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Cahier de doléances

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Contribution n° 578297

  1. Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ?

    Autre : Le refus de l'homme de constater son animalité, son appartenance à un système écologique global et la finitude de la rterre et de ses ressources

  2. Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?

    Accepter l'idée que la terre est finie et que ses ressources ne sont pas à la mesure de l'appétit des hommes. Il est normal que notre espèce ait un impact sur son environnement, mais il ne doit pas dépasser le seuil qui empêche les autres espèces de vivre, d'autant que cela impact nos propres générations futures.

  3. Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd'hui touchée par le changement climatique ?

    • Non
  4. Si oui, de quelle manière votre vie quotidienne est-elle touchée par le changement climatique ?

    Ma vie n'est pas encore impactée, mais mon environnement subit ce changement, et les arbres de ma région ne peuvent pas supporter la sécheresse, par exemple.

  5. À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l'environnement ?

    • Oui
  6. Si oui, que faites-vous aujourd'hui pour protéger l'environnement et/ou que pourriez-vous faire ?

    Limitation de la consommation, achat en circuit court et dans des commerces de proximité, refus des emballages dans la mesure du possible.

  7. Qu'est-ce qui pourrait vous inciter à changer vos comportements comme par exemple mieux entretenir et régler votre chauffage, modifier votre manière de conduire ou renoncer à prendre votre véhicule pour de très petites distances ?

    Supprimer les grandes surfaces remettrait des commerces de proximité, du lien social, du travail pour beaucoup, et réduirait considérablement l'impact négatif de la voiture particulière. Réduire drastiquement les appareils de climatisation (sauf structures hospitalières) réduirait la facture énergétique. Apprendre aux gens à remettre des pulls lorsqu'il fait froid serait une bonne chose, mais le bon sens se perd.

  8. Quelles seraient pour vous les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier pour vous inciter à changer vos comportements ?

    La question ne semble pas pertinente pour des gens qui, comme moi, ont déjà isolé leur maison, se chauffent principalement au bois et ont une facture énergétique déjà très réduite.

  9. Par rapport à votre mode de chauffage actuel, pensez-vous qu'il existe des solutions alternatives plus écologiques ?

    • Non
  10. Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à changer de mode de chauffage ?

    Soyons raisonnable, je ne peux pas changer de maison, d'isolation ou de mode de chauffage à chaque innovation (ou redécouverte).

  11. Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l'auto-partage, le transport à la demande, le vélo, etc. ?

    • Oui
  12. Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à utiliser ces solutions alternatives ?

    Rendre les transports publics gratuits, et ne pas chercher à les rendre toujours plus rapide. S'il est gratuit, le transport sera utilisé, même si sa vitesse moyenne est moins importante que le service payant qui réalise le même trajet.

  13. Et qui doit selon vous se charger de vous proposer ce type de solutions alternatives ?

    Le service public, qui est au moins aussi efficace à mon avis que le privé, et pour un coût moindre puisqu'il ne faut pas rémunérer le dirigeant ou l'actionnaire.

  14. Que pourrait faire la France pour faire partager ses choix en matière d'environnement au niveau européen et international ?

    Être vertueuse sur le plan environnemental, en privilégiant les circuits courts et en taxant les kilomètres qui séparent le lieu de production du lieu de consommation (en fonction du trajet réellement effectué, ce qui éviterait que du bois de forêts proches de chez moi soient équarri en Asie et revienne en magasin moins cher que celui coupé sur place...)

  15. Y a-t-il d'autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Comme proposé au point précédent, il faut taxer les produits en fonction de la distance de production (en tenant compte du trajet réel). Il faut laisser le vivant libre de droits (suppression du livre des semences, droit aux produits naturels -purin d'orties-). Il faut arrêter de dépenser de l'énergie plutôt que de vouloir de l'énergie abondante peu chère et peu polluante. Avoir des politiques cohérentes : se chauffer au bois semble vertueux, mais nécessite un véhicule pour aller le couper, et les véhicules tout terrain sont inaccessibles du fait du malus écologique. Si cela est compréhensible en agglomération, comment faire dans nos campagnes ? Arrêter la destruction des véhicules qui fonctionnent bien au seul motif de leur âge, les laisser finir leur vie tranquillement. Il est en effet bien polluant de construire une voiture neuve, et on voit bien que l'argument écologique a surtout pour objet de faire vendre des voitures pour ne pas mettre à mal la croissance économique, même si celle-ci nous conduit dans le mur. Éclairage nocturne : celui-ci est réclamé par quelques-uns pour des raisons sécuritaires (même si les études ne semblent pas concordantes sur le sujet, la largeur des voies ayant sans doute une plus grand impact, il ne semble pas que les communes qui ont supprimé l'éclairage connu une hausse sensible des incivilités et cambriolages). Pour autant, cet éclairage a un effet délétère sur les plantes, les animaux et les hommes. Ne peut-on pas réduire cet éclairage pour le bien de tous (humains, mais également animaux). Outre les économies d'énergie, nous pourrions entre autres à nouveau voir les étoiles, et les vers luisants pourraient revenir occuper nos jardins (leurs larves sont les premiers prédateurs des limaces, leur retour rendrait inutile l'usage des granulés limacides, produits néfastes pour tant d'animaux au long de la chaîne alimentaire). Stockage des déchets nucléaires devrait être réalisé en subsurface plutôt qu'en profondeur, car cela risque de faire oublier les matériaux radioactifs et libère l'exploitant de réfléchir à des solutions de réduction de la radioactivité. Il faut remettre des abattoirs de proximité, pour le bien-être des animaux mais également et surtout celui des employés des abattoirs, qui travaillent à des cadences inhumaines et sans comprendre ce qu'ils font. On voit bien sur ce cas précis à quel point l'efficacité économique peut être une catastrophe humaine. Il paraît facile de mettre en place une taxe pour le carburant des particuliers et impossible de la faire pour les entreprises du transport aérien. Tout cela a été expliqué, et la complexité de la chose est compréhensible, mais c'est inacceptable pour autant, il est absolument indispensable que tout le monde soit logé à la même enseigne. C'est la base de la politique, régler les choses autrement que par la loi du plus fort, permettre au citoyen d'être l'égale en droit du plus grand groupe mondial. En matière d'écologie comme pour le reste, faire des lois à la fois plus simples et plus logiques (quelqu'un a-t-il jamais compris les articles R511-11 et suivants du code de l'environnement ?). Et par dessus tout, respecter ces lois, par exemple en arrêtant l'ineptie de protéger intégralement le loup, sauf... dans les départements où il y a des loups... Nous avons signé les conventions de la CITES, le loup doit être protégé, point final. D'ailleurs, si la France n'est pas vertueuse dans ce domaine, comment sauverons-nous les gorilles des montagnes, les orangs-outans de Sumatra et Bornéo ?