Contribution n° 419751
- Consultation
- Grand Débat national
- Questionnaire
- Grand Débat - Fiscalité & dépenses publiques
- Auteur
- Auteur #106855
- Date
Réponse 5365579
Que faudrait-il faire pour rendre la fiscalité plus juste et plus efficace ?
Je suis partisan de supprimer l'IFI et de rejeter toute imposition sur le capital, qui ne sont que discrimination et brimade (par le coût et par les corvées déclaratives et d'évaluation) à l'encontre de beaucoup qui n'ont du reste pas cherché à spéculer et voient parfois malgré eux leurs bien prendre de la valeur, au point que, s'ils n'ont pas de revenus suffisants, eux ou leurs héritiers ne peuvent les garder ("syndrome de l'île de Ré"). La démocratie ne doit pas conduire à une brimade à l'encontre d'une minorité. La base est en outre arbitraire, virtuelle et fluctuante selon les cours, ce qui renforce l'aspect arbitraire. Il faut en outre déjà payer énormément d'impôts et de frais pour acquérir et conserver un patrimoine, et il n'y a aucune raison de devoir s'acquitter d'un impôt spécifique pour le conserver : c'et une atteinte au droit de propriété, Une telle imposition est en outre contre-productive pour bien des raisons. Elle n'a en rien résolu la situation des plus pauvres ni amélioré l'économie du pays. Elle ne s'harmonise pas avec les politiques fiscales de la plupart des pays d'Europe. Elle repose uniquement sur une idéologie de jalousie malsaine, qui consiste à trouver souhaitable un impôt … uniquement si ce sont les autres qui le payent! N.B. :cette position n'est pas dictée par ma situation personnelle, qui ne relève pas d'une telle imposition. La "justice fiscale" ne consiste pas à prendre sans cesse plus aux uns pour distribuer aux autres : il y a des limites à l'acceptabilité d'un tel concept qui sont fortement dépassées, au point que le système fiscal actuel est profondément injuste du fait du niveau d'imposition qui pèse sur les classes moyennes ou supérieures. La justice et l'efficacité fiscale supposent que chacun, à l'exception de ceux qui sont handicapés à divers titres, contribue de façon significative à l'impôt sur le revenu, de limiter cette imposition (contributions sociales comprises) à une tranche maximum de 30%, d'y réduire fortement la part de progressivité et de la remplacer par une "flat-taxe", de supprimer ou de réduire les taxes arbitraires (entre autres celles sur le carburant dont une petite partie seulement est utilisée en faveur des automobilistes, part qui devrait être fortement augmentée). Une fiscalité excessive sur le revenu a du reste de nombreux effets pervers contraires à l'intérêt général (entre autres fuite de cerveaux, dissuasion de s'investir, augmentation des tarifs de certaines professions pour compenser leur imposition de sorte que comme dans beaucoup de domaines c'est en définitive le consommateur qui paye in fine). Les impôts locaux (taxe d'habitation et impôts fonciers entre autres autres), doivent être déductibles des revenus pour le calcul de l'impôt sur ce dernier. Il est profondément iniquee de devoir payer des impôts sur des revenus qui n'en sont pas, puisqu'ils servent à payer d'autres impôts. Les récentes augmentations des impôts locaux, démesurées alors que de surcroît les revenus stagnent ou baissent, sont intolérables. Si la taxe d'habitation est supprimée, elle doit l'être simultanément pour tous. Il faut simplifier l'aberrant système de l'impôt sur le revenu, dont la complexité, que traduit le nombre impressionnant de cases d'une déclaration d'impôts, relève de la pathologie. Il faut aussi supprimer tous les effets de seuil, iniques et dont sont pourtant friands la plupart des décideurs politiques. Les impôts locaux doivent être plafonnés, et uniformisés pour une part importante. Il n'y aucune raison pour qu'ils varient fortement d'une localité à l'autre. Un droit de vote aux élections locales dans chacune des localités où il paye des impôts locaux doit être accordée à chaque citoyen concerné. Il est en effet injuste et contre-productif de devoir payer des impôts sans avoir de droit de vote sur la politique menée par ceux qui décident de leur fixation et de leur utilisation. Prétendre que c'est en "faisant payer les