Contribution n° 234404
- Consultation
- Grand Débat national
- Questionnaire
- Grand Débat - Démocratie & citoyenneté
- Auteur
- Auteur #215361
- Date
Réponse 4270018
En qui faites-vous le plus confiance pour vous faire représenter dans la société et pourquoi ?
En personne, étant donné que les personnes appelées à "représenter" (je parle ici des élu.e.s) sont de parfait.e.s inconnu.e.s (on peut trouver leur nom sur internet certes, mais qu'en faire ?). Se "faire représenter" sans jamais être invité.e à tenir soi-même pendant une période le rôle d'un.e élu.e incite à une passivité qui aboutit (dans mon cas du moins) à une incompréhension presque totale de la légitimité de "la représentation".
Réponse 4270020
Si oui, à quel type d'associations ou d'organisations ? Et avec quel rôle ?
Il faudrait déjà que je sache à qui fait référence les termes génériques d'"association" et d'"organisation syndicale/professionnelle". Que ces organisations, entre autres, aient le pouvoir de proposer des lois et d'en "voter" peut constituer une idée, mais là aussi se pose la question de savoir qui elles représentent (quels intérêts), et comment (dans une association de 10 000 bénévoles, qui aura le pouvoir de faire entendre son point de vue ?).
Réponse 4270021
Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?
- dès l'école, que les enfants soient éduqués à l'idée qu'ils ont la possibilité d'agir sur ce qui les concerne et les entoure - leur donner cette possibilité (ateliers-philo, assemblées des enfants, possibilités de mener des projets ayant pouvoir de décision sur ce qui se passe à l'école par exemple la gestion du pain à la cantine, formation des professeurs et animateurs/trices) - tout au long de la scolarité, travailler avec eux de manière active sur les possibilités qu'ils auront de participer aux décisions politiques (ne pas se contenter de faire apprendre des schémas d'institutions et de faire une visite au Sénat par-ci par-là) et prendre en compte au présent leurs questionnements dans les discussions/décisions politiques - que chaque citoyen adulte soit précisément informé de ses droits et ses devoirs et des mécanismes précis de "représentation" (comment créer un lien quand malgré la scolarisation et de longues études supérieures, tout cela reste absolument abstrait ?) - que chacun.e soit mis en situation d'élu.e (tirage au sort) et que des conditions pour pouvoir assurer cette fonction avec sérénité soient remplies (paie pour compenser) - que les élu.e.s ne le soient pas à plein temps (que cela ne soit pas leur emploi principal) - que cette charge reste temporaire et ne s'étale pas sur des dizaines d'années - que les élu.e.s du moment viennent en chair et en os vers les personnes qu'ils "représentent" (mais avec les mesures citées précédemment la frontière entre élu.e et non-élu.e devrait s'amoindrir), qu'ils organisent très régulièrement des rencontres (de même, la participation des citoyens pourrait être payée pour que ceux que tout le monde puisse prendre ce temps) pour discuter et que ces discussions aboutissent à une réelle prise en compte de l'avis des citoyen.ne.s dans les décisions ("vote" e plusieurs fois, quantitatif mais aussi qualitatif, à réfléchir)
Réponse 4270022
Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :
- Une bonne chose
Réponse 4270023
Pourquoi ?
Cela évite que divers pouvoirs se concentre en une même personne.
Réponse 4270024
Que faudrait-il faire pour mieux représenter les différentes sensibilités politiques ?
Eviter d'attendre que des personnes soient obligées de casser des vitrines et brûler des immeubles pour instaurer des discussions, même si les discussions occasionnent toujours le risque d'entendre des propos extrêmes ou violents. Essayer de comprendre comment cette violence s'est construite au lieu de la condamner de manière extrêmement simpliste. Ne pas réduire ces personnes seulement à des "casseurs" et des "criminels"qui agissent pour leur plaisir individuel, en les chosifiant, mais reconnaître que leurs actions sont sans doute aussi le produit de problèmes politiques d'une autre échelle. Est-ce que cela est juste de dire d'un.e élu.e qu'il/elle est seulement un profiteur/une profiteuse (puisqu'on dit que les élu.e.s ont des avantages) ? Les choses sont sans nul doute plus complexes aussi pour "les casseurs" dont on ne connaît d'ailleurs ni l'identité ni l'histoire.
Réponse 4270025
Si oui, lesquels ?
Je ne sais pas. D'un côté leur multiplication entraîne sans doute un éparpillement, de mauvaises communications, un sentiment d'inutilité. Mais de l'autre un nombre trop réduit peut concentrer trop de pouvoir en un même groupe. Une idée est de créer des conditions pour que tout le monde puisse être élu.e un jour et soit en condition de peser dans les décisions de ses "élu.e.s" pour que les frontières élu.e/non-élu.e existent le moins possible.
Réponse 4270026
Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?
Idées précédentes. Eviter tout le marketing autour de la participation et la mettre en place réellement en faisant en sorte que des discussions à ce sujet existent au-delà de ce "grand débat".
Réponse 4270027
Faut-il prendre en compte le vote blanc ?
- Oui
Réponse 4270028
Si oui, de quelle manière ?
Si un pourcentage élevé (à définir avec les autres...) de personnes votent blanc, aucune décision ne peut se prendre mise à part celle de redéfinir les règles de vote et/ou le contenu des choses qui faisaient l'objet du vote. Des outils sont à penser pour éviter le blocage.
Réponse 4270029
Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?
"
Réponse 4270030
Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?
- Je ne sais pas
Réponse 4270031
Que faudrait-il faire pour consulter plus directement les citoyens sur l'utilisation de l'argent public, par l'Etat et les collectivités ?
Des réunions obligatoires, rémunérées et régulières où les citoyen.ne.s sont informés de manière très précise, proposent et décident des manières dont est utilisé l'argent qu'ils versent. Avant cela, une période de formation/préparation. Un outil technologique qui permet de suivre le trajet et le résultat de ses versements (être invité là ou in fine il a été utilisé).
Réponse 4270032
Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?
Aucune idée car je ne sais pas ce qu'est ce Conseil ni véritablement le rôle que joue déjà le Sénat.
Réponse 4270033
Faut-il les transformer ?
- Oui
Réponse 4270034
Si oui, comment ?
Commencer par faire devenir chaque citoyen sénateur/trice au moins une fois avant un certain âge pour se rendre compte d'en quoi consiste cette fonction.
Réponse 4270035
Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?
Quelles sont ces valeurs ? Est-ce que les personnes qui en sont garantes (élu.e.s notamment) les respectent ? Commencer par se demander et discuter de ce que veut dire "République" (alors que beaucoup des valeurs qui lui sont associées ne sont pas respectées voire remises en cause), cesser de faire croire qu'il s'agit d'une évidence (cela se construit, se discute dans le temps), sinon c'est l'impasse (incompréhension) assurée.