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Cahier de doléances

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Contribution n° 419200

  1. Quelles sont toutes les choses qui pourraient être faites pour améliorer l'information des citoyens sur l'utilisation des impôts ?

    Il faut publier le rapport PERRUCHOT qui avait été fait en 2012 à la fin du mandat de Nicolas Sarkozy et qui montrait que les syndicats coûtaient environ 4 milliards d'euros par an aux contribuable français en cumulant les syndicats de salariés et les syndicats patronaux. Les citoyens prendront ainsi conscience que les grèves à la SNCF qu'ils aiment tant sont financés massivement par leurs impôts. Cela permettra aussi de planifier rapidement une économie de 4 milliards d'euros dans le budget de l'État et la naissance d'un nouveau syndicalisme financé réellement par les citoyens eux-mêmes, réellement au service du bien commun et sans perfusion d'argent public.

  2. Que faudrait-il faire pour rendre la fiscalité plus juste et plus efficace ?

    Je ne dirais pas que la fiscalité en France est injuste. Elle est surtout illisible et trop compliquée ce qui nécessite des milliers de fonctionnaires pour gérer cette complexité inutile. Il faut avant tout FAIRE DES ÉCONOMIES en réduisant le nombre de taxes ainsi que le nombre de fonctionnaires associés à la gestion desdites taxes. Suivant les sources, il y a entre 200 et 1000 taxes différentes et en réalité, personne ne sait et c'est bien là le problème ! On pourrait décider de supprimer purement et simplement 50% des taxes qui rapportent le moins ainsi que le personnel attaché à la gestions desdites taxes. Voilà un choc de simplification qui serait très bon.

  3. Quels sont selon vous les impôts qu'il faut baisser en priorité ?

    Je ne sais pas bien dire quels impôts il faut baisser en priorité mais ce qui est sûr c'est que, GLOBALEMENT, LES IMPÔTS DOIVENT BAISSER car la France détient le triste record du taux d'imposition sans que pour autant nous ayons le record du meilleur service. L'État n'a plus les moyens d'assurer la sécurité, le nombre d'élèves qui sortent du système scolaire sans savoir lire, écrire et compter augmente d'année en année, etc. La question à se poser est OÙ BAISSER LES DÉPENSES?

  4. Afin de financer les dépenses sociales, faut-il selon vous...

    • Revoir les conditions d'attribution de certaines aides sociales
  5. S'il faut selon vous revoir les conditions d'attribution de certaines aides sociales, lesquelles doivent être concernées ?

    Il faut une stricte égalité de traitement entre tous les citoyens. Les régimes dits « spéciaux » d'un certain nombre de fonctionnaires ou assimilés sont une injustice vis-à-vis de tous les autres qui n'ont pas de privilèges particuliers. Il n'y a aucune raison que, pour certaines personnes, on calcule la retraite sur la base des 25 meilleures années et que pour les fonctionnaires on ne prenne que 6 mois. Pour 1 euro cotisé, le droit à la retraite doit être le même pour tous, même reversion, même âge de départ, mêmes règles de calcul. La règle générale c'est : PAS DE PRIVILÈGES. Je suis toutefois d'accord pour avoir un régime « spécial » pour des personnes qui ont PRIS UN RISQUE pour défendre la FRANCE : militaire sur terrain de combat, pompier qui va au feu, gendarme qui va dans les cités que l'État a désertés et qui se prend des projectiles. Bref, des métiers que peu de gens veulent faire. J'ajouterai volontiers à cette liste, À TITRE TEMPORAIRE, le métier de professeur dans des zones à risques où personne ne veut aller et où les pauvres professeurs en question se font souvent insulter, voire menacer d'être atteints dans leur intégrité physique. Cette exception pour les professeurs serait temporaire tant que l'éducation nationale n'a pas fait le nécessaire pour soutenir ses professeurs et faire en sorte que ce métier ne soit plus « à risque ».

  6. Pour quelle(s) politique(s) publique(s) ou pour quels domaines d'action publique, seriez-vous prêts à payer plus d'impôts ?

