Contribution n° 234340
- Consultation
- Grand Débat national
- Questionnaire
- Grand Débat - Démocratie & citoyenneté
- Auteur
- Auteur #215784
- Date
Réponse 4268715
Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :
- Une bonne chose
Réponse 4268716
Pourquoi ?
Le cumul des mandats : D’une manière générale le cumul raisonnable et raisonné des fonctions peut apporter un plus au fonctionnement d’un système car il favorise la vision systémique des décideurs (« penser globalement et agir localement »). Il est certain qu’un maire d’une grande ville sera susceptible d’avoir des projets plus pertinents s’il est en même temps député national ou européen. J’évoque bien sûr les aspects visionnaires des actions et non les opportunités circonstancielles liées aux relations de copinage entre les gens de pouvoir. En revanche, si le cumul des fonctions peut s’avérer légitime, le cumul des rémunérations ne l’est pas car les heures de travail de sont pas extensibles et, par respect pour les électeurs, ces fonctions électives importantes devraient être effectuées à temps plein. Mesdames et Messieurs les élus, aucun de vos administrés qui travaille à temps partiel ne perçoit un salaire complet... Un député qui souhaite garder son mandat de maire d’une grande ville devrait être rémunéré à temps partiel sur ses deux fonctions ou ne bénéficier que de ses émoluments de député et abandonner ceux de maire afin de rétribuer un adjoint spécifique chargé de régler les problèmes courants en absence du maire en titre retenu, comme il se doit, à l’assemblée. Cette configuration permettrait d’assurer une efficacité décisionnelle tout en respectant les règles morales valables pour tous les citoyens.
Réponse 4268717
Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?
Redéfinir la hiérarchie du travail et la notion de salaire : Depuis l’origine de l’humanité les hommes d’abord chasseurs et cueilleurs ont dû travailler pour subvenir à leurs besoins vitaux. Oui nous devons tous nous bouger le cul et les glandeurs sont des parasites au même titre que les riches. Le travail doit donc être partagé, adapté aux aptitudes de chacun et gratifié par plus ou moins de plaisir ou d’argent. Il est quand même affligent qu’un ministre de la transition écologique et solidaire puisse affirmer devant des millions de téléspectateurs que « Si on considère qu’exercer des responsabilités politiques est quelque chose qui doit être rémunéré au salaire minimum, ça veut dire qu’on considère qu’il n’y a plus d’échelle de valeurs dans les responsabilités ». Ce pauvre simplet n’a pas compris que les écosystèmes fonctionnent parfaitement sans échelle de valeurs et que cette notion de petit bourgeois n’est qu’un concept introduit pour faciliter l’exploitation de l’homme par les sous hommes en quête de richesse. Dans le corps humain, l’orifice de déjection de nos excréments à la même valeur que le cerveau car lorsqu’il ne fonctionne plus le cerveau n’en a plus pour longtemps... Est-il légitime qu’un animateur de jeux télévisé perçoive 20 fois plus qu’une infirmière qui va lui permettre de prolonger sa vie ou qu’un enseignant du cours préparatoire qui va alphabétiser des centaines d’enfants et leur permettre l’accès au savoir ? Dans tous les systèmes complexes tels que les écosystèmes ou les systèmes économiques, tous les éléments sont indispensables pour en assurer le bon fonctionnement et les soit disant « premiers de cordée » feraient bien de comprendre que de simples grains de sable peuvent enrayer une machinerie qu’ils pensaient être parfaitement huilée. Dans les systèmes biologiques, les énergies vitales se répartissent en fonction des nécessités de fonctionnement alors que dans nos sociétés dites « évoluées », les patrons du CAC 40 sont gavés comme des oies par des salaires outranciers par rapport à ceux des petites mains qui actionnent le système économique. Dans une société éclairée, Il ne devrait pas y avoir de monde d’en bas et de monde d’en haut car tous les êtres vivant issus du même big bang contribuent, chacun à leur manière, à l’évolution de la planète. La hiérarchie de