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Cahier de doléances

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Contribution n° 578840

  1. Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ?

    Autre : Tous ces points car tout est lié, il n'y a pas à hiérarchiser. Il faut selon moi agir sur tous les aspects en même temps pour créer un cercle vertueux.

  2. Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?

    Traiter tous les problèmes de front pour créer un cercle vertueux. Notamment : - limiter beaucoup plus les circulations (renforcer le covoiturage et les transports en commun, développer le télétravail, mieux répartir les services publics et les activités sur le territoire...). - cesser de bétonner à tout va : le béton empêche l'eau de s'infiltrer dans la terre et provoque des problèmes d'inondation et de sécheresse (baisse des nappes phréatiques, récoltes moins arrosées...). - cultiver des variétés différentes. Favoriser la diversité des espèces végétales et animales. Car : - Nous vivons dans un éco-système, toutes les espèces ont besoin les unes des autres et ont le même droit de vivre. - pour mieux cultiver, donc mieux exploiter le sol et mieux manger. - pour favoriser la perpétuation des espèces et par-delà de l'espèce humaine, car nous dépendons de cet éco-système global. - pour perpétuer un patrimoine gastronomique. - pour limiter les monocultures et ainsi être moins impactés par les crises (financières sur un secteur, maladie sur les plantations...), et parce que c'est grâce à la biodiversité qu'on a de bonnes récoltes sans utiliser d'engrais (les plantes et les animaux se rendent service les uns les autres). - pour garder des réserves de nourriture pour les animaux sauvages. Ces animaux attaquerons beaucoup moins les troupeaux s'ils trouvent suffisamment à manger parmi les animaux sauvages. - mieux protéger les espaces naturels. Nous partageons la terre avec les animaux, il faut arrêter de grignoter sans cesse sur les milieux boisés, marins, etc. - sanctuariser les terres agricoles, nous en avons besoin pour nous nourrir. En même temps, penser les quartiers plutôt que laisser les parcelles se découper en projets immobiliers incohérents. - Partager notre territoire avec le monde animal. Cesser de réduire sans cesse leur habitat. Car : nous partageons tous les même terre et ils ont autant le droit de vire que nous, et parce que c'est en grignotant toujours plus sur leurs espaces qu'ils sont contraints de venir chercher à manger dans les villes et villages et dans les troupeaux d'animaux d'élevage. - Redévelopper le transport ferroviaire, pour les marchandises et les hommes, notamment en réutilisant les petites lignes et les gares abandonnées, pour favoriser ce moyen de transport plus sûr et moins polluant que la voiture, notamment dans les zones rurales ou périphériques des grandes villes. - La pollution est aussi sonore : réduire les circulations de véhicules et surtout de véhicules bruyants réduira cette pollution. - Développer le télé-travail pour diminuer les déplacements et par conséquent la pollution. Cela désengorgerait aussi les transports en commun. - Limiter drastiquement les emballages : étudier la possibilité de consigner le verre, contraindre les producteurs à utiliser moins d’emballages et des emballages plus facilement recyclables et biodégradables - Renforcer la législation pour stopper l'obsolescence programmée. - Favoriser les productions locales et les circuits courts de distribution, les modes de circulation douce... - Développer les services de récupération et de recyclage des objets. Notamment, investir dans des centres de recyclage plus modernes, qui soient capables de recycler plus de types d'emballages. La réduction drastique de la production d'emballages et le plus grand développement de modes de réutilisation, de recyclage et de valorisation des déchets doivent aller de pair pour réduire massivement cette pollution aux déchets. Favoriser les magasins de réparation et de revente des objets. - Limiter fortement les éclairages de vitrines la nuit. Cela réduira notre consommation d'énergie ainsi que la pollution visuelle (notamment celle des grandes enseignes imposantes). - Lancer de vastes campagnes de plantation d'arbres (reforestations mais aussi des arbres en ville et dans les champs), car : - les arbres sont nos poumons verts. - ils limitent l'érosion des sols et l'affaissement des fossées. - ils favorisent l'infiltration de l'eau dans le sol et le remplissage des nappes phréatiques. - ils rafraîchissent les villes et donnent de l'ombre aux cultures et aux animaux qui en ont besoin. - Interdire fermement et immédiatement les produits cancérigènes comme le glyphosate dans la grande distribution et chez les producteurs les utilisant, et à court terme mais avec un accompagnement pour les personnes les utilisant (par exemple les agriculteurs). Jouer à plein de principe de précaution pour les produits suspects.

  3. Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd'hui touchée par le changement climatique ?

    • Oui
  4. Si oui, de quelle manière votre vie quotidienne est-elle touchée par le changement climatique ?

    Développement d'allergies à la pollution. Laforte hausse des allergies et maladies respiratoires dues à la pollution est avérée. C'est un enjeux de santé publique mais aussi d'économies car en limitant ces problèmes on diminue le trou de la sécu. Autour de moi, des cas de maladies chez des personnes pas jugées à risque. Les problèmes environnementaux y sont forcément pour quelque-chose (perturbateurs endocriniens dans la nourriture et les matériaux, pollution, etc).

