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Cahier de doléances

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Contribution n° 578844

  1. Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ?

    Autre : Le réchauffement climatique planétaire et la 6ème extinction des espèces

  2. Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?

    Chacun à un rôle important à jouer à son échelle : - la Communauté internationale en prenant des décisions fortes et pragmatiques : une vraie taxation et une régulation du transport aérien mondial (un luxe dont les utilisateurs doivent payer le vrai coût environnemental), l'accompagnement des pays en développement dans la transition écologique, une régulation mondiale et raisonnée des naissances comme l'ont appelés dès 2017 plus de 15 300 scientifiques (car il est utopique de penser que même en faisant les efforts nécessaires pour réduire nos émissions nous pourrons tenir les objectifs avec 9 à 10 milliards d'habitants sur Terre en 2050), le remplacement de la production d'électricité à partir d'énergies fossiles (le charbon principalement) par des énergies à emprunt carbone réduite et notamment le nucléaire comme le préconise le dernier rapport du GIEC (l'utopie anti-nucléaire ne tient pas la route face aux besoins énergétiques et l'urgence pour réduire ces nos émissions mondiales) ; - les États : à travers la mise en place de mécanismes d'incitation (aides, taxes) qui soient efficaces, socialement justes (en prenant en compte la réalité de la vie), transparents même s'ils doivent être impopulaires car ils demanderont des efforts à nous tous (citoyens, entreprises, administrations) à notre échelle. La communication devra être ainsi primordiale afin que les messages soient compris même ces mesures ne sont pas approuvées par la majorité de population. La taxation carbone du carburant en est le parfait exemple : elle est nécessaire pour inciter à changer les modes de déplacements mais elle n’a pas été expliquée, la finalité écologique de cette taxe a été détourné et elle n’a surtout pas tenu compte de la dure réalité de vie de certaines catégories de population ce qui a conduit au juste soulèvement des vrais gilets jaunes. 86% des français n’étaient pas gilets jaunes mais une bonne partie d’entre eux voulaient juste garder leur petit avantage en continuant à pouvoir utiliser leur voiture sans en assumer le coût environnemental que cela représente et devoir investir dans des moyens de déplacement moins émetteurs de CO2 ; - Les entreprises (notamment les grands groupes) en adoptant des stratégies commerciales plus responsables, durables et impliquant leurs employés dans ces démarches avec une meilleure répartition des bénéfices. Il faut sortir du schéma de croissance productive continue dans un monde fini. Ensuite, les lobbies ne devraient pas avoir leur place dans les lieux de décisions des lois, normes et règlements. La pub devrait être quant à elle mieux encadrée. Par ailleurs, la mise en place par les États d’une taxe éco-responsable (basée sur le bilan carbone des produits) sur les produits dits de loisirs, mode/habillement, confort (voire plus) permettrait à la fois de promouvoir les produits plus écoresponsables fabriqués en proche des lieux de consommation et à la fois de réduire la consommation (moins de produits mais de meilleur qualité) ; - Les citoyens qui doivent agir dans leurs gestes et modes de consommation au quotidien. Il faut qu’ils prennent conscience de l’urgence de la situation, de leur pouvoir de changer les choses et arrêter de raisonner égoïstement à court termes à leur petite échelle en continuant à faire comme si de rien n’était ou en agissant de manière marginale juste pour se déculpabiliser. Sans ça, nos enfants n’auront aucun avenir..

  3. Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd'hui touchée par le changement climatique ?

    • Non
  4. À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l'environnement ?

    • Oui
  5. Si oui, que faites-vous aujourd'hui pour protéger l'environnement et/ou que pourriez-vous faire ?

    J'essaye d'avoir une alimentation responsable (consommation de viande une fois par semaine, consommation de produits de saison si possible locaux), j'essaye de limiter mes déplacements en voiture et je pratique le covoiturage (j'ai pour projet d'acheter un véhicule électrique), je suis raisonné dans mes achats, je limite le chauffage de mon logement, etc.

  6. Qu'est-ce qui pourrait vous inciter à changer vos comportements comme par exemple mieux entretenir et régler votre chauffage, modifier votre manière de conduire ou renoncer à prendre votre véhicule pour de très petites distances ?