papier entre les intellectuels et les manuels, les patrons et les ouvriers, les citadins et les provinciaux est une aberration introduite pour favoriser l’exploitation de l’homme par l’homme. Pour que le système hospitalier fonctionne bien, il faut que des chercheurs et des ingénieurs aient conçu de bons appareils utilisés par de bons chirurgiens assistés par de bonnes infirmières dans des locaux parfaitement entretenus par de bons agents de service, le tout étant géré par de bons administratifs utilisant au mieux le fruit d’un impôt égalitairement réparti. Au final, un mauvais chirurgien devrait toujours être moins respecté qu’une mauvaise aide-soignante car : La seule hiérarchie acceptable est celle des compétences Si on admet ce paradigme, l’échelle des salaires devrait être établie en fonction du niveau de formation des travailleurs et de leur efficacité évaluée en temps réel dans la fonction qu’ils doivent remplir sans aucune systématique d’ancienneté. Le tout pourrait alors se situer dans une échelle allant de 1 à 5 (de 2000€ à 10000€) avec un niveau 1 permettant de vivre dignement. Les écarts de salaire actuels sont absurdes car aucun cadre n’a pas plus de temps et de valeur travail supérieur à 5 fois ceux des ouvriers ou des infirmières qui prennent leur poste à 5h du matin. Cet état d’esprit qui légitimerait la formation tout au long de la vie et l’implication au travail permettrait à tout jeune bien formé et motivé de gagner plus qu’un senior faisant le choix de moins s’impliquer au travail et d’attendre tranquillement une retraite bien méritée. Lever le pied avant la retraite avec une baisse de salaire n’est pas un drame car à cet âge les enfants sont élevés et les emprunts sont remboursés. L’évaluation annuelle de l’efficacité dans le travail ne devrait, bien sûr, pas être confiée uniquement à ceux qui coordonnent le travail mais à des commissions paritaires issues de tirages au sort annuels parmi les évaluateurs et les évalués de manière à tenir compte de la pénibilité du travail, des handicaps et des inévitables incidents de la vie.
Réponse 4268718
Quelles sont les discriminations les plus répandues dont vous êtes témoin ou victime ?
les écarts de salaire, l'héritage et les retraites
Réponse 4268719
Que faudrait-il faire pour lutter contre ces discriminations et construire une société plus solidaire et plus tolérante ?
Pour devenir riche il faut avoir drainé des richesses vers soi ; il faut donc que des sources en aient perdus ! La terre à laquelle nous extirpons ses ressources naturelles en perd tous les jours, le citoyen qui a travaillé pour acheter une babiole inutile ou un superbe écran plat animé par des programmes crétinisants en a perdu, l’employée de grande surface qui embauche à 5h du matin avec un contrat de travail qui commence à 6h pour ne pas lui payer d’heure de nuit en a perdu, le paysan qui vend son lait à perte en a perdu, le chercheur qui a travaillé sur l’amélioration des lasers qui permettent à son urologue de l’opérer du cancer de la prostate avec un supplément d’honoraire de 800€ après avoir bénéficié des formations et des résultats de la recherche publique en a lui aussi perdu... Je pourrais multiplier les exemples mais tu les connais aussi bien que moi. En termes d’éthique, le partage des richesses est hautement respectable alors que la cupidité qui se traduit par une accumulation éhontée de richesses et de biens est bassement abject. Tous ces riches qui se prennent pour des élites de la société ne sont en fait que des parasites qui se nourrissent du travail collectif des masses laborieuses. Sans les éliminer physiquement car ces sous hommes prédateurs sont néanmoins des êtres humains, s’ils sont incapables de comprendre que le partage des richesses est vital pour une société apaisée ils doivent, comme Carlos Ghosn passer par la case prison. Faire croire que les possédants vont faire spontanément ruisseler leurs richesses pour irriguer les terrains arides relève mon cher Manu d’une naïveté infantile. Les riches catholiques, pour s’absoudre de leurs péchés (employés au noir, évasion