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Cahier de doléances

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Contribution n° 578723

  1. Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ?

    • La pollution de l'air
  2. Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?

    Comment s’étonner que le peuple se révolte d’une surtaxe sur le prix de son carburant alors que, d’une part aucune stratégie n’a été mise en place ni en termes de solution de remplacement (l’offre électrique est soit inabordable, soit principalement asiatique), ni en termes de solution d’approvisionnement (les points de recharge et les sources d’énergie électriques sont nettement insuffisantes pour assurer la recharge d’un recours massif à l’électrique), d’autre part quand le jour de la réunion de crise à l’Elysée (... ou Matignon) en novembre 2018, la seule personnalité sur la vingtaine invitée à être venue en voiture électrique est la maire de Paris (tous les autres roulaient au bon vieux diésel le jour de la décision sur la taxe gazole !...). EXEMPLARITE: Les décisions écologiques doivent d’abord être fondées sur l'exemple et l’investissement public qui doit montrer la voie. Gagnons déjà sur les transports en commun, les véhicules municipaux, les modes de chauffage des bâtiments publics et les véhicules des sociétés répondant à des appels d’offres publiques. Alors le peuple verra le vent tourner, les industriels commenceront à dimensionner l’offre à cette demande nouvelle. En attendant, même dans les milieux favorisés et techniquement éclairés, l'absence actuelle de STRATEGIE supprime toute vision de ce qui sera l’offre et la réglementation de demain ... et on ne change tout simplement pas la voiture ... alors qu'on pourrait.

  3. Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd'hui touchée par le changement climatique ?

    • Non
  4. À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l'environnement ?

    • Oui
  5. Si oui, que faites-vous aujourd'hui pour protéger l'environnement et/ou que pourriez-vous faire ?

    Pour moi et toute ma famille, éduquée à ces principes: petits déplacements à pied ou en trottinette électrique, covoiturage, compostage plutôt que voyages à la déchèterie, tri-sélectif (et j'ai pourtant bien du mal à croire moi-même à ce que je prône quand j'analyse le réel taux de recyclage des déchets domestiques triés !), prise à interrupteurs, adaptation des ampoules, extinction des lumières à la maison et au travail, réglage différencié du chauffage dans la maison, jamais un déchet jeté dehors (c'est pourtant un sport national bien peu sanctionné !), remplacement des modèles de radiateurs électriques par des plus efficaces chez mes locataires (encouragé par les crédits d'impôts), réparation et recyclage plutôt qu'achat direct du neuf, grosse activité sur le marché de l'occasion pour l'équipement de la maison,

  6. Qu'est-ce qui pourrait vous inciter à changer vos comportements comme par exemple mieux entretenir et régler votre chauffage, modifier votre manière de conduire ou renoncer à prendre votre véhicule pour de très petites distances ?

    Une incitation fiscale significative, y compris pour un changement de véhicule. Aujourd'hui, même les plus importantes incitations à l'achat d'un véhicule électrique ou hybride sont beaucoup trop faibles pour compenser significativement le surcoût pour inciter vraiment au changement.

  7. Par rapport à votre mode de chauffage actuel, pensez-vous qu'il existe des solutions alternatives plus écologiques ?

    • Non
  8. Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l'auto-partage, le transport à la demande, le vélo, etc. ?

    • Non
  9. Si non, quelles sont les solutions de mobilité alternatives que vous souhaiteriez pouvoir utiliser ?

    • Les transports en commun
  10. Et qui doit selon vous se charger de vous proposer ce type de solutions alternatives ?

    La justice sociale et la responsabilité sociale d'un Etat est de fournir les solutions alternatives à ses citoyens AVANT de les taxer et d'instaurer l'interdiction. Prenons l'exemple du contrôle technique: Est-il vraiment raisonnable de demander à Bernard, Aziz et Salom de mettre à la casse leur vieille camionnette qui fait les marchés de depuis 30 ans pour vendre leurs quelques légumes ? Combien faudra-t-il de légumes et d’années de crédit (certainement à titre posthume) pour couvrir l’impossible dépense du remplacement du véhicule ? Il est urgent de recentrer le contrôle technique sur ce qui est strictement vital pour la sécurité et sur l’aspect raisonnable (donc selon l’âge) des rejets, afin d’éviter sous couvert de protection de l’environnement d'inciter à la création des milliers de tonnes de déchets de véhicules parfaitement aptes à l’usage, juste pour soutenir la croissance en accélérant la frénésie consommatrice ! Comment peut-on se targuer de discernement quand au sein d'un même ministère de l'écologie, on encourage la production de déchets automobiles en masse et dans le même temps on explique à nos ados qu'il n'est pas raisonnable de jeter ... un téléphone portable trop jeune... Comment nos enfants pourront-ils avoir le sens de l'autorité, de l'écologie et de la justice sociale avec ce genre de leçons contradictoires dispensées par nos dirigeants ?

  11. Que pourrait faire la France pour faire partager ses choix en matière d'environnement au niveau européen et international ?

    Peut-être faut-il vendre vraiment plus cher notre électricité d'origine nucléaire à l'Allemagne afin de l'inciter à investir dans des énergies propres et peut-être faut-il aussi, lorsque LEUR nuage de particules fines venu des centrales à charbon s'installe sur notre pays, plutôt envisager des sanctions internationales incitatives que d'obliger la moitié des franciliens à laisser leur voiture au garage, en les culpabilisant en leur faisant croire que c'est de leur faute à eux...