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Cahier de doléances

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Contribution n° 116452

  1. Que pensez-vous de l'organisation de l'Etat et des administrations en France ? De quelle manière cette organisation devrait-elle évoluer ?

    En France, la centralisation importante des décisions et de certains services publics rend plus difficile pour le citoyen de percevoir l’utile et le moins utile, la pertinence et la rentabilité des orientations en matière de service public. En outre, la centralisation hypertrophie la région Parisienne, ce qui nuit à la qualité de vie dans cette région et déséquilibre les territoires. L’Allemagne est bien plus harmonieuse sur ce plan. Certes l’attractivité de Paris reste élevée, notamment en raison de sa connexion aux autres grandes villes par les autoroutes, le TGV et les aéroports. En effet, l’Ile de France est très largement mieux dotée que les régions en voies routières rapides, en dessertes aériennes et en dessertes ferroviaires rapides (l’Ile de France est un nœud de lignes TGV sans égal dans le monde) et régionales, le tout financé par la nation entière. Ces facilités de transport à courte, moyenne et longue distance donnent une position dominante à l’Ile de France qui accentue encore l’effet de centralisation des activités publiques et privées. C’est une spirale infernale qu’il conviendrait de quitter. Notamment, le réseau de transport en communs performant de l'Ile de France est financé en grande partie par les impôts de tous (puis via la Région), concernant le réseau physique d’une part et les tarifs des forfaits et trajets d’autre part : les personnes transportées ne devraient-elles pas payer une participation plus réaliste afin de moins peser au final sur les ressources des provinciaux ? Il y a un effort important de décentralisation à réaliser : localiser en province certains services d’intérêt national, mieux équiper les régions, valoriser les pouvoirs des régions, voire déléguer aux régions une partie des décisions. Par exemple, l’échec de l’Etat à réaliser le nouvel aéroport régional de la région Nantaise-Bretagne est très dommageable pour le développement de cette région et accentue le déséquilibre Paris-Province (sans compter la persistance de fortes nuisances sonores pour la population Nantaise). Par exemple les services chargés des thèmes de la mer ne devraient avoir aucun siège en Ile de France, y compris le ministère : les zones côtières sont à privilégier. De même, les services chargés de l’agriculture et de la forêt pourraient tous siéger en province. Les services publics de l’éducation, de la santé, des transports, etc sont nécessaires. Pour améliorer leur qualité et rentabilité, une des méthodes les plus efficaces est de les ‘’challenger’’ (outre les contrôles d’efficacités par les tutelles et par la Cours des Comptes) : dans l’éducation, la formation, la santé, public et privé cohabitent ; les transports ferroviaires, routiers et aériens sont concurrents (l’état et les régions doivent de concert veiller à la meilleure émulation, par exemple en favorisant des initiatives pour maintenir voire développer les petites lignes de chemin de fer). Une autre évolution significative devant réduire les coûts des services publics est l’utilisation progressivement croissante de l’informatique, des télécommunications et de l’intelligence artificielle. Des services publics peu efficaces : -l’ADEME a des productions tendancieuses et n’aurait pas dû embarquer une démarche antinucléaire dans la loi de 2015. Cette agence dédiée à la politique énergétique, qui mène au gaspillage de dizaines de milliards d’euros doit être réformée. -la SNCF a un rôle essentiel dans le développement des transports propres : cet établissement devenu triple (réseau, ‘’mobilité’’ et pilotage stratégique) doit évoluer et être appuyé à bon escient afin d’assurer ce développement et sa part de décentralisation. Les financements sans gaspillage ne peuvent qu’être réalisés par de la dette, en exploitant les taux d'intérêt actuels très faibles. - l’aménagement des routes et pistes cyclables : o Pour la sécurité de circulation sur routes inter-cité (à terme, les véhicules vont très peu polluer), la vitesse cible devrait rester à 90 km/h (ni 130 km/h ni une moyenne entre 50 km des villages et 80 km/h des routes étroites) moyennant les aménagements raisonnables tels qu’effectués dans les pays scandinaves, o Sachant que la bicyclette devient un moyen de transport d’avenir pour les faibles distances, les créations actuelles de pistes cyclables ne sont pas à la hauteur de l’enjeu ; enjeu compris dans les pays nordiques. o Les financements de ces aménagements pertinents (sans gaspillage) ne peuvent qu’être réalisés par de la dette, à l’image des premiers TGV et des centrales nucléaires, en exploitant les taux d’intérêt actuels très faibles. Des services de l’Etat qui prêtent à questionnement : - Les médias publics : la puissance des radios et télévisions publiques (financées par la fiscalité) est importante comparée aux équivalents privées : l’existence du CSA pourrait rassurer sur l’impartialité mais : o Pour les radios : il faut constater que la possibilité d’entendre les radios privée en province reste relativement faible par rapport à la réception des radios publiques : il faut donc veiller à ce que l’objectivité et la pluralité soient respectées sur les ondes publiques, o Pour la télévision : les chaînes publiques, avec un chiffre d’affaire de plus de 3 milliards d’euros, dominent relativement les chaînes privées par leur audience ; il faut donc veiller à leur objectivité et à la pluralité au sein de ces chaînes et avec la concurrence privée. o Pour les réseaux sociaux : ils prennent de l’importance par rapport aux radios et télévision, et s’avèrent développés par le secteur privé, mais il n’est pas nécessaire de créer France-Réseaux sociaux (ex minitel) ! - La recherche publique : Les organismes d’enseignement-recherche (universités et grandes écoles) et industriels à vocation importante de recherche (CEA par exemple) paraissent faire des travaux remarquables, la recherche des entreprises industrielles devant également demeurer importante pour le maintien d’innovations et de compétitivité. Un commentaire toutefois sur l’EHESS (école des hautes études en sciences sociales, environ 750 chercheurs) : cet organisme a certaines productions qui paraissent d’intérêt marginal (et très peu sociales !) et ne s’avère pas significativement non plus un organisme de formation tel que la France en a besoin : avons-nous les moyens d’entretien de cette institution, sachant le travail fait en Universités et Ecoles performantes et plus formatrices ? - Les Académies de l’Institut de France : ces Académies historiques financées par un état aujourd’hui très endetté ont-elles des budgets et financements ajustés à leur pertinence ? La cours des Comptes a montré une problématique, il y a lieu de s’interroger sur les dépenses qui leur sont dédiées ; les travaux, réalisés par des experts rémunérés par ailleurs, ne peuvent-ils pas être réalisés dans un cadre plus bénévole, le prestige s’avérant être la rémunération principale ?