fiscale,...) et s’assurer une place confortable au paradis font souvent preuve de générosité auprès de quelques démunis judicieusement choisis qui peuvent ensuite manifester de la gratitude en rendant de petits services à leurs bienfaiteurs... Ces gens-là qui ne pensent pas beaucoup plus loin que le bout de leur nez, rechignent à payer des impôts pour assurer le bon fonctionnement des hôpitaux mais ils offriront un magnifique ballotin de chocolats fins à l’infirmière sous payée lorsqu’ils sortiront d’un séjour à l’hôpital. Mon cher Manu, si tu veux apaiser la France et augmenter le « Bonheur Intérieur Brut » (BIB) des Français il est vital de faire disparaitre les inégalités criantes car ce sont elles qui engendrent la violence. J’ai vécu au Brésil pour mes travaux de recherche; ce pays qui pourrait être un paradis s’enfonce dans une spirale infernale à cause des inégalités. J’ai toujours fait remarquer à mes amis Brésiliens que le confort budgétaire était illusoire dans un pays où les enfants doivent être protégés pour se rendre de leur maison surveillée par des gardes armés à l’école privée ou au club de sport réservé aux classes aisées. Quand les riches comprendront que leur sécurité et leur liberté dépend de leur aptitude à ouvrir les vannes du ruissellement des richesses ils gagneront en respectabilité et en sécurité... La retraite : Cette vilenie qu’est la vieillesse atteint toute les couches de la société mais dans les systèmes capitalistes elle frappe souvent plus durement les manants que les princes qui ont eu une vie active plus agréable et plus de moyens pour rendre le troisième âge moins insupportable. Dans une société équitable, les cotisations devraient rester proportionnelles aux revenus mais l’assistance aux ainés devrait être identique pour tous comme le sont déjà les indemnités maladies de la sécurité sociale. Cette retraite universelle devrait permettre à tout être humain de finir ses jours dans un EPADH. Les plus aisés qui auront amassé de l’argent auront toujours des conditions meilleures que celles des plus pauvres mais la dignité humaine serait néanmoins respectée. L’héritage : Mon cher Manu, tu mets en exergue, à juste titre, la valeur travail ce qui justifie des écarts de salaire allant de 1 à 5 pour récompenser ceux qui travaillent plus et mieux. A l’opposé, l’héritage qui arrive comme des cheveux sur la soupe ne récompense que ceux qui ont la chance d’être nés dans une famille plus ou moins aisée. Les héritiers de famille fortunée ont déjà pu bénéficier, dans leur jeunesse, de nombreux avantages liés à leur pedigree : formations, stages à l’étranger, relations,... ils ont donc plus de facilité à trouver un travail gratifiant. Toutes les valeurs ajoutées (argent et biens immobiliers) qui tombent dans l’escarcelle des héritiers devraient être imposées comme les ressources issues du travail avec la possibilité d’étaler le paiement sur plusieurs années. Si l’imposition est trop lourde pour pouvoir garder le chalet à Courchevel, l’appartement à Paris et la villa au cap nègre, il est toujours possible de vendre l’un des trois pour payer l’imposition sur les autres. L’héritage n’est pas un dû mais un luxe ! Epilogue : Sans entrer dans le détail mais en se limitant à une vision globale, notre planète et ses habitants souffrent de trois grands problèmes : - La dégradation de notre environnement planétaire - les inégalités salariales - les inégalités géographiques Le grand responsable de ce désastre annoncé, c’est la recherche effrénée de l’enrichissement prônée par le capitalisme productiviste et le libéralisme sauvage. Tout président de la république aspire à laisser une trace dans l’histoire de son pays ; par pitié mon cher Manu, ne reste pas dans l’histoire comme le président des riches, ne rate pas l’occasion de devenir celui qui ferait de la France le pays qui a amorcé la libération des peuples de l’immonde pieuvre capitaliste et de la chimérique croissance.
Réponse 4268720
Pensez-vous qu'il faille instaurer des contreparties aux différentes allocations de solidarité ?
- Oui
Réponse 4268721
Si oui, lesquelles ?
