Contribution n° 574458
- Consultation
- Grand Débat national
- Questionnaire
- Grand Débat - Transition écologique
- Auteur
- Auteur #103861
- Date
Réponse 7216188
Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ?
Autre : L'ensemble de ces problèmes sont important et à traiter de concert car chacun de ces sujets engendre et entretient les autres.
Réponse 7216189
Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?
Il faut agir sur tous les plans de l'organisation sociale et économique de la société. Il n'existe pas une solution unique mais une combinaison d'actions à entreprendre : fin des énergies fossiles et développement des énergies renouvelables, développement des transports collectifs alternatifs, fin de l'étalement urbain y compris en zones côtières, création de zones de biodiversité inconstructibles et sanctuarisées. Il convient d'intégrer le respect de l'environnement dans toutes les décisions publiques et privées.
Réponse 7216190
Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd'hui touchée par le changement climatique ?
- Oui
Réponse 7216191
Si oui, de quelle manière votre vie quotidienne est-elle touchée par le changement climatique ?
Pollution de l'air étouffante en été, atténuation des saisons et sécheresse qui nuisent à l'agriculture, fonte précoce des neiges qui mettent en péril les stations de moyenne montagne
Réponse 7216192
À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l'environnement ?
- Oui
Réponse 7216193
Si oui, que faites-vous aujourd'hui pour protéger l'environnement et/ou que pourriez-vous faire ?
Je prends autant que possible les transports en commun et le vélo. Je réduits la consommation d'eau en récupérant l'eau de la douche lorsque l'eau chauffe que j'utilise pour me laver les dents ou les mains, l'eau des rares bains sert de chasse d'eau. Je consomme de préférence des produits de saison achetés, de préférence à des revendeurs s'approvisionnant en italie ou au maghreb Les produits bio des producteurs locaux sont vraiment trop chers.
Réponse 7216197
Qu'est-ce qui pourrait vous inciter à changer vos comportements comme par exemple mieux entretenir et régler votre chauffage, modifier votre manière de conduire ou renoncer à prendre votre véhicule pour de très petites distances ?
Pour convaincre les gens, il faut qu'ils comprennent leur intérêt en matière de confort et faciliter le fait de créer l'habitude. Prendre les transports collectifs nécessite d'attendre, de partager son espace mais on est moins fatigué et c'est surtout moins cher que la voiture (pas de parking, péages, frais d'essence). C'est aussi rapide (ou pas) mais c'est moins cher de marcher ou de prendre le tram que de prendre la voiture. Mais pour changer les comportements, il faut encore que les infrastructures pour le faire existent ( présence de transports réguliers , pistes cyclables, lignes de train). J'ai délaissé la voiture car la combinaison tram-bus navette matin et soir organisés par le lieu ou je travaille existe. C'est plus long qu'un trajet en voiture ( et encore, ) mais c'est surtout moins cher : 22 euros par mois ( 11 si on déduit la participation employeurs ) contre 160 en voiture. C'est ce type d'argument qu'il faut développer en sus des infrastructures. Pour le chauffage, insister sur les économies à long terme et développer des solutions de paiements en plusieurs fois. Pourquoi l'Etat ne passerait-il pas des appels d'offres pour mutualiser les achats et proposer des chauffages peu polluants à moindre coût? Ou organiser un appel d'offres au niveau municipal/ métropolitain?
Réponse 7216198
Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à changer de mode de chauffage ?
J'ai la chance de vivre dans un immeuble neuf avec des normes BBC et sous des cieux cléments et ensoleillés. La laverie automatique du rez-de-chaussée chauffe l'appartement à travers un tuyau qui passe dans la salle de bains.
Réponse 7216199
Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l'auto-partage, le transport à la demande, le vélo, etc. ?
- Oui
Réponse 7216200
Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à utiliser ces solutions alternatives ?
Il faudrait créer des transports collectifs alternatifs dans les zones rurales, péri-urbaines qui en sont dépourvues. Il est inutile de demander aux gens de changer leur comportement si l'Etat ne créé pas les conditions du changement. La transition écologique ne se limite pas à un chèque de 5000 euros par tête de pipe. Pour favoriser les transports doux il faudrait : 1/ Créer des lignes bus électriques ou roulant au gaz naturel pour amener les personnes dans la ville disposant d'une ligne de train ou d'autres moyens de transport, 2/ Créer des lignes bus électriques ou roulant au gaz naturel desservant les zones d'entreprises/ gros bassins d'emploi 3/ créer sur des zones des plateforme de covoiturage ( sur internet ou forum sur place) avec une incitation fiscale. Chaque covoitureur se verrait exonérer d'un forfait à définir selon le nombre de kilomètres parcours aller/retour parcouru + fournir aux impôts un certificat annuel tamponné par l'employeur où la collectivité organisatrice certifiant que Mr X est covoitureur. 4/ conserver les petites lignes de TER et développer les autres : les lignes de TER sont une alternative à la voiture à condition que la dessert soit fréquente . L'ETAt doit mettre la pression sur la SNCF dont il est à 100 actionnaire pour multiplier les rames sur les lignes bondées et conserver les petites lignes, gage d'un service public en zones isolées. 5/ développer le transport fluvial de marchandises.