  2. Selon vous, l'Etat doit-il aujourd'hui transférer de nouvelles missions aux collectivités territoriales ?

    • Oui
  3. Si oui, lesquelles ?

    L'état doit permettre aux collectivités territoriales d'aménager plus activement les réseaux de télécommunication et de transports plus rapides et restant fiables et sûres.

  4. Estimez-vous avoir accès aux services publics dont vous avez besoin ?

    • Non
  5. Si non, quels types de services publics vous manquent dans votre territoire et qu'il est nécessaire de renforcer ?

    L'accès au réseau internet est insuffisant dans le bourg de la commune rurale (170 habitants) où je réside périodiquement : le débit de la ligne téléphonique ne permet pas d'écouter une radio par internet. Il n'y a pas de réception TV possible. Le tarif de l'abonnement box est de surcroît plus élevé en raison de l'absence de ''dégroupage''. Ainsi qu'il a été annoncé, je souhaite l'accès à un débit internet de type fibre optique (débit supérieur à 100Mbits/s), ou un progrès notable du débit internet à court terme.

  6. Quels nouveaux services ou quelles démarches souhaitez-vous voir développées sur Internet en priorité ?

    Les impôts devraient être déclarés (via internet) et versés directement aux services fiscaux (prélèvement mensuel ou autre), via internet, sans passer par l'employeur.

  7. Avez-vous déjà utilisé certaines de ces nouvelles formes de services publics ?

    • Non
  8. Quand vous pensez à l'évolution des services publics au cours des dernières années, quels sont ceux qui ont évolué de manière positive ?

    Les services fiscaux

  9. Quels sont les services publics qui doivent le plus évoluer selon vous ?

    Les services publics doivent tous réduire leurs coûts grâce à l'informatique, aux télécommunications et à une simplification de leurs organisations

  10. Connaissez-vous le "droit à l'erreur", c'est-à-dire le droit d'affirmer votre bonne foi lorsque vous faites un erreur dans vos déclarations ?

    • Oui
  11. Si oui, avez-vous déjà utilisé ce droit à l'erreur ?

    • Non
  12. Comment l'Etat et les collectivités territoriales peuvent-ils s'améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté ?

    L'état et les collectivités territoriales peuvent réduire leurs coûts grâce à l'informatique, aux télécommunications et à une simplification de leurs organisations. Une décentralisation volontariste doit permettre de revitaliser les régions. L'accès aux réseaux de télécommunication des villages ruraux est indispensable pour restituer une attractivité. L'aménagement des réseaux de transport routier, ferroviaire destiné à réduire les temps et la sécurité de transport inter-cités est indispensable pour éviter la dépopulation des villes. Le maintien des aéroports et aérodromes est indispensable à la dynamique des grandes, moyennes et petites villes.