    Des moyens de transport en commun plus accessibles (subventionnés par les éco-taxes), des subventions plus conséquentes pour l'achat de véhicule électrique

  7. Quelles seraient pour vous les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier pour vous inciter à changer vos comportements ?

    Le renforcement des incitations fiscales dans la réalisation de travaux d'isolation/énergies renouvelables sur l'habitat

  8. Par rapport à votre mode de chauffage actuel, pensez-vous qu'il existe des solutions alternatives plus écologiques ?

    • Oui
  9. Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à changer de mode de chauffage ?

    Rien, si j'étais propriétaire je me tournerai sans hésiter sur des moyens de chauffage (pompe à chaleur géothermique ou poile) plus propres que le chauffage au gaz de ville du logement dans lequel je vis actuellement

  10. Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l'auto-partage, le transport à la demande, le vélo, etc. ?

    • Oui
  11. Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à utiliser ces solutions alternatives ?

    Pour prendre mon vélo, il faudrait que j’habite moins loin de mon lieu de travail (26 km) et qu'il y ait des équipements adaptés à ce type de mobilité sur mon lieu de travail (douches, vestiaires, garages à vélo). Pour faire du covoiturage, il faudrait que j'ai des passagers ou des covoitureurs sur le trajet que j'ai posté sur le site d'auto-partage sur lequel je me suis inscrits entre mon domicile et mon lieu de travail => En faisant du covoiturage je me mets dans l'illégalité avec la loi puisque les indemnités kilométriques versées par mon entreprise et défiscalisées par l'État interdisent la pratique du covoiturage. Une aberration anti-écologique non ? Par ailleurs, cette réalité de rémunération d'une bonne partie (un bon 1/4 de mon salaire de base pour mon cas) du salaire sur la base d'indemnités kilométriques incite également beaucoup de salariés à habiter plus loin de leur lieu de travail pour toucher un salaire plus convenable à la fin du mois. Certains déménagent même à la distance maximale prise en charge par les indemnités kilométriques (50 km) pour pouvoir optimiser leur revenu. Une autre aberration anti-écologique non ?

  12. Si non, quelles sont les solutions de mobilité alternatives que vous souhaiteriez pouvoir utiliser ?

    • L'auto partage
    • Le covoiturage
    • Le vélo

    Le covoiturage L'auto partage Le vélo

  13. Et qui doit selon vous se charger de vous proposer ce type de solutions alternatives ?

    L'État, mon employeur et les autres conducteurs entre mon domicile et mon lieu de travail

  14. Que pourrait faire la France pour faire partager ses choix en matière d'environnement au niveau européen et international ?

    Cf. plus haut + - Promouvoir le nucléaire, secteur dans lequel la France à un grand savoir-faire et un important retour d'expérience , - Proposer des fiscales innovantes et justes (pollueur - payeur) - Évincer les lobbies des tables de signature des lois et règlements européens et internationaux. Ils doivent être consultés mais restés éloignés des lieux de décisions et des décideurs.

  15. Y a-t-il d'autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Les États doivent contraindre les industriels à réduire les emballages des produits (notamment du plastique) ou à les remplacer par des solutions plus écologiques. Il existe de plus en plus de solutions alternatives qui ne sont pas mises en avant à cause de lobbies et leur faux argument sur les pertes d'emplois liées à cette transition. Pour accentuer le recyclage des déchets, la mise en place de consignes sur les emballages et le paiement des taxes d'ordures ménagères proportionnellement au poids de chaque poubelle de tri sont des méthodes qui ont fait ses preuves depuis des années dans d'autres pays. Je ne comprends toujours pas pourquoi la France rechigne dans ces voies lorsque l'on sait que 220 000 tonnes de plastiques terminent chaque jour dans les océans du monde entier mettant ainsi gravement en danger la biodiversité marine. L'éducation des jeunes (et des moins jeunes générations) à cette problématique globale est primordiale. La mise en place d'un cours d'écologie/éco-citoyenneté d'une heure une fois par semaine devrait être obligatoire depuis la maternelle jusqu'à la fin du lycée au moins. Du côté du service civique proposé par M. MACRON, des sessions de ramassage des déchets retrouvés dans l'environnement pourraient permettre de sensibiliser les adolescents. Les travaux d'intérêt général prononcés par la Justice pourraient également consister à devoir réaliser ce type d'activité.