riches" que l'on augmentera le niveau de vie du plus grand nombre relève, à bien des aspects, d'un raisonnement sommaire, faux, et contre-productif, et là aussi d'une jalousie malsaine. Il est par contre impératif qu'une telle politique de modération fiscale soit associée à une réorganisation volontaire, sous l'impulsion d'un fort interventionnisme d'état dont c'est l'un des rôles fondamentaux, de la production de biens et richesses (au sens large) dans le pays, qui doit être développée de façon à ce que chacun participe à cette production et en tire un revenu décent. On ne peut distribuer des richesses que si on les produit! Or la politique conduite aujourd'hui se traduit par la perte de nombreux savoir-faire et équipements de production de biens, sans remplacement suffisant par d'autres activités productives, et par un aberrant niveau de chômage . Pour faire face à la concurrence mondiale, une importante réduction de la taxation des entreprises, et notamment de leur chiffre d'affaire, quitte à augmenter la TVA, contribuerait à un tel objectif. Il ne faut pas occulter que de toute façon les taxes sont répercutées sur les prix, et qu'en bout de chaîne c'est le consommateur qui les paye indirectement! Il faut parallèlement mettre fin aux énormes gaspillages, et à deux sources particulièrement (Cf. développement dans rubrique plus loin sur les propositions pour réduire les dépenses) : - l'absurde et ruineuse décentralisation , totalement injustifiée dans un petit pays comme la France, surtout à l'heure d'internet et des TGV. - l'inadmissible détérioration du système éducatif, dont l'efficacité est déplorable (c'est un ancien enseignant qui écrit et sait de quoi il parle) en raison de la démagogie qui y règne.
Réponse 5365580
Quels sont selon vous les impôts qu'il faut baisser en priorité ?
Impôt sur le revenu, taxes foncières, taxes d'habitation, taxes sur les carburants
Réponse 5365581
Afin de financer les dépenses sociales, faut-il selon vous...
Autre : Réorganiser l'économie par unbe polityique volontariste pour fournir à chacun un travail décent et contribuant effectivement à la production de richesses au sens large.
Réponse 5365582
Quels sont les domaines prioritaires où notre protection sociale doit être renforcée ?
Urgences dans les hôpitaux, SDF (leur fournir un emploi), personnes âgées.
Réponse 5365583
Y a-t-il d'autres points sur les impôts et les dépenses sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
Il faut mettre fin aux énormes gaspillages, et à deux sources particulièrement : - l'absurde décentralisation , totalement injustifiée dans un petit pays comme la France, surtout à l'heure d'internet et des TGV. Elle incite à de nombreuses dépenses en doublon, voire en triplette, à des dépenses de prestige inutiles (palais de région entre autres, dépenses de publicité), à une pléthore de dépenses inutiles ou néfastes (voirie notamment), à une concurrence entre régions coûteuse et nuisible à l'unité du pays et à l'égalité. - l'inadmissible détérioration du système éducatif, dont l'efficacité est déplorable (c'est un ancien enseignant qui écrit et sait de quoi il parle) en raison de la démagogie qui y règne. Il faut y être (raisonnablement) plus exigeant des élèves, notamment en quantité de travail et en mémorisation, cesser de traîner des élèves dans des formations dont beaucoup ne profitent que peu et qui affaiblissent fortement la qualité de l'enseignement pour ceux qui pourraient et voudraient en tirer profit. Il est également absurde de "traîner" en université un grand nombre d'étudiants dans des filières qui n'offrent pour la plupart qu'un faible bénéfice pour eux comme pour le pays. On pourrait réduire fortement le coût de l'éducation tout en améliorant beaucoup son efficacité. Il faut pour cela améliorer la rémunération des enseignants pour faciliter un recrutement de qualité, réduire leur nombre, utiliser mieux et plus largement les moyens pédagogiques offerts par l'informatique, mieux orienter les élèves qui n'ont pas les compétences ou la volonté de profiter des formations qu'ils ont choisies, et développer, revaloriser, et proposer plus précocement, les formations professionnelles et l'apprentissage.