  5. À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l'environnement ?

    • Oui
  6. Si oui, que faites-vous aujourd'hui pour protéger l'environnement et/ou que pourriez-vous faire ?

    Je commence par les premiers gestes du quotidiens : acheter une gourde au lieu de petites bouteilles d'eau, réutiliser des papiers cadeaux, utiliser une brosse à dent à tête changeable, utiliser un auriculi au lieu des cotons-tiges, éteindre les lumières en quittant une pièce, couper la connexion internet la nuit et en cas d'absence, consommer plus de bio et de produits locaux, réduire ma consommation de viande... Je pourrais aller plus loin dans mes changements d'habitude, le consommateur a un pouvoir pour faire changer les choses, mais le producteur en a un encore plus grand pour faire changer les choses de manière plus significative et plus rapide. Aussi m'engager dans une association agissant pour l'environnement.

  7. Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l'auto-partage, le transport à la demande, le vélo, etc. ?

    • Je n'utilise pas la voiture pour des déplacements quotidiens
  8. Et qui doit selon vous se charger de vous proposer ce type de solutions alternatives ?

    Les pouvoirs publics en association avec les compagnies de transport. C'est aussi un changement culturel à opérer.

  9. Y a-t-il d'autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    La transition écologique est urgente et indispensable. Elle doit la priorité dans toutes nos actions. Elle ne représente pas que des contraintes, au contraire. Je pense qu’on pourrait et devrait faire de l’écologie un levier économique et diplomatique, faire de l’écologie un pivot central, un cadre structurant de l’économie du pays et de toutes les politiques de l’Etat. L’écologie pourrait devenir un secteur économique majeur et pourvoyeur d’emplois. C’est aussi un enjeu dans la compétition internationale, notamment face aux pays asiatiques. Prendre la tête de ce secteur économique au niveau international, de ce secteur d’innovation, est important pour conserver une place importante sur la scène internationale, sur le plan économique et diplomatique. Fiscalité écologique : je ne pense pas que la taxation écologique punitive massive sur les citoyens soit une solution pour leur faire changer leurs habitudes quand elle est brutale. C’est une mesure trop facile à des problèmes plus complexes et rejette la faute sur les individus alors même qu’on ne leur donne pas toujours les moyens de changer leur mode de vie (je pense aux modes de production d’énergies, aux transports automobiles…). Avant de mettre en place ce type de taxe, il faut proposer aux consommateurs et aux usagers des services publics (transports, etc) des alternatives viables et accessibles sur le marché. S’ils ne peuvent changer leurs habitudes par manque de moyens financiers ou par la rareté des alternatives, ils seront taxés pour rien. Bien sûr les taxes peuvent être un recours, par exemple envers les grands entreprises pollueuses, pour qui il peut être plus rentable de payer une amende que d’amorcer des changements dans leur mode de production. La législation est-elle suffisante sur ce point ? En tous cas, producteurs et consommateurs doivent agir dans le même sens. Il existe des mode de production d’énergie alternatifs (pas seulement les éoliennes et les panneaux solaires, mais aussi la géothermie ou des tas d’inventions et de modes de productions ancestraux ayant peu ou pas d’impacts sur l’environnement), je pense que l’Etat devrait largement investir dedans pour les développer, les proposer sur le marché à des coûts plus accessibles, les adopter dans ses aménagements du territoire… Migrations : accueillir les immigrés climatiques est notre devoir à double titre : par humanisme, et parce que les pays développés comme la France ont une grande responsabilité dans la crise écologique. Santé : les problèmes environnementaux ont de gros impacts sur la santé, il y a de plus en plus de cas de cancers, d’allergies, de maladies respiratoires… et les traitements sont chers, les prix sont très différents en fonction des pays (je pense aux chimiothérapies par exemple). Les malades n’ont pas à être pris en otage. En parallèle des actions pour résoudre la crise écologique, il y a la prise en charge médicale. Résoudre cette crise écologique permettra d’ailleurs de diminuer le trou de la sécu. J’ai une proposition : mettre en place un laboratoire pharmaceutique d’Etat, qui fabriquerait ses propres traitements pour les distribuer gratuitement ou à un coût très raisonnable, et ainsi être plus indépendant des grands groupes pharmaceutiques et pouvoir proposer aux patients des traitements à un prix modeste et leur permettre d’accéder à certains traitements tout court. Cela baisserait aussi le trou de la sécu. Santé encore : renforcer les contrôles et le principe de précaution sur les médicaments et outils de santé, par exemple sur les prothèses mammaires sur lesquelles il y a de plus en plus de suspicions quant à leur dangerosité. Les organismes de certification étant rémunérés pour certifier les produits, comment être sûr de leur fiabilité? Ne pourrions-nous pas trouver un moyen de les rendre plus indépendant, même si j'ai globalement plutôt confiance en ces organismes de certification, mais il y a peut-être eu des manques.