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Cahier de doléances

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Contribution n° 234162

  1. En qui faites-vous le plus confiance pour vous faire représenter dans la société et pourquoi ?

    Elus locaux et associations

  2. En dehors des élus politiques, faut-il donner un rôle plus important aux associations et aux organisations syndicales et professionnelles ?

    • Oui
  3. Si oui, à quel type d'associations ou d'organisations ? Et avec quel rôle ?

    ONG

  4. Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?

    cf ma réponse détaillée plus loin, qui insiste sur les processus de gouvernance locale

  5. Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :

    • Une mauvaise chose
  6. Pourquoi ?

    l'exercice de l'exécutif local contribue à éclairer les choix législatifs

  7. Pensez-vous qu'il serait souhaitable de réduire le nombre d'élus (hors députés et sénateurs) ?

    • Oui
  8. Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?

    Ne pas voter c'est accepter de s'en remettre aux décisions des autres : il faut alors s'y tenir !

  9. Faut-il prendre en compte le vote blanc ?

    • Oui
  10. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?

    Au-delà des thèmes un peu écartés du débat national, comme la culture, la santé ou l’éducation, le processus démocratique du Grand Débat National pose une question de méthode à laquelle il est proposé ici de remédier. Il est compréhensible que l’Etat opère un questionnement des Français qui corresponde à des grands domaines traditionnels de son intervention. Toutefois, la description de la réalité de notre société et de ses problèmes de qualité de vie s’accommode mal d’un compartimentage en quatre axes de réflexion. Les difficultés que vivent les Français au quotidien ont chaque fois leur origine dans de multiples facteurs qui sont inter-reliés, qui ne sont pas les mêmes d’une personne ou d’une famille à l’autre, et qui dépendent même des spécificités de chaque territoire de vie : c’est sans doute d’ailleurs ce « cocktail détonnant » qui est à l’origine du mouvement des gilets jaunes qui s’est justement manifesté à l’occasion d’une mesure fiscale ponctuelle et non « contextualisée » donc mal acceptée. De plus, le changement civilisationnel que nous vivons implique un changement de méthode et d’approche politique et démocratique. Demander aux Français de découper leurs doléances et leurs propositions en quatre catégories pose donc problème et peut même conduire les Français à adopter une attitude schizophrène en réclamant tout d’un côté et son contraire de l’autre. Du fait même de cette méthode de questionnement compartimentée, les mesures que l’Etat envisagera à l’issue de cette consultation risquent fort d’être sectorielles, contradictoires, et de rendre difficile l’élaboration de compromis qui fassent consensus. A l’inverse, de nombreuses collectivités territoriales, et particulièrement des villes, élaborent désormais leurs politiques dans des approches participatives et territorialisées porteuses d’une vision systémique, qui débouchent sur des politiques globales, co-construites, acceptées et mises en oeuvre avec les acteurs locaux. Elles font de plus en plus appel à des recherches-actions qui aident à interpréter la demande sociale, à mobiliser ceux qui ont envie d’agir pour refaire société, et qui accompagnent la réflexion, la décision et l’action des acteurs socio-économiques. Ces démarches de gouvernance locale innovante portées par des collectivités locales permettent de mieux appréhender que ne peuvent le faire les Etats la complexité à laquelle nos sociétés doivent désormais faire face. Elles sont indispensables à l’adhésion franche des acteurs locaux dont on ne peut plus se passer dès lors que l’on bascule de politiques d’équipements dans lesquelles les citoyens étaient quasiment des usagers captifs, vers des politiques induisant des changements de mode de vie et de société dont les citoyens doivent être les porteurs. Il est donc nécessaire, à l’issue de ce grand débat national, et avant de prendre des décisions, que l’Etat se rapproche des élus locaux, et notamment des maires dont le rôle, à l’heure de la décentralisation, ne doit pas se limiter à celui de « boite à lettres » que leur a confié l’Etat en leur demandant de mettre quatre cahiers à disposition des citoyens puis de ramasser les copies ! Nouveau laboratoire d’innovation institutionnelle et sociétale dans le contexte de la révolution numérique, lieu d’une gouvernance renouvelée dans un climat de confiance encore préservée entre les élus et les citoyens, la ville est certainement en mesure d’aider à faire « converger » et articuler au mieux certaines propositions de l’Etat, en les adaptant aux orientations politiques locales, aux attentes des habitants et aux potentialités des territoires, pour les transformer en solutions globales, cohérentes, opérationnelles, favorables à l’émergence de nouveaux modèles de développement local inclusif. L’expérience du Grand Débat National doit donc inciter à reconsidérer le rôle, les prérogatives et les moyens des villes, parfois délaissées dans une dynamique générale de métropolisation.

  11. Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?

    • Oui
  12. Que faudrait-il faire pour consulter plus directement les citoyens sur l'utilisation de l'argent public, par l'Etat et les collectivités ?

    Développer des budgets participatifs

  13. Faut-il les transformer ?

    • Oui
  14. Si oui, comment ?

    Etre plus à l'écoute des acteurs locaux

  15. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour renforcer l'engagement citoyen dans la société ?

    Le reconnaître davantage en lui permettant de valoriser ses talents au service du bien commun

  16. Quels sont les comportements civiques qu'il faut promouvoir dans notre vie quotidienne ou collective ?

    Les pratiques de responsabilité, de solidarité et de respect de l'autre et de la nature. Le sens de l'interdépendance.

  17. Quelles sont les incivilités les plus pénibles dans la vie quotidienne et que faudrait-il faire pour lutter contre ces incivilités ?

    Les incivilités routières, en ville, sont souvent les premières expériences de l'impunité par ceux qui les pratiquent

  18. Quel pourrait être le rôle de chacun pour faire reculer les incivilités dans la société ?

    Plus de solidarité et de bienveillance

  19. Pensez-vous qu'il faille instaurer des contreparties aux différentes allocations de solidarité ?

    • Oui
  20. Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

    Essayer, au niveau européen, de se "partager" l'accueil des migrants en fonction de leur profil professionnel et des besoins de chaque pays

  21. Y a-t-il d'autres points sur la démocratie et la citoyenneté sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Cf ma longue réponse à la question "Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?"