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Cahier de doléances

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Contribution n° 117079

  1. Y a-t-il d'autres points sur l'organisation de l'Etat et des services publics sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    La Direction des Achats de l'Etat (DAE) est une minuscule entité sensée définir et piloter les achats de tous les ministères et établissements publics (EP). Elle comprends une vingtaine d'acheteurs qui se débattent avec les ministères et les EP pour diffuser les marches et professionnaliser l'achat. Alors que dans les ministères et les EP il y a des milliers d'acheteurs et d'approvisionneurs qui n'en font qu'à leur tête. Il faut que cette direction prenne de l'ampleur en autorité et en importance si l'on veut que les économies soient réelles. Par ailleurs, l'organisation de l'Etat est telle que les barrières structurelles et hiérarchiques empêchent de fluidifier les liaisons. Des processus stupides perdurent pour laisser les hiérarchies intermédiaires exister. Les moyens manquent à la DAE pour en faire un véritable levier d'économies sans baisser en qualité, voire en l'améliorant. Quant aux ministères, ils grouillent de procédures inutiles dans la chaîne de la dépense et de la décision. Des milliers d'agents sont débordés par des tâches inutiles et personne n'y peut rien pour changer cela car cela reviendrait à réviser les processus pour les fluidifier et cesser de saucissonner les taches d'une même mission et donc supprimerait des chefs et sous-chefs successifs. Or, ces personnes peuvent parfaitement avoir des responsabilités sans pour autant créer des contraintes entre services. Les dépenses de l'Etat qu'analysent les acheteurs de la DAE sont encore considérablement dispersées ce qui empêche les économies faciles. Les ministères et EP se prétendent suffisamment professionnels, ce qui n'est pas la réalité. Simplement ils ne veulent pas perdre leur prérogatives en achetant comme ils ont décidé de le faire. L'interministérialité est toujours un mythe en la matière, le ministère des Armée étant en tête des mauvaises pratiques. Il faut donner la juste place à la DAE pour réaliser les objectifs que lui confie le Premier Ministre. La solution est dans les moyens de la DAE, dans son autorité auprès des ministères et EP et dans les organisations ministérielles. Il est grand temps que quelqu'un siffle la fin de la récréation, et je craint que le dernier audit de la Cour des Comptes n'y parvienne pas. Cet audit ne s'étant pas concentré sur l'essentiel.