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Cahier de doléances

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Contribution n° 576009

  1. Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ?

    • La pollution de l'air
  2. Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?

    • Fait #1 : Les transports jouent un rôle majeur dans la pollution de l’air, tout particulièrement dans les zones fortement urbanisées (environ 1/4 des émissions de particules fines enregistrées en Île-de-France est dû au trafic routier). • Idée #1 : Pour diminuer cette pollution, il faut diminuer la durée pendant laquelle une voiture émet ces particules (circulation, embouteillage) ou bien diminuer le nombre de véhicules. • Fait #2 : Une voiture individuelle passe la majorité de son temps de vie à l'arrêt (embouteillage, parking). • Fait #3 : Tout conducteur a déjà été confronté au manque de place pour se garer (les voitures neuves se vendent plus vite que ne se créent les places de parking), ce qui entraîne : - une prolongation non-désirée du temps passé à circuler pour trouver une place (augmentation de la pollution et de l'usure du véhicule) ; - une dépense de carburant inutile (gaspillage de ressource et d'argent) ; - une incommodité pour l'usager et éventuellement d'autres personnes (retard, stress, conflit) ; - une augmentation du risque d'accident (modification de la conduite qui devient plus brusque ou moins fluide, focalisation sur la place à trouver plutôt que sur la circulation) ; - la création d'embouteillage (si on se gare en double file, voire en triple file comme c'est la tradition à Marseille). Les faits 2 & 3 montrent qu'il y a une aberration : Les personnes bien intentionnées qui utilisent leur voiture le moins possible (pour ne pas polluer) en privilégiant les transports en commun ou la marche à pied pour les petits trajets, participent indirectement à la pollution engendrées par les automobilistes qui tournent en rond pour chercher une place où se garer (car les places de parking en nombre limité sont déjà occupées par les véhicules à l'arrêt). Pour résoudre ce problème, il ne faut donc pas seulement réduire l'utilisation des véhicules particuliers mais bien les supprimer (ou du moins les marginaliser). • Idée #2 : Les individus ayant toujours besoin de se déplacer (pour aller au travail, faire les courses, etc.), il faut développer le secteur du transport professionnel (taxi, transport en commun), avec un maillage bien pensé (aussi bien à l'intérieur des agglomérations qu'entre celles-ci), ce qui conduirait à : - un meilleur rendement utilisation/fabrication des véhicules (qui passeraient la majorité de leur temps de vie en mouvement et non plus à l'arrêt) ; - une plus grande fluidité de la circulation grâce aux transports en commun (chacun permettant de remplacer plusieurs véhicules particuliers) ; - une augmentation du lien social (l'opportunité d'échanger avec autrui est plus grande en se déplaçant à plusieurs que tout seul) ; - une diminution des risques d'accident (si on considère que les chauffeurs professionnels sont mieux formés à la conduite et moins enclins à enfreindre le code de la route). Au final, on utiliserait la voiture à la manière dont on utilise déjà l'avion pour se déplacer. Tout le monde n'a pas son avion particulier (ni même son permis de voler) et il en serait de même pour la voiture. Les personnes souhaitant néanmoins toujours conduire pourront le faire dans le cadre du loisir (comme c'est le cas pour l'avion). Pour que cette pratique ait du succès, il faut impérativement que le déplacement soit : - facilement accessible (nombreuses dessertes, faible temps d'attente, peu onéreux) ; - sécurisé (chauffeurs & véhicules contrôlés, personnel dans les transports en commun pour aider/rassurer les usagers) ; - optimisé (un réaménagement des villes paraît inévitable). Les inconvénients : - suppression d'emplois dans le secteur de l'industrie automobile (peut être contrebalancé par les besoins d'embauche de chauffeurs professionnels, de personnel dans les transports publics, de main-d’œuvre pour réaménager les villes...) ; - changement radical de mode de vie, toujours délicat, surtout en France (peut être atténué si la population se sent suffisamment bien accompagnée dans ce changement et que cela se fait progressivement, avec un bénéfice perceptible très tôt).

  3. Qu'est-ce qui pourrait vous inciter à changer vos comportements comme par exemple mieux entretenir et régler votre chauffage, modifier votre manière de conduire ou renoncer à prendre votre véhicule pour de très petites distances ?

    Le coût (pécuniaire, moral, physique) d'une bonne action pour l'environnement doit être inférieur à celui d'une action préjudiciable.

  4. Quelles seraient pour vous les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier pour vous inciter à changer vos comportements ?

    Mutualisation du coût des transports en commun pour le rendre gratuit à l'usage (une partie des taxes payées par les habitants d'une ville doit être allouée à la mobilité au sein de celle-ci. La mobilité entre les villes devant être financée par le département, la région ou l'état au titre d'un service public). Subventionnement par l'état du transport à la demande pour sortir de l'utilisation des voitures individuelles.

  5. Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l'auto-partage, le transport à la demande, le vélo, etc. ?

    • Non
  6. Si non, quelles sont les solutions de mobilité alternatives que vous souhaiteriez pouvoir utiliser ?

    • Le transport à la demande
    • Les transports en commun

    Les transports en commun Le transport à la demande

  7. Et qui doit selon vous se charger de vous proposer ce type de solutions alternatives ?

    Le ministère de la transition écologique et solidaire, en charge des transports doit être repensé : - on devrait plutôt créer un conseil de la nature et du vivant (chargé des questions environnementales, droits fondamentaux de l'homme et des animaux) similaire au conseil constitutionnel ; - le transport doit être associé à l'aménagement du territoire et à l'urbanisme.

  8. Que pourrait faire la France pour faire partager ses choix en matière d'environnement au niveau européen et international ?

    Réussir en premier lieu sur le territoire national (les autres pays auront vite fait de nous imiter ensuite).

  9. Y a-t-il d'autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    La pollution de l'eau, La surexploitation des ressources rares, Le gaspillage des ressources naturelles, L'extinction des espèces animales et végétales, La diminution de la biodiversité, La réintroduction de la faune sauvage.