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Cahier de doléances

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Contribution n° 578908

  1. Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ?

    Autre : L'incapacité de l'humanité à appréhender l'urgence d'agir pour la biodiversité et pour le climat

  2. Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?

    L'ensemble des Etats semble incapable d'intégrer l’ampleur de la catastrophe en partie avérée et l’urgence d’agir à très grande échelle, donc au niveau mondial. Tout se passe comme si cette prise de conscience, cette perception criante de réalisme au niveau individuel, devenait inapplicable, inaccessible à l’échelle de l’humanité. A l’image du comportement des foules qui au-delà d’un seuil de densité, répond aux lois bien connues de la physique des mouvements vibratoires, face auxquelles l’initiative individuelle devient inopérante. Cette réalité mathématique, devrait inciter nos dirigeants à porter tout leur crédit à la colapsologie, cette nouvelle science qu’est qui tend à démontrer à l’échelle des générations humaines, l’impact très court terme de notre mode vie sur les équilibres de notre planète, et la nécessité immédiate d’un changement de civilisation. La question est donc de minimiser cet impact qui sera de toute façon gigantesque et auquel il faudra s’adapter. Nos dirigeants politiques n’ont donc toujours pas saisi l’impérieuse nécessité d’agir à la juste mesure, immédiatement. Ils ne semblent pas comprendre pas l’Enjeu. On le voit bien dans la récente lettre de notre Président aux citoyens : il prétend s’être engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air. En quoi ces objectifs assez dérisoires, déjà émaillés de renoncements successifs, répondent-ils à l’Enjeu ? La première question d’emblée limitative, posée ensuite par notre Président, tient aux moyens de financement de la transition écologique. Il s'agirait déjà d’identifier d’abord une cible ambitieuse à la hauteur de l’Enjeu, et décliner les objectifs associés dans une feuille de route cohérente. Autant éviter de limiter le champ des possibles en laissant de côté les considérations financières dans un premier temps. D’autant plus que s’agissant d’une question de survie de l’humanité, l’aspect financier n’est pas vraiment le plus important. On saura trouver une solution. Beaucoup sauront y trouver leur intérêt. Cela dit, pourquoi ne citer dans sa lettre que les impôts et taxes dans les possibilités de financement ? • C’est sans doute l’occasion pour de riches investisseurs de prendre le train de la transition écologique. • L’Europe sait sortir de sa poche des milliers de milliards d’euros pour préserver le monde de la finance. Pourquoi pas pour sauver l’humanité ? • EDF qui prolonge la durée de vie des centrales nucléaires, n’a pas besoin dans l’immédiat des provisions permettant de financer leur déconstruction. Pourquoi ne pas investir dans la transition écologique cet argent qui dort ? Par exemple dans la rénovation énergétique des bâtiments (retour sur investissement garanti !). Cela constituerait une juste contrepartie des milliards investis à perte par l’Etat dans les activités déficitaires d’EDF. • Assortissons le cadeau fiscal de l’ISF à l’investissement dans un emprunt d’état à 0% d’une durée de 10 ans. 5 fois le montant de l’impôt par exemple. Cela représenterait quand même à un taux fictif de 25% net d’impôts sur la durée de l’emprunt. Soit 20 à 25 milliards d’argent frais par an pendant 10 ans. • Même si cela risque de contrarier les compagnies maritimes et aériennes, il va bien falloir que tout le monde paye sa part d’émissions de CO2. En toute équité, pourquoi faudrait-il que celui qui a les moyens de voyager en avion plusieurs fois par an ne paye pas sa contribution à la fragilisation de notre planète ? Pourquoi les biens importés du bout du monde devraient-ils être exemptés du coût carbone lié à leur transport ? • On parle depuis des dizaines d’années de la taxe Tobin sur les opérations financières. Elle trouve maintenant toute sa légitimité s’agissant aussi de financer des projets internationaux pour limiter le réchauffement global de la planète. On pourrait la percevoir comme un élément fédérateur de la volonté d’agir. • Tant qu’à donner dans l’équité, il faudrait taxer tous les produits toxiques pour la biodiversité et subventionner l’agriculture écologique au lieu de l’agriculture industrielle. Et si la transition écologique était une opportunité, partant du principe que derrière chaque problème se cache une opportunité ? L’opportunité pour nos civilisations de sortir grandies de cette épreuve. L’opportunité d’aller vers une société plus équitable. Celle aussi de vivre plus sainement, boire de l’eau pure, manger mieux, respirer un air sain. Celle de créer des nouveaux métiers, de réindustrialiser notre pays. Celle d’évoluer à vitesse grand V vers une agriculture durable basée sur la permaculture 10 fois plus productive. Celle de créer de nouvelles filières de valorisation des déchets, pour aller vers du zéro déchet. Celle d’évoluer vers un système de santé préventif, intégrant les médecines douces non allopathiques. Celle d’aller vers plus de citoyenneté. Etc… On peut rêver, non ?

