause des gênes respiratoires et oculaires mais aussi des migraines quotidiennes. Le printemps et l’automne, saisons transitoires ayant disparu, l’entrée brutale dans l’été et dans l’hiver dérègle mon organisme et mon système immunitaire. De puis 2-3 ans, j’ai des rhinites de plus en plus fréquentes.

  5. À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l'environnement ?

    • Oui
  6. Si oui, que faites-vous aujourd'hui pour protéger l'environnement et/ou que pourriez-vous faire ?

    Je fais en sorte de consommer du VRAI bio, local, de saison, non transformé, sans suremballage. J’évite les grandes enseignes d’agroalimentaire qui surfent sur la vague du bio. Je ne mange pas de viande dont la production, notamment intensive et industrielle, heurte mes principes moraux (souffrance animale de bout en bout) et très peu de poisson, victime à la fois de la surpêche et de méthodes de pêche tout aussi scandaleuses et destructrices. Je mange des œufs bio dont la production n’évite pas encore la destruction des poussins mâles (une honteuse barbarie) mais sauve la vie des poules âgées de plus de 18 mois mises à la retraite. Je recycle mes emballages. Je n’ai pas de voiture. Je marche ou utilise les transports en commun. Je prends peu l’avion (dernière fois en 2009) et par nécessité. Je ne fume pas, ne bois pas, évite les médicaments dont une partie des actifs chimiques toxiques sont libérés dans la nature. Je fais attention à l’eau et à l’énergie que j’utilise. J’achète des vêtements de qualité, durables et fabriqués en Europe. J’ai fait le choix de ne pas avoir d’enfants dont l’éducation en Europe induit un coût carbone astronomique (couches, vêtements, alimentation industrielle pleine de sucre et d'huile de palme, déplacements en voiture, loisirs, vacances, etc.). Je m’efforce d’alerter les gens autour de moi, mais en vain. A les écouter, c’est toujours les autres qui polluent. Les gens se considèrent comme non responsables et trop souvent n’agissent que pour avoir « bonne conscience ».

  7. Qu'est-ce qui pourrait vous inciter à changer vos comportements comme par exemple mieux entretenir et régler votre chauffage, modifier votre manière de conduire ou renoncer à prendre votre véhicule pour de très petites distances ?

    J’aimerais avoir les moyens de me reloger dans un logement de meilleure qualité énergétique et phonique.

  8. Quelles seraient pour vous les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier pour vous inciter à changer vos comportements ?

    Je considère que l’argument financier est en partie fallacieux, car il s'agit de renoncer à des comportements coûteux à la fois pour le porte-monnaie et la nature. Économie et écologie ne sont absolument pas opposables. Les dommages causés à l’environnement ont un coût économique astronomique que nous avons choisi de pas inclure dans notre PIB. De la même manière, la plupart des entreprises excluent de leur résultat financier le montant des ravages et destructions qu’elles ont causés à l’environnement (humains compris). Chaque individu doit faire des arbitrages sans attendre systématiquent des compensations financières.

  9. Par rapport à votre mode de chauffage actuel, pensez-vous qu'il existe des solutions alternatives plus écologiques ?

    • Oui
  10. Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à changer de mode de chauffage ?

    Chauffage collectif en hlm, c’est donc à l’organisme hlm de décider des améliorations à conduire.

  11. Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l'auto-partage, le transport à la demande, le vélo, etc. ?

    • Je n'utilise pas la voiture pour des déplacements quotidiens
  12. Si non, quelles sont les solutions de mobilité alternatives que vous souhaiteriez pouvoir utiliser ?

    • L'auto partage
    • Le covoiturage
    • Le transport à la demande
    • Les transports en commun

    Autre : Il est essentiel d’abandonner le principe de la voiture individuelle. Dans certaines familles, chacun a une voiture pour de simples raisons de commodité, de liberté de mouvement et d’horaire et non de nécessité

    Les transports en commun L'auto partage Le covoiturage Le transport à la demande Il est essentiel d’abandonner le principe de la voiture individuelle. Dans certaines familles, chacun a une voiture pour de simples raisons de commodité, de liberté de mouvement et d’horaire et non de nécessité

  13. Et qui doit selon vous se charger de vous proposer ce type de solutions alternatives ?

    L’ensemble des pouvoirs publics et les entreprises doivent collaborer pour faciliter les déplacements professionnels et familiaux.

  14. Que pourrait faire la France pour faire partager ses choix en matière d'environnement au niveau européen et international ?

    La France devrait devenir un exemple en matière d'engagement et de mise en œuvre de réformes courageuses (notamment s'agissant d’élevage et de droit animal) au lieu de prendre des mesures "cosmétiques" (mesures démagogiques, lois purement symboliques, et règle du "un pas en avant, deux pas en arrière") et de faire la leçon au reste du monde.

  15. Y a-t-il d'autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Je n’apprécie pas le terme de transition écologique qui laisse à penser que notre modèle de développement socioéconomique est viable et que seul notre modus operandi est à changer, pas nos objectifs de vie. Les hommes ont instauré un système dans lequel chaque homme, même contre sa propre volonté, nuit à la planète et partant, à ses semblables et où la solidarité des hommes ne consiste pas à construire ensemble une société juste et respectueuse du droit de vivre de tous les êtres vivants mais à détruire ensemble l'environnement, tout en se nuisant en permanence les uns aux autres. N’est ce pas là une abomination absolue ?