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Cahier de doléances

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Contribution n° 578556

  1. Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ?

    • Les dérèglements climatiques (crue, sécheresse)
  2. Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?

    Il faut que les prix des biens de consommation reflètent leur impact environnemental. Cela peut s'appliquer aux biens importés aussi bien qu'à ceux produits en France. Sans cela, nous ne parviendrons pas à réduire notre emprunte climatique de manière suffisamment conséquente. Servons d'exemple à nos pays voisins, dont je sais qu'ils nous suivront. Au fait, il faudrait déjà se rendre compte de la gravité et de l'urgence de la situation globale. Et notamment interdire l'obsolescence programmée.

  3. Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd'hui touchée par le changement climatique ?

    • Oui
  4. Si oui, de quelle manière votre vie quotidienne est-elle touchée par le changement climatique ?

    Je suis jeune et je sais que la planète est de moins en moins vivable pour on espèce. Je m'applique donc à réduire mon impact et m'efforce de trouver des solutions avec plus d'impact. J'oriente d'ailleurs mon choix de carrière selon les problématiques du réchauffement climatique. Par ailleurs, je m'inquiète de la santé des personnes âgées dont je suis proche, dans le cas où le réchauffement climatique entraînerait des canicules plus fréquentes, plus longues, et/ou plus intenses.

  5. À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l'environnement ?

    • Oui
  6. Si oui, que faites-vous aujourd'hui pour protéger l'environnement et/ou que pourriez-vous faire ?

    Je renonce à la consommation futile, aux moyens de transport individuels et en grande partie à la viande.

  7. Qu'est-ce qui pourrait vous inciter à changer vos comportements comme par exemple mieux entretenir et régler votre chauffage, modifier votre manière de conduire ou renoncer à prendre votre véhicule pour de très petites distances ?

    Premièrement: La disponibilité des transports en commun! Dans les Yvelines, on se débrouille en transports en commun, mais par exemple dans les Vosges, il est tout simplement impossible de se déplacer sans être motorisé. Pour que la mobilité soit accessible à tous et qu'elle soit écologique, il faut mettre à disposition à tarif presque nul un bon réseau de transports en commun, partout. Je suis prêt à le payer de mes impôts (et oui, je me considère déjà fortement imposé). Deuxièmement: Lorsqu'une alternative plus écologique est présente, le prix a le pouvoir d'influencer mon comportement. Si tous les prix (comme par exemple, celui du kérosène!) reflétaient l'impact du bien en question sur l'environnement, je serais incité à utiliser les alternatives plus écologiques qui se présentent.

  8. Quelles seraient pour vous les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier pour vous inciter à changer vos comportements ?

    Une écotaxe généralisée (qui touche le kérosène autant que le diesel), par exemple sous forme de certificats de CO2 à prix nettement plus élevé, me paraît simple et supportable. Cela étant, il est impératif de proposer une solution alternative pour les biens dont les prix haussent. Pour les personnes qui ne bénéficient pas d'un bon réseau de transports en commun, une taxe sur l'essence a pour seul effet de réduire leur pouvoir d'achat! Une solution peut être le revenu de base inconditionnel.

  9. Par rapport à votre mode de chauffage actuel, pensez-vous qu'il existe des solutions alternatives plus écologiques ?

    • Oui
  10. Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à changer de mode de chauffage ?

    Il faudrait que les prix des biens reflètent leur impact environnemental. Si c'était le cas, je serais incité à investir dans un mode de chauffage plus écologique!

  11. Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l'auto-partage, le transport à la demande, le vélo, etc. ?

    • Oui
  12. Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à utiliser ces solutions alternatives ?

    Je m'en sers déjá. Il faudrait qu'ils soient accessibles hors Île-de-France aussi!

  13. Si non, quelles sont les solutions de mobilité alternatives que vous souhaiteriez pouvoir utiliser ?

    • Le vélo
    • Les transports en commun

    Les transports en commun Le vélo

  14. Et qui doit selon vous se charger de vous proposer ce type de solutions alternatives ?

    Les pistes cyclables doivent être aussi bien concues et entretenues que les routes, par la commune, le département et l'État. Les transports en commun doivent être développés et soutenus par l'administration publique. Une fois mis en place, on peut inciter à leur utilisation en augmentant le prix effectif d'une voiture individuelle. Mais il serait nuisif de punir les personnes qui utilisent la voiture parce qu'elles n'ont pas accès à un réseau de transports en commun!

  15. Que pourrait faire la France pour faire partager ses choix en matière d'environnement au niveau européen et international ?

    Tout d'abord, la France doit mener avec le bon exemple. Ses voisins suivront. Ensuite, la France doit s'exprimer au sein de l'Union Européenne en faveur d'un système de certificats CO2 nettement plus chers! Au niveau de la transition énergétique, la France peut suivre le bon exemple de son voisin allemand, tout en préservant les centrales nucléaires qui n'ont pas encore atteint leur fin de vie. La France doit être la première à taxer le kérosène de manière juste par rapport à l'essence et au Diesel et s'exprimer au sein de l'Union Européenne en faveur d'une taxation équitable de tous les carburants au niveau européen.

  16. Y a-t-il d'autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Un mode de vie durable n'est pas conciliable avec notre niveau de consommation actuel. Il nous faut donc collectivement repenser notre mode de vie et notre confort, et ce dès l'école. Je suis en faveur d'enseigner aux Francais dès le plus jeune âge les habitudes nécessaires pour rester strictement dans le budget environnemental (notamment au niveau des émissions de gaz à effet de serre) individuel: Alimentation partiellement végétarienne, chauffage minimal, réduction de tous genres de consommation, mobilité écologique, etc. Une consommation fortement réduite implique puet-être la fin de la croissance économique. Soit! Afin de permettre à chacun et chacune de travailler et d'avoir un revenu, il faut favoriser l'emploi à temps partiel. En particulier, les économies de l'État devraient être réalisées par des passages au temps partiel plutôt que par des licenciements!