Réponse 7216201
Si non, quelles sont les solutions de mobilité alternatives que vous souhaiteriez pouvoir utiliser ?
Autre : J'ai la chance de vivre en centre-ville où vélo, transport en commun cohabitent. Le transport à la demande est trop onéreux. L'autopartage pourrait encore se développer sur les centres d'emplois de type zones industrielles/d'activités . Il faut d'abord que les gens se rencontrent . Le contact humain, la proximité du vécu rapproche.
Réponse 7216202
Et qui doit selon vous se charger de vous proposer ce type de solutions alternatives ?
L'Etat et seulement l'Etat. L'organisation et la mise à disposition de transports publics relève de l'Etat et non d'une mise en marché qui reproduirait les inégalités propre au marché . Seules les plus grosses villes seraient desservies. effet contreproductif et impopulaire garanti.. La création de lignes de bus peuvent être financée par les collectivités territoriales via des sociétés d'économie mixte au capital à majorité publique. Des particuliers peuvent être aussi actionnaires ( moyennant une déduction fiscale du même montant que le capital investi) et participer à la définition du schéma de transports. Le tout serait garanti par la CDC. Les schémas de transports existent au niveau métropolitains . Il est facile de les mettre en place. Une rapide enque^te permettrait de cibler les axes les plus passants. Par ailleurs , il faut repenser la façon dont on urbanise le pays. L'étalement urbain et la périrubanisation font que les gens sont pris en otage du "tout voiture" car les bassins d'emplois sont éloignés des lieux de vie. Outre le développement des transports , il faut aussi décentraliser le développement économique. La concentration du développement économique dans une poignée de métropoles représente une bombe à retardement urbaine économique et écologiques en créant, en province, des petits Paris où la cherté des loyers Les métropoles (Lyon, bordeaux,, Nantes, etc...) sont déjà congestionnées par le trafic automobile lié à cette hyperconcentration, par ailleurs amenée à s'accentuer. Il conviendrait donc de favoriser le développement économique en périphérie des métropoles pour revitaliser des zones déjà désertifiées et rapprocher les bassins d'emplois des lieux de vie. Si on travaille moins loin de chez soi, on réduira la pollution automobile. L'enjeu écologique rejoint l'enjeu d'une développement économique plus local, à travers des zones franche à taille humaine en zones périphériques/périurbaines . Big is not beautiful. It il just big.
Réponse 7216203
Que pourrait faire la France pour faire partager ses choix en matière d'environnement au niveau européen et international ?
Il convient au niveau européen comme national de taxer au même titre que les particuliers les secteurs les plus consommateurs ( transport aérien, routier, transports de conteneurs, secteur des croisières) pour forcer ces secteurs à réfléchir à des modes alternatifs : (gasoil moins polluants, filtres, véhicules hybrides, rechargement électriques des navires des croisières pour éviter de cracher des nuages juste pour faire fonctionner la clim....)
Réponse 7216208
Y a-t-il d'autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
Il est inutile de signer des chèques énergies si les logements constituent des passoires thermiques. Le gouvernement doit donc conserver les exonérations fiscales sur la rénovations thermique des logements. Il faut inventer des nouvelles normes Pour les propriétaires individuels : tout logement ancien ne peut être reloué ou vendu si il est pas équipé d'une isolation phonique, thermique minimale. Le propriétaire devrait présenter de manière obligatoire un certificat en ce sens à l'agence immobilière ou à ses vendeurs. Pour financer des travaux, des éxonérations fiscales peuvent être maintenues ainsi que des emprunts sous conditions de ressources à très longues échéances pour les plus paupérisés. En cas de mauvaise volonté, amende dissuasive chaque année et plafond pérennes de revalorisation à instaurer pour limiter l'augmentation des loyers. Pour les co-propriétés : Faire un diagnostic thermique et planifier des travaux (pose de panneaux /chauffe-eau solaires-,..) avec des prêts sur dix ans transférables en cas de changements de propriétaires