    Je ne suis pas prêt à payer « plus » d'impôt mais je suis favorable à ce que: 1)la part qui va vers l'ordre public et la défense augmente. On voit dramatiquement à travers les casseurs infiltrés dans le mouvement des gilets jaunes que l'État n'a plus les moyens d'assurer la sécurité. 2)la part qui va vers l'éducation nationale baisse car le classement Pisa montre que globalement les résultats de l'éducation nationale sont très décevants en regard de l'argent qu'on y a dépensé. L'état doit se désengager de la gestion des écoles en créant un « CHÈQUE ÉDUCATION » qui permet aux élèves de s'inscrire dans l'école de leur choix, public ou privée. Le nombre d'écoles privées doit augmenter pour alléger d'autant les dépenses gérées directement par l'État. L'éducation nationale doit garantir un niveau à travers des examens nationaux et inspecter les écoles pour s'assurer qu'il n'y a pas de violences, de radicalisation, etc. mais ce n'est pas à elle de dispenser les cours aux élèves. D'une certaine manière, l'éducation doit fonctionner comme le système de santé où des cliniques soignent les gens sans forcément que la gestion soit faite par l'État. Il faut permettre à toutes les écoles privées qui veulent de se créer car elles coûtent moins cher à la société.

  7. Y a-t-il d'autres points sur les impôts et les dépenses sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Je suis surpris par le ton général de ce questionnaire qui ne sollicite que des avis sur des dépenses alors que le but est de faire des économies. Tous les gouvernements qui se succèdent ont une imagination débordante pour créer de nouveaux impôts et des dépenses nouvelles. Alors que la question est comment moins dépenser et mieux dépenser. L'argent des citoyens doit être dépensé pour le bien commun et non pour des intérêts particuliers ou corporatistes. Il y a par exemple en ce moment un certain nombre de gens au gouvernement qui souhaitent faire voter la PMA pour toutes les femmes et le rembourser par la sécurité sociale. On rembourse la PMA pour les femmes qui ont un problème de stérilité et là c'est bien la vocation de l'État car il s'agit d'un problème de santé. Mais de là à financer la PMA pour des femmes qui ne sont pas stériles au motif que ces saintes-nitouches ne veulent pas avoir de rapports sexuels avec un homme, il ne faut pas exagérer. C'est fou ! Demain, est-ce qu'on va rembourser par la sécurité sociale les gens qui veulent manger du canard à l'orange au motif que le poulet les dégoûtent ? Il faut arrêter ces dépenses idéologiques folles qui, au motif de faire plaisir à des lobbys pour cause de promesses électorales hasardeuses, ruinent la France. Les citoyens doivent pouvoir contrôler la dépense publique et au besoin se porter partie civile pour juger les gaspilleurs. Les rapports de la Cour des Comptes s'entassent les uns après les autres sans aucun effet si ce n'est de payer les rapporteurs à faire du papier et à alimenter les articles de journaux. C'est un scandale. Les décideurs de gaspillage public doivent être traduits en justice par les citoyens. En matière fiscale, je trouve que le système permettant aux citoyens de déduire les dons aux oeuvres de leur feuille d'impôt est excellent car cela permet 1)à l'État de se concentrer sur ses missions premières en "déléguant" à des associations tout un tas d'activités que l'État ne saurait pas gérer correctement 2) aux citoyens de choisir la destination de leurs dons 3)de développer tout un tissu associatif qui est très sain. Beaucoup d'associations vivent à la fois d'argent donné par leurs membres et de subventions gouvernementales. Dans toutes les associations ou mouvements que l'État subventionne il faudrait supprimer la majeure partie des subventions qui sont destinées à la vie des membres de l'association elle-même au sens où ce n'est pas du rôle de l'État de subventionner des intérêts particuliers ou corporatistes. C'est à ce titre que les syndicats n'ont plus lieu d'être financés par l'État car ils défendent les intérêts des syndiqués eux-mêmes mais pas tout le monde. De même pour les associations de joueurs de boules, de philatélie, ou autre. En revanche, les subventions peuvent être maintenues pour les associations qui jouent un rôle de service public : restos du coeur, secours catholique, secours populaire, préservation du patrimoine, recherche contre le cancer, etc. Ces subventions sont beaucoup plus « normales » au sens où c'est normalement l'état qui devrait assurer les tâches de ces associations. J'ai bien conscience qu'en supprimant la majeure partie des subventions, beaucoup d'associations ou de mouvements seraient ruinés, ce qui n'est pas le but. En contrepartie de l'économie que ferait l'État en supprimant ces subventions, l'État pourrait créer un "chèque associatif" que les citoyens auraient la possibilité de dépenser dans une ou plusieurs associations ou syndicats comme ils le veulent. Les citoyens retrouveraient ainsi la possibilité de choisir la destination des fonds car c'est avant tout leur rôle de faire ce choix et pas à l'État.