  3. Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd'hui touchée par le changement climatique ?

    • Oui
  4. Si oui, de quelle manière votre vie quotidienne est-elle touchée par le changement climatique ?

    La question est curieuse : que ma vie quotidienne soit changée ou non, ne change strictement rien à la réalité du problème.

  5. À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l'environnement ?

    • Oui
  6. Si oui, que faites-vous aujourd'hui pour protéger l'environnement et/ou que pourriez-vous faire ?

    La formulation des questions pourrait faire croire que le pouvoir que la réponse aux problèmes se situe majoritairement au niveau des comportements individuels des citoyens. On est loin du compte.

  7. Qu'est-ce qui pourrait vous inciter à changer vos comportements comme par exemple mieux entretenir et régler votre chauffage, modifier votre manière de conduire ou renoncer à prendre votre véhicule pour de très petites distances ?

    On va plutôt parler de changer LES comportements : Prendre vraiment les choses par le haut, au niveau des états et des instances internationales. Fédérer les initiatives des citoyens qui n'ont pas attendu ce questionnaire pour prendre conscience et commencer à agir.

  8. Quelles seraient pour vous les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier pour vous inciter à changer vos comportements ?

    Je passe

  9. Par rapport à votre mode de chauffage actuel, pensez-vous qu'il existe des solutions alternatives plus écologiques ?

    • Oui
  10. Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à changer de mode de chauffage ?

    Il s'agit d'une approche systémique : Isolation, chauffage

  11. Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l'auto-partage, le transport à la demande, le vélo, etc. ?

    • Oui
  12. Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à utiliser ces solutions alternatives ?

    Je suis déjà convaincu. J'y pense tout le temps. Je vis sur un territoire assez dynamique en la matière.

  13. Et qui doit selon vous se charger de vous proposer ce type de solutions alternatives ?

    C'est le job des collectivités territoriales.

  14. Que pourrait faire la France pour faire partager ses choix en matière d'environnement au niveau européen et international ?

    Partager un constat réaliste et objectif au niveau Européen, quant à l’Enjeu, pour une réponse ambitieuse. Devenir véritablement proactive, exemplaire, en affichant des objectifs extrêmement ambitieux. Aller au front sans relâche pour bousculer les échéanciers trop laxistes. Assurer un leadership. C’est ce qu’on attend de notre Président de la république. Exiger l'annulation de toutes les lois pensées par et pour les lobbies industriels, contraires à l'intérêt général des citoyens et contradictoires avec la biodiversité. Rendre la propriété du vivant inaliénable, s'agissant d'un

  15. Y a-t-il d'autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Le risque nucléaire. Nous devons sortir d’un système où l’école des mines et EDF font la politique énergétique de la France. Tout le pouvoir est dans les mêmes mains avec un conflit d’intérêt évident. C'est inacceptable. Il faut que cela change. Des commissions sénatoriales et parlementaires, des enquêtes de journalistes ou de fondations, des négligences avérées de la part d’EDF, ont établi l’existence de risques majeurs liée notamment à l’obsolescence de certaines installations, aux intrusions possibles, à la fragilité potentielle du barrage de Vouglans en amont de la centrale de Bugey, pouvant compromettre le refroidissement des réacteurs comme à Fukushima. Le gouvernement semble ne rien faire ni décider… C'est terrifiant !