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Cahier de doléances

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Contribution n° 216570

  1. En qui faites-vous le plus confiance pour vous faire représenter dans la société et pourquoi ?

    Associations citoyennes, parce qu'elles sont moins sujettes aux conflits d'intérêts, plus indépendantes, plurielles.

  2. En dehors des élus politiques, faut-il donner un rôle plus important aux associations et aux organisations syndicales et professionnelles ?

    • Oui
  3. Si oui, à quel type d'associations ou d'organisations ? Et avec quel rôle ?

    Associations citoyennes luttant pour la justice sociale, l'environnement, la démocratie, la transparence, voir la consommation

  4. Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?

    - Qu'ils n'y ait plus de conflits d'intérêts - Que les élus respectent eux-mêmes la loi, et qu'ils la fassent respecter par tous comme ils la font respecter aux plus "petits". - Qu'ils ne soient pas tous ou en majorité issus des hautes CSP - Que toutes les CSP soient représentés au plus haut niveau et proportionnellement à la distribution de la population active - Que les citoyens soient plus consultés - Que les décideurs soient issus de la société civile (avec 1 cota maximal de conseillers issus de l'ENA ou Sciences Po) - Que les administrations s'attaquent davantage aux gros bonnets, aux fraudeurs en cols blancs, qu'aux petites fraudes des petites gens. ... Bref, qu'on sente, d'en bas, qu'il y a une justice réelle et équitable. - Peut-être aussi trouver un système pour que la vie de ceux qui décident ou participent à la décision (citoyens lambda compris donc...) ne soit pas aussi abrutissante par son rythme effréné; ça nous dessert tous si ceux et celles qui décident sont déséquilibrés, leurs besoins fondamentaux non satisfaits,... voir s'ils en arrivent à avoir besoin de consommer des stimulants ou psychotropes modifiant leur perception pour pouvoir faire face. Si le système fait qu'ils ne peuvent pas faire autrement que se déconnecter d'eux-mêmes, ne plus sentir en eux ce qui leur importe plus que tout et leurs besoins réels, on ne peut que s'attendre à une gestion inhumaine de la société.

  5. Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :

    • Je ne sais pas
  6. Pourquoi ?

    - Avantage: Plus de disponibilité, moins de dispersion, et moins de propension à ne défendre que sa propre chapelle. - Inconvénient: déconnexion aggravée notamment...

  7. Que faudrait-il faire pour mieux représenter les différentes sensibilités politiques ?

    - Une représentation de citoyens et/ou d'associations citoyennes pour les 2/3 de l'Assemblée. Représentation de toutes les CSP dans la même répartition que dans la population. Formation préalable aux rudiments du fonctionnement de l’Etat prise en charge. Possibilité à chacun de choisir leur équipe de travail et leur conseiller. Pour le 1/3 restant, une répartition des élus énarques avec une bonne part de proportionnelle.

  8. Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?

    - Points de la 3ème questions déjà - Obligation de vote - Prise en compte du vote blanc - Possibilité de rayer certaines propositions de campagne sur les bulletins de vote lorsque l'on n'est pas d'accord avec même si on choisit de voter malgré tout pour ce(cette) candidat(e) pour d'autres diverses raisons, et prise en compte de ces avis. (une mesure avancée en campagne ne pourra être mise en place que si la moitié au moins des votants pour ce(cette) candidat(e) ne la raye pas. Ou alors, seulement après un référendum spécifique)

  9. Faut-il prendre en compte le vote blanc ?

    • Oui
  10. Si oui, de quelle manière ?

    - Comptabilisation et prise en compte dans le calcul des résultats de référence déjà. C'est à dire que toute communication publique sur le résultats d'élections doit énoncer le résultat vote blanc compris (histoire de rappeler toujours la relativité de la majorité) - Si majorité de votes blancs, réélections. Ca coûterait cher mais c'est peut-être un prix à payer dans l'immédiat pour en avoir moins à payer plus tard? Une réélection amènerait les candidats à devoir remanier leurs propositions pour mieux les adapter à la volonté de la population et/ou à faire davantage preuve de pédagogie. Contrairement à ce que certains avancent, une réélection ne mènerait donc pas au même résultat.

  11. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?

    - Investir dans l'engagement citoyen, dans le développement de leurs compétences citoyennes - Penser les choses de manière à lui faciliter la tâche dans l'accès et dans l'accomplissement de ses droits et de ses devoirs (ne pas oublier les droits) - Pourquoi pas: développer des «centres de la citoyenneté » partout sur le territoire, à l'image des centres commerciaux, où il y aurait, sur un même lieu: un accueil de tous les services publics de manière à pouvoir y faire toutes ses démarches administratives, des associations de citoyens, de consommateurs, une maison du bénévolat centralisant toutes les informations, les offres et demandes de bénévolat, et coordonnant les actions des associations, des débats citoyens avec un système de remontée des idées et avis émis, des consultations publiques, un service d'accompagnement pour la réalisation de projets citoyens d'intérêt collectif, un lieu d'information sur tous les droits et devoirs de chacun selon sa situation, une maison de l'environnement centralisant toutes les informations relatives à la transition écologique et accompagnant toute personne en demande pour développer un projet en ce sens, une maison de la formation initiale et continue, … On pourrait même imaginer qu'il y ait en ce lieu des formations organisées tout au long de l'année sur la citoyenneté (les droits et devoirs de chacun dans telle ou telle situation, les systèmes et les organisations politiques, les enjeux de telle ou telle question d'actualité, …). Bref, une zone ou un centre à l'image d'une zone ou d'un centre commercial, mais qui soit dédié, non à la consommation mais au vivre ensemble. Un centre facilitant l’accès aux droits et la réalisation des devoirs des citoyens ( démarches, information, réflexion collective, accompagnements...) - Organiser la vie sociale pour que chacun ait le temps et les moyens, et de travailler pour subvenir à ses besoins et à ceux des autres (production-consommation), et de prendre soin de lui et de son entourage (lien social, familial, loisirs,...), et de développer ses connaissances, réfléchir et s'impliquer dans la vie citoyenne (engagement). - Organiser le système pour ajouter aux 5 semaines de congés payés par an, 1 à 2 semaines (voir plus?) d'engagement citoyen, que ce soit pour se former ou s'informer sur le vivre-ensemble, participer à un groupe de réflexion, construire un projet, agir dans le sens de l'intérêt collectif, selon son envie...?

  12. Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?

    • Je ne sais pas
  13. Que faudrait-il faire pour consulter plus directement les citoyens sur l'utilisation de l'argent public, par l'Etat et les collectivités ?

    - Développer "les centres ou maison du citoyen" (cf plus haut) - un questionnaire à choix multiples lors de la déclaration des revenus? - Liste des mesures proposées par les candidat(e)s imprimée sur les bulletins de vote, possibilité de rayer celles proposées par notre candidat(e) et qui ne nous conviennent pas, prise en compte de ces résultats, interdiction de mettre en œuvre les mesure rayées par une majorité de ses électeurs sauf à recourir à un référendum et obtenir un assentiment majoritaire. - Multiplier les consultations par internet, et communiquer dessus pour chacune d'elles. (il en existe déjà, mais même en étant fervents auditeurs de la radio publique, nous ne sommes que rarement au courant de ces possibilités, et le temps nous manque pour chercher nous-mêmes régulièrement l'information. Des messages similaires à ceux qui ont été diffusés pour la prévention de la grippe permettraient de nous en informer)

  14. Que proposez-vous pour renforcer les principes de la laïