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Cahier de doléances

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Contribution n° 575579

  1. Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ?

    Autre : Ces phénomènes sont tous en grande partie la conséquence de nos modes de vie, accentués par l'augmentation de la population mondiale et la recherche de la "croissance"

  2. Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?

    Ce problème est extrêmement complexe. Les pays développés seront capables de modifier leur mode de vie et peut-être d'accepter une décroissance économique, mais on ne pourra reprocher aux populations des pays les plus pauvres de vouloir améliorer leur niveau de vie afin de se rapprocher du notre avec un impact sur l'environnement et les ressources naturelles... Limiter l'augmentation de la population mondiale est difficile à réaliser et les pays ayant mis en oeuvre une politique volontariste (et autoritaire) en subissent maintenant des effets négatifs (pyramide des âges vieillissante et déficit de femmes).

  3. Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd'hui touchée par le changement climatique ?

    • Non
  4. À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l'environnement ?

    • Oui
  5. Si oui, que faites-vous aujourd'hui pour protéger l'environnement et/ou que pourriez-vous faire ?

    Utilisation des transports en commun et limitation des déplacement en véhicule à moteur, mais je le fais surtout parce que les solutions de transport collectif sont adaptées à mon besoin et que mes déplacements dans ma ville sont souvent de courtes distances.

  6. Qu'est-ce qui pourrait vous inciter à changer vos comportements comme par exemple mieux entretenir et régler votre chauffage, modifier votre manière de conduire ou renoncer à prendre votre véhicule pour de très petites distances ?

    Pour le chauffage, je mesure et vérifie la consommation de gaz et seule une incitation forte pourrait me conduire à entretenir plus régulièrement mon chauffage (pénalité financière, certificat d'entretien à joindre à la déclaration d'impôt...). Pour les courtes distances, quand je suis seul et qu'il ne pleut pas, j'utilise la bicyclette et je n'utilise mon véhicule que lorsque c'est nécessaire (forte pluie, transport de membres de ma famille ou de matériel). Je ne suis pas prêt à renoncer à son usage dans ces cas.

  7. Quelles seraient pour vous les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier pour vous inciter à changer vos comportements ?

    Si je bénéficie d'une prime annuelle pour entretenir mon chauffage et qu'elle est facile à obtenir, je serai sans doute incité à être plus vigilant...

  8. Par rapport à votre mode de chauffage actuel, pensez-vous qu'il existe des solutions alternatives plus écologiques ?

    • Oui
  9. Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à changer de mode de chauffage ?

    J'habite en ville et j'ai un chauffage au gaz. Les solutions alternatives existantes ne me semblent pas satisfaisantes tant sur le plan de l'environnement (un chauffage au bois en région parisienne serait une absurdité : transport du bois et pollution atmosphérique) que sur le plan de la gêne à mes voisin (une pompe à chaleur est bruyante et le bruit serait accentué par la situation des emplacements disponibles). Un chauffage solaire ou une solution de puits canadien sont exclus en raison du manque de surface disponible.

  10. Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l'auto-partage, le transport à la demande, le vélo, etc. ?

    • Je n'utilise pas la voiture pour des déplacements quotidiens
  11. Si non, quelles sont les solutions de mobilité alternatives que vous souhaiteriez pouvoir utiliser ?

    • Les transports en commun

    Autre : la marche pour me rendre à la gare

  12. Et qui doit selon vous se charger de vous proposer ce type de solutions alternatives ?

    L'Etat doit mettre en place des solutions de transport en commun adéquates en veillant qu'il reste de la capacité disponible dans les moyens existants avant de demander aux gens d'abandonner leur voiture.

  13. Que pourrait faire la France pour faire partager ses choix en matière d'environnement au niveau européen et international ?

    Réaliser une étude de faisabilité du plan de transition écologique envisagé afin de s'assurer (et de convaincre ses partenaires) que le plan est cohérent, qu'il peut effectivement être mis en oeuvre techniquement, qu'il est économiquement viable et qu'il apporte bien un bénéfice certain en matière d'environnement.

  14. Y a-t-il d'autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Les solutions envisagées et parfois déjà mise en œuvre apparaissent incohérentes car prises trop hâtivement, sans plan directeur ni étude de faisabilité, et sans prendre en compte le contexte local (ville / zone rurale). - Le gouvernement force les communes à construire des logements dans les grandes agglomérations, contribuant ainsi à la densification des villes, en accentuant la pollution et en réduisant les espaces verts. Ne faudrait-il pas plutôt revitaliser les villes de provinces et les zones rurales en les rendant attractives au lieu de fermer les services publics, les écoles et les hôpitaux ? - On continue d'inciter (avoir fiscal) les gens à installer des poêles à bois, ce qui a un sens en zone rurale en habitat peu dense et proche de la ressource mais absurde en ville où les épisodes de pollution se succèdent. - On encourage les gens à abandonner le diesel alors que ce carburant émet moins de CO2 que l'essence. C'est donc un bon carburant pour la planète s'il est utilisé pour les transports à longue distance et en zone rurale (en réduire l'utilisation en zone urbaine est par contre souhaitable en raison de la pollution aux particules fines). - Le carburant terrestre est taxé mais pas les carburants destinés au transport maritime et au transport aérien ce qui encourage les pratiques néfastes à l'environnement (et parfois donne un avantage compétitif à nos concurrents...). On peut également s'interroger sur notre capacité à mener à bien la transition écologique envisagée. - D'une part nous avons aucune certitude que les ressources minérales seront suffisantes pour satisfaire l'ensemble des besoins de la planète et pas seulement ceux des classes supérieures des pays les plus riches (les minerais requis pour la transition écologique ont des teneurs très faibles (quelques % pour le lithium et bien inférieur pour les terres rares...). - D'autre part, sous la pression des consommateurs qui poussent les prix vers le bas tout en refusant chez eux les activités "sales", notre savoir-faire industriel a progressivement été transféré à l'étranger et nos usines relocalisées. Le traitement des terres rares se poursuit ainsi dans des pays beaucoup moins exigeants en matière de protection de l'environnement... Quel est alors le bénéfice réel de la transition écologique pour la planète ? Beaucoup de ceux qui réclament des mesures urgentes en faveur de la transition écologiques ignorent ou veulent ignorer les procédés utilisés pour récupérer de très faibles quantités de métal dans très grands volumes de minerais traités à l'acide. Peu de gens sont également conscient du problème du recyclage des pales d'éoliennes qui sont actuellement déchiquetées et enfouies. Actuellement les batteries de nos véhicules proviennent de Chine et de Corée. Pourquoi ces pays à l'avenir se contenteraient-ils de nous vendre les batteries seules ? Après la sidérurgie, un autre secteur de notre économie risque de disparaitre. Comment mener à son terme une transition écologique dans un pays lourdement endetté et avec un taux de chômage élevé ? Devons-nous redouter l'impact d'une transition écologique menée à la légère, sans certitude de pouvoir la mener à son terme, et qui se fera peut-être finalement au détriment de la planète et de ses populations les plus fragiles ?