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Cahier de doléances

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Contribution n° 579024

  1. Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ?

    Autre : En fait cette question n'est pas logique car le dérèglement climatique va entrainer la perte de la biodiversité et l'érosion du littoral. La pollution de l'air est une conséquence indirecte de notre société fondée sur la combustion des énergies fossiles.... Pour moi le plus urgent reste le changement climatique PARCEQUE il va mener (et mène déja) à une perte de la biodiversité additionnelle (ce qui peut avoir des conséquences absolument catastrophiques sur notre vie humaine, en plus d'être un fait scandaleux, inacceptable éthiquement) et qu'il va creuser davantage les inégalités, créant des sources de tensions qui peuvent très probablement causer des guerres.

  2. Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?

    Prendre les rapports qui présentent des solutions comme ceux du GIEC, le livre ( classement des solutions en fonction de leur efficacité), toute étude scientifique issue de travaux construits, réfléchis et sourcés et les appliquer à la lettre, dans la limite de notre pays, que la France soit actrice pour que ce soit appliqué au niveau européen. Permettre à tous les citoyens d'agir en faveur de l'environnement en faisant des choix conscients. Cet objectif ambitieux n'est atteignable que si: -Une éducation complète, détaillé est donnée tout au long de la scolarité de chaque enfant de la république. Il faut que la problématique climatique puisse être expliquée par chacun, avec la connaissance des systèmes de base et des conséquences les plus terribles. Par exemple il faut que les boucles de rétroaction, la nécessité des 2°C, le lien entre perte de biodiversité et changement climatique, la différence entre météo et changement climatique, l'acidification de l'océan causée par l'augmentation de la concentration du CO2 dans l'atmosphère soient expliqués et maitrisés par chacun et chacune. Il existe déjà des outils pédagogiques comme la fresque du climat qui est très facile à mettre en œuvre et qui permet en 2 heures de comprendre le système climatique et les conséquences de l'anthropocène sur le système terre et sur l'humanité. Il faut que les conséquences soient claires pour chacun: le changement climatique va accroitre les inégalités Sud-Nord mais aussi Femme-Homme, il va falloir accueillir des centaines de millions de réfugiés, il va falloir diminuer notre confort -Les causes et conséquences du changement climatique soient SANS CESSE abordées dans les médias! Cette problématique devrait être abordée au moins pendant 20% du temps dédié à informer la population de l'actualité. Exposer les faits sur le climat et les conséquences n'est pas la seule manière d'en parler. Il faut aussi qu'il y ait des reportages ou des articles au sujet des alternatives, des initiatives. -Faire des spots publicitaires pour expliquer, vulgariser, les conclusions des rapports du GIEC sans que ça fasse propagande, évidemment. -Mettre au même prix les produits bio/agriculture raisonnée et/ou locaux et les produits non bio, de manière à ce qu'ils soient accessibles pour tous, dans le même rayon. Concrètement, les produits bas carbone (cette notion et cette norme pourrait être établies par les brillants esprits du haut conseil pour le climat) pourraient être exonérés de TVA, et les produits non respectueux de l'environnement garderait leur TVA actuelle. Il faudrait veiller à ce que les distributeurs n'augmentent pas leurs marges/ n'aient pas trop de marge sur les produits bas carbone. Cette mesure pourrait être expérimentée sur une demi-année si la perte de revenus pour l’État est trop grande pour une plus longue période. Elle permettrait de faire en sorte d'inciter les agriculteurs au passage à d'autres méthodes agricoles, à relocaliser nos productions, à faire changer les habitudes alimentaires et à faire baisser à la longue les prix du bio. -Obliger les cantines et restaurants universitaires ou d'entreprises à présenter 50% des menus/repas végétariens (car bas carbone/ ou très bas carbone) dans leur plats. Cela pourrait démocratiser l'alimentation végétarienne (recommandation du GIEC à la France). Cela pourrait être aussi valable pour tous les restaurants présents sur le sol français (peut être avec un pourcentage plus faible). -Inciter les éleveurs à changer leurs pratiques: tester des méthodes d'élevage qui peuvent être des puits de carbone (sylvopastoralisme par exemple), faciliter l'accès à l'agriculture aux jeunes ou moins jeunes qui souhaitent s'y lancer, aider le développement des protéines végétales. -Créer un fond de reconversion professionnelle vers un emploi qui sert la transition écologique. Par exemple une personne qui se rend compte que son métier la rend folle car il ne correspond pas à ses valeurs/ l'impact carbone de son entreprise est trop fort, ne serait plus prisonnière de son métier. Démissionner pour cause environnementale pourrait être soutenu par l'état, en donnant un revenu mensuel plus important que celui des chômeurs classiques, ce qui permettrait à ces personnes de vivre dignement malgré leur démission. Il seraient suivi par un organisme qui les aideraient à trouver une formation de reconversion professionnelle vers un métier transition. -Permettre aux citoyens de choisir où vont leurs impôts. Les citoyens qui tiennent à développer la transition seraient acteurs et la financeraient grâce à leurs impôts. - Mettre en œuvre le Pacte Finance climat - Diminuer le temps de travail pour permettre les initiatives et expérimentations vertes. Quand on travaille trop, on a pas le temps de s'engager

