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Cahier de doléances

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Contribution n° 416643

  1. Quelles sont toutes les choses qui pourraient être faites pour améliorer l'information des citoyens sur l'utilisation des impôts ?

    - Information annuelle pour chaque bénéficiaire de la redistribution (bénéficiaire d’aides et de prestations de toutes natures.. RSA, Ass, Aspa, Apl, chèque énergie, chèque aide complémentaire santé…) du montant total ainsi perçu, avec indication de ce que ce montant provient des impôts collectés, notamment auprès de ceux, cette minorité dans ce pays, qui par leur travail et leurs compétences, acquittent l’impôt sur le revenu...

  2. Que faudrait-il faire pour rendre la fiscalité plus juste et plus efficace ?

    1-Les revenus de transfert ( redistribution) ne sont généralement pas pris en compte pour la détermination de nouveaux droits. L’ouverture de la plupart des avantages, droits et prestations, est appréciée généralement sur la situation fiscale : imposable, non imposable, ou sur le revenu fiscal de référence. La nature des revenus diffère aussi selon les prestations. Pour une parfaite égalité et en justice, c’est le revenu effectivement disponible qui devrait être pris en compte ( revenu primaire + revenu de transfert – prélèvements obligatoires). Ainsi un actif percevant la prime d’activité ( non imposable) l’APL ( non imposable) et d’autres prestations ou avantages non imposables, se trouverait dans la même situation qu’une personne ayant une rémunération un peu plus élevée, mais du coup ne pouvant bénéficier d’aucune de ces aides et au surplus devant payer une petite cotisation à l’impôt sur le revenu. 2-Qu’il soit mis un terme au principe de l’imposition sur l’imposition. P.ex La taxe foncière et la taxe d’habitation devraient être exclues de la base d’imposition à l’impôt sur le revenu. Tout comme la CSG dont une forte proportion n’est pas déductible. Il en va de même des taxes sur taxes que l’on retrouve notamment dans les factures d’électricité…

  3. Quels sont selon vous les impôts qu'il faut baisser en priorité ?

    La situation des finances publiques du pays ne permet pas d’envisager une baisse de la ressource. Surtout après le coût total, direct et indirect, des opérations menées par le mouvement récent de revendications. Il faut par contre s’interdire toute nouvelle hausse des prélèvements, y compris sur la classe moyenne supérieure, qui supporte déjà l’essentiel du poids des contributions, notamment par l’impôt sur le revenu, et qui participe beaucoup à la redistribution.

  4. Afin de financer les dépenses sociales, faut-il selon vous...

    • Reculer l'âge de la retraite

    Autre : voir plus bas

  5. Pour quelle(s) politique(s) publique(s) ou pour quels domaines d'action publique, seriez-vous prêts à payer plus d'impôts ?

    Aucune. Le taux des prélèvements publics a atteint des limites. Il faut pour dégager de nouvelles ressources, faire des économies sur la dépense publique qui devrait être nettement mieux maîtrisée, y compris en ce qui concerne le train de vie de l’Etat, et lancer une politique ambitieuse et déterminée de l’emploi

  6. Y a-t-il d'autres points sur les impôts et les dépenses sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    1-que cessent les atteintes portées au contrat intergénérationnel. Ce qui implique la revalorisation automatique des pensions de retraite en fonction de l’inflation. Les pensions de retraite ne doivent pas être une variable d’ajustement des choix budgétaires. Les retraités ont payé, par leurs cotisations durant leur vie active, la retraite de leurs anciens, sans rechigner. Cette génération au pouvoir a porté atteinte à ce pacte. La confiance est rompue. Il faut que le principe de l’indexation des retraites ( de toutes les retraites) sur l’inflation soit inscrit dans la Constitution. 2- que cesse toute politique qui consiste à opposer les Français les uns aux autres. Il y a aujourd’hui une tendance manifeste à créer des antagonismes entre contribuables. Ainsi, le sort des 20% des contribuables qui supportent encore la taxe d’habitation ne cesse d’être remis en cause. Que vaut une démocratie quand une minorité subit un matraquage fiscal ? 3- Ceux des retraités qui sont au nombre de ces 20%, font aussi partie de ces 30% des retraités pour lesquels l’augmentation du taux de CSG a été maintenue ! Pour la suppression de l’augmentation de la CSG pour tous les retraités. Ces 30% ont travaillé tout aussi durement, sinon plus, que les autres. Une mesure intermédiaire, plus juste, aurait pu être acceptée par ces derniers : l’application du taux réduit sur la tranche de pension de retraite inférieure à 2 000 € et l’application du taux majoré sur la tranche supérieure. Ce système progressif aurait permis d’éviter les sérieux écueils que l’application du dispositif réserve à ceux qui sont aux limites du plafond retenu. 4-Autre solution pour financer les dépenses sociales : La seule solution sérieuse est l’emploi. Aujourd’hui, le débat et les revendications violentes, visent le partage des richesses nationales. Autrement dit, savoir dans quelles poches on va puiser et dans lesquelles on va répartir cela. Ceux qui par leur mérite et leur travail acharné disposent de revenus raisonnables ont tout à craindre. Personne, ou si peu, ne met la revendication sur l’emploi, sur la création d’emploi, seule manière d’accroitre les richesses nationales, et de résoudre bien des difficultés, individuelles comme collectives. La mission première de toute politique dans ce pays sinistré au niveau de l’emploi, n’est pas de ponctionner le revenu des retraités, mais de tout mettre en œuvre, absolument tout, pour remettre cette France au travail. Et s’il devait y avoir un grand débat national c’est bien sur ce thème qu’il aurait dû porter. L’emploi est la seule et unique solution pour sauver ce pays qui court à grands pas au chaos