Aller au contenu principal
Cahier de doléances

← Retour au formulaire

Contribution n° 234019

  1. Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :

    • Je ne sais pas
  2. Pourquoi ?

    A première vue cela semble être une bonne chose en terme d'allocation de temps aux tâches du mandat. Mais il faudrait avoir davantage d'éléments d'analyse. Développer une expertise pertinente sur des dossiers et des questions économiques et sociales prend du temps. Si une personne est compétente, et légitime pour intervenir à différents échelons, il y a peut-être des pertes en terme d'efficacité de ne pouvoir bénéficier de son expertise sur ces questions.

  3. Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?

    Rappeler les droits et devoirs du citoyen. Est il envisageable d'avoir accès de façon publique aux registres de participation aux élections ? Valoriser le volontariat et la participation à l'organisation des élections dans les bureaux de vote. Eduquer sur le fonctionnement des bureaux de votes (pour avoir été volontaire et subi des électeurs râleurs qui ignoraient que les personnes présentes n'étaient pas rémunérées et prenaient du temps sur leur week-end...)

  4. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?

    Tirage au sort pour participation et engagement à moyen terme de citoyens sur des chantiers de reflexions sur des questions publiques (avec engagement sur des règles de communication non violente au démarrage du chantier pour permettre la discussion et entendre toutes les sensibilités). Avec un nombre limité de participation par tirage au sort au cours de la vie mais ouverture sur les candidatures volontaires.

  5. Que faudrait-il faire pour consulter plus directement les citoyens sur l'utilisation de l'argent public, par l'Etat et les collectivités ?

    Des registres permanents en mairie avec débat annuel public sur les propositions. Décisions sur celles qui doivent être transmises au niveau national Des outils en ligne seraient utiles mais il faudrait pour cela avoir les moyens de filtrer les propositions argumentées

  6. Quels sont les comportements civiques qu'il faut promouvoir dans notre vie quotidienne ou collective ?

    Communication non violente, engagement citoyen, envie d'agir et de construire, bienveillance

  7. Pensez-vous qu'il faille instaurer des contreparties aux différentes allocations de solidarité ?

    • Oui
  8. Si oui, lesquelles ?

    Temps pour d'autres et ateliers de soutien et d'échange

  9. Y a-t-il d'autres points sur la démocratie et la citoyenneté sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Urgence à développer l'éducation à la communication non violente dès le plus jeune âge. Education aux échanges sur des faits référencés et argumentés (et non sur des croyances et des opinions). Promouvoir les démarches positives et constructives. Valoriser les démarches d'entrepreneuriat. Valoriser la bienveillance. Enorme changement nécessaire également dans le mode de communication des politiciens. Les débats politiques devraient être précis et dépassionnés - voire ennuyeux - car s'appuyant sur des données chiffrées et sourcées (plutôt qu'être ces concours de popularité basée sur la capacité d'attaque ou la désinformation...). La responsabilité du représentant politique doit être repensée et engagée. Il ne s'agit pas de tout savoir, c'est impossible, mais la publication ou la diffusion d'informations fausses devraient être condamnée. Même chose lors d'attaques verbales violentes. La communication du politicien devrait être exemplaire. Il existe des façons d'exprimer les problèmes de façon objective. La colère ne doit pas être un moteur ou un exemple ; l'envie d'agir, d'améliorer et de progresser oui ! Mettre les efforts nécessaires pour vérifier les faits et démonter les théories du complot. Lorsque le sujet nécessite davantage d'investigations, mettre en oeuvre des outils basés sur une démarche scientifique permettant aux citoyens de s'impliquer. Développer la curiosité pour s'intéresser à ce qui se passe dans d'autres pays (comme par des exemples positifs de ce qui se passe quand la société est plus ouverte et tolérante sur les sujets sensibles d'évolution de la société). Le pessimisme, la mauvaise humeur et l'habitude de râler des français sont célèbres à l'étranger (et se ressentent fortement après avoir vécu ailleurs). La revendication non argumentée et l'action de râler semblent à tort être assimilées à de la force de caractère. Le droit de grève est important et précieux mais la manifestation semblent être un rite de passage à l'âge adulte dans la société française (au lycée ou à la fac) pour des raisons bien souvent peu approfondies. Visions fantasmées de la Révolution française et de Mai 68 ? Il faudrait informer davantage et publier les données chiffrées de coût économique lors de conflits sociaux. Les voies et les outils d'action et d'engagement sont nombreux et actifs en France mais souvent il semble qu'on tend à laisser plus de place à ceux qui parlent fort, plus qu'à ceux qui agissent parfois. Cela pose des problèmes mais l'origine semble culturelle. A part préparer les plus jeunes au monde mondialisé de demain, aucune idée sur la façon dont peut s'opérer un tel changement culturel de mentalités en France...