travaux d'intérêt général
Réponse 4268722
Y a-t-il d'autres points sur la démocratie et la citoyenneté sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
Les « gilets jaunes » arrivent quand s’indigner ne suffit plus ! L’indignation traduit une certaine prise de conscience des dysfonctionnements majeurs de la société du 21ème siècle mais cet état d’âme cher aux intellectuels honnêtement nantis engendre très peu d’actions collectives susceptibles d’améliorer les comportements sociétaux. Les indignés mettent en lumière les injustices sociales sans imaginer un seul instant qu’ils pourraient renoncer à quelques privilèges, même petits, pour enclencher un mécanisme de partage solidaire. L’indignation n’est finalement qu’un exutoire stérile pour un ensemble de ressentis dérangeants et un brin culpabilisants ; c’est ainsi une occasion de se donner bonne conscience en s’offusquant du comportement des autres sans remettre en cause son petit confort égocentrique. Quand le fascisme Hitlérien terrorisait l’Europe, aurait-il suffit de s’indigner pour l’éradiquer ? Le libéralisme débridé, bête immonde d’aujourd’hui, est beaucoup plus sournois car sa férocité est légitimée par des lois qui protègent plus un système économique monstrueusement injuste que les faibles qui en sont les victimes. Quand un représentant syndical séquestre ou déchire la chemise d’un cadre complice d’une opération de suppression d’emplois, il est présenté comme un infâme terroriste alors qu’il ne fait que s’opposer à un collaborateur du système capitaliste impitoyablement violent. Selon les lois du 3ème Reich, les résistants étaient eux aussi d’abominables terroristes et pourtant.... Je crains fort mon cher Manu que ton passé à la banque Rothschild, ta croyance dans la croissance et tes boulettes oratoires insidieusement dédaigneuses te placent dans la position d’un collaborateur du capitalisme face aux nouveaux résistants que sont les gilets jaunes qui n’ont rien à perdre. Ta posture Gaullienne en perd toute sa substance car ce n’est pas un collaborateur de l’ancien monde capitaliste que les Français attendaient mais un homme visionnaire capable de mettre en marche une France initiatrice d’un nouveau monde basé sur le respect de l’environnement de la solidarité et du partage entre les hommes. Tu n’es pas, bien sûr, l’unique responsable de la situation actuelle, tu n’as fait que verser la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et « mis le feu aux poudres » ce qui est pourtant paradoxal !... En homme intelligent, tu pourrais marquer l’histoire et contribuer à faire de la France le pays qui a remisé le capitalisme sauvage aux oubliettes et montré la voie pour que « make the planet great again » ait un sens. Pour sortir par le haut de la crise actuelle et ne pas devenir le Pétain du 21éme siècle tu pourrais être aux gilets jaunes ce que de Gaulle fut au résistants : un chef structurant. Les opinions des gilets jaunes souvent basées sur des visions individuelles très ponctuelles ne prennent pas suffisamment en compte la globalité des problèmes. Pour transformer cette explosion de colère parfaitement légitime en big-bang initiateur d’un nouveau monde il faut un homme doté d’une pensée systémique capable d’appréhender la globalité d’un problème complexe pour trouver une solution originale. Pour chercher un travail il faut peut-être traverser la rue mais pour être créatif il faut toujours sortir des cadres conventionnels mon cher Manu. La pensée systémique ; La pensée systémique ou globale est une façon d'aborder la réalité qui a émergé au XXe siècle, par opposition à la pensée «réductionniste-mécaniste» héritée de philosophes de la Révolution scientifique du XVIIe siècle, tels que René Descartes, Francis Bacon et Isaac Newton. La pensée systémique ne nie pas la rationalité scientifique mais estime qu'elle n’est pas adaptée à la résolution de problèmes complexes qui font intervenir un ensemble de systèmes interconnectés et des paramètres humains difficilement quantifiables. C'est là un paradigme émergent dont les promoteurs sont des scientifiques, des chercheurs, des philosophes et des intellectuels de divers domaines. Par définition, d'ailleurs, la pensée systémique implique l'interdisciplinarité. On peut résumer la pensée systémique sous la forme : Pour être efficace, il faut penser globalement et agir localement Dans la crise actuelle, mon cher Manu, tu penses globalement et tu tentes d’agir globalement avec des zombis frais émoulus de l’ENA mais déconnectés des réalités du terrain et ça ne fonctionne pas. De leur côté les gilets jaunes qui pensent localement avec l’espoir de pouvoir agir globalement n’iront pas très loin. Les corps intermédiaires pourraient servir de relais entre la pensée globale et les revendications locales mais tu les as anesthésiés... L’école, imprégnée de cartésianisme, habitue les enfants à résoudre des problèmes simples et leur donne l’impression que tout problème possède une solution unique. L’apprentissage de ces boîtes à outils qui est nécessaire dans les cycles élémentaires devrait être complété par des projets transdisciplinaires qui font intervenir un ensemble de problématiques interconnectées. Dans ce contexte le développement de l’algorithmique, base du traitement numérique des problèmes, semble plus formateur que les calculs analytiques formels auxquels les étudiants actuels sont formés. La réforme actuelle des programmes des lycées est une hérésie car la spécialisation précoce ne permet pas de structurer une pensée systémique. Dans un monde en mutations rapide et plein d’incertitudes, les spécialistes sont avant tout des infirmes incapables de résoudre des problèmes multifactoriels complexes. Les pauvres économètres férus de mathématiques mais ignorants des grandes lois de la nature et de l’esprit humain pompent comme des Shadocks dans un univers artificiel qui s’effondre régulièrement mais qu’ils reconstruisent à l’identique car ils sont incapables de modifier leur logiciel obsolète basé sur cette hérésie qu’est la croissance.