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Cahier de doléances

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Contribution n° 417739

  1. Quelles sont toutes les choses qui pourraient être faites pour améliorer l'information des citoyens sur l'utilisation des impôts ?

    Actuellement, un nombre important de citoyens ne raisonne plus sur un plan rationnel, mais émotionnel. Il est donc inutile de chercher des solutions rationnelles, puisque les deux ne peuvent dialoguer ensemble. A mon sens, il est nécessaire de créer un choc émotionnel fiscal, en annonçant une remise à plat complète de notre fiscalité, qui est devenue complexe et illisible (donc perçue comme injuste car élitiste, puisque seuls ceux qui "savent" peuvent limiter leur imposition". On a un temps parlé de la fusion de l'IRPP et de la CSG et la CRDS. Ce pourrait être une ébauche de solution. Mais il s'agit surtout de définir un calendrier précis, concerté, et tenable dans une mandature. Faute de quoi, rien n'avance.

  2. Que faudrait-il faire pour rendre la fiscalité plus juste et plus efficace ?

    Il faut repenser complètement notre système fiscal. Il est trop complexe : IRPP, IFI, CSG, CRDS, taxe d'habitation (quelle pitoyable communication sur sa suppression !), taxe foncière, droits de succession, TIPP, TVA, taxes sur le tabac et les alcools, prélèvements sociaux, etc... La liste n'est probablement pas exhaustive, et c'est sans compter la fiscalité sur les entreprises. Pour que l'impôt soit perçu comme juste et efficace, il faut que chacun le paie de manière équitable selon ses revenus. Le problème, c'est que les gouvernements se servent de la fiscalité pour diriger l'action publique, au travers des niches fiscales : il faut favoriser l'investissement dans les DOM TOM ? un niche. Le logement neuf ? une niche. Sauvegarder le patrimoine ? une niche. Et ainsi de suite. Résultat, l'impôt n'est plus équitable. Et ce manque à gagner est-il aussi productif que prévu ? Quel instrument mesure l'efficacité de ces niches fiscales ? A mon sens, il faut simplifier le nombre d'impôts pesant sur les ménages. Je n'ai pas dit baisser nécessairement, mais réduire le nombre donnerait déjà le sentiment de ne pas être taxé à tous les échelons. Cela paraît possible dans la mesure où, en FRANCE, les impôts ne sont pas affectés à une dépense. Je pense qu'il faut une taxation sur les revenus, quelle que soit leur nature. avec une assiette large, et un nombre accru de tranches. Pour la dernière tranche, il serait donné la possibilité soit de payer l'impôt, soit d'investir dans des PME innovantes l'équivalent de l'impôt relatif à cette dernier tranche. Je préconiserais le relèvement des abattements des droits de succession en ligne directe. En effet, les parents qui ont supporté des charges d'emprunt pour se constituer leur patrimoine, ont de ce fait amputé leur pouvoir d'achat et donc quelque part, les enfants ont, eux aussi, payé indirectement les choix de leurs parents. Par contre, pour éviter les effets de rente, il faudrait au contraire renforcer les droits de succession pour le patrimoine transmis à la génération suivante (pour illustrer : M. et Mme X, à leur décès, transmettent leur résidence principale à leur fille Y, en franchise de droits. La fille Y, au cours de sa vie, n'acquiert pas de patrimoine. A son décès, ses deux enfants paient des droits de succession majorés sur le patrimoine constitué à l'origine par leurs grands parents).

  3. Quels sont selon vous les impôts qu'il faut baisser en priorité ?

    Pour moi, la question est idiote : dans un pays en déficit structurel comme le nôtre, la question de la baisse des impôts ne peut s'envisager sans la baisse de la dépense publique. Or, ce qui exaspère bon nombre de citoyens, c'est que la pression fiscale est importante, et pourtant, le sentiment qui prévaut est que les services publics, en nombre comme en qualité, régressent. Il faut surtout mieux dépenser l'argent du public. Et éviter les dépenses somptuaires (avions nous vraiment besoin d'accueillir les jeux olympiques à PARIS, ce qui va encore renforcer la prééminence de ce territoire, en le faisant subventionner par les impôts de tous ?)

  4. Afin de financer les dépenses sociales, faut-il selon vous...

    Autre : Réponses trop simplistes face à un problème complexe.

  5. S'il faut selon vous revoir les conditions d'attribution de certaines aides sociales, lesquelles doivent être concernées ?

    Il faudrait déjà que le versement des aides soit fait directement par les organismes sociaux, en fonction des informations données par tous les contribuables. Aujourd'hui, certaines personnes ne touchent pas les aides auxquelles elles peuvent prétendre, faute de le savoir. Donc une fois par an minimum et au fil de l'eau, les événements affectant la vie des citoyens seraient collectés et le versement de leurs aides serait adapté quasiment en temps réel. Là encore, il serait souhaitable de réduire le nombre d'allocations (je n'ai pas dit le montant) pour éviter de donner l'impression que la population des "assistés" bénéficie de multiples aides. Il conviendrait de mettre en place un revenu de complémentarité unique.

  6. Quels sont les domaines prioritaires où notre protection sociale doit être renforcée ?

    Les personnes âgées, les familles mono-parentales, les personnes en situation de handicap

  7. Pour quelle(s) politique(s) publique(s) ou pour quels domaines d'action publique, seriez-vous prêts à payer plus d'impôts ?

    Il y a un zeste de provocation dans la question. Comme déjà dit, le budget de l'état n'est pas affecté. Des lors, il est impossible de mesurer que telle fiscalité aura bien été affecté à telle dépense. Donc en l'état actuel, vu le "ras le bol" fiscal ressenti, il faut se garder d'augmenter la fiscalité.

  8. Y a-t-il d'autres points sur les impôts et les dépenses sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    La représentation nationale doit gagner suffisamment pour limiter le risque de corruption. Toutefois, les avantages éventuels doivent cesser à la fin de la fonction. Que deviennent les préconisations des rapports des Cours des Comptes ? Tous les ans, ceux-ci mettent en exergue la gabegie qui règne, sans que l'on ait la sensation que les choses bougent.