  3. Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd'hui touchée par le changement climatique ?

    • Oui
  4. Si oui, de quelle manière votre vie quotidienne est-elle touchée par le changement climatique ?

    J'ai choisi mes études pour lutter contre le changement climatique, sur mon temps libre je m'engage en associatif, je vais voir des conférences, je crée mes produits moi-même... ça me prend mon temps, mon énergie, mes pensées... ça me stresse car je vois que la société ne bouge pas assez.

  5. À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l'environnement ?

    • Oui
  6. Si oui, que faites-vous aujourd'hui pour protéger l'environnement et/ou que pourriez-vous faire ?

    Voir ci-dessus. J'ai choisi un métier d'ingénieur dans les énergies renouvelables, j'utilise le vélo, engagement associatif, sensibilisation, alimentation végétarienne....

  7. Qu'est-ce qui pourrait vous inciter à changer vos comportements comme par exemple mieux entretenir et régler votre chauffage, modifier votre manière de conduire ou renoncer à prendre votre véhicule pour de très petites distances ?

    Économies.

  8. Quelles seraient pour vous les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier pour vous inciter à changer vos comportements ?

    Que les sanctions soient justes.

  9. Par rapport à votre mode de chauffage actuel, pensez-vous qu'il existe des solutions alternatives plus écologiques ?

    • Oui
  10. Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à changer de mode de chauffage ?

    Que ce soit accessible, pas cher, voire gratuit.

  11. Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l'auto-partage, le transport à la demande, le vélo, etc. ?

    • Oui
  12. Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à utiliser ces solutions alternatives ?

    L'usage du vélo ne doit pas être dangereux.

  13. Et qui doit selon vous se charger de vous proposer ce type de solutions alternatives ?

    Un organisme qui soit la communion de l'état, d’initiatives associatives et citoyennes, d'entreprises. Un think tank à l'échelle nationale voire européenne qui créerait l’enthousiasme et donnerait du pouvoir à ceux qui ont de bonnes idées en leurs permettant de démocratiser rapidement une bonne idée.

  14. Que pourrait faire la France pour faire partager ses choix en matière d'environnement au niveau européen et international ?

    Être leader dans les négociations. Montrer le modèle en n'ayant pas peur de perdre de la compétitivité.

  15. Y a-t-il d'autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    S'il vous plaît dépêchez-vous... Si les politiques n'ont pas compris ce qu'il y a de si grave dans les rapports du GIEC, alors il faut leur donner des formations par des scientifiques pour qu'ils le leur explique de vive voix... En tout cas, chacun pourrait déjà lire le résumé aux décideurs. D'ailleurs, ça tombe bien, des citoyens l'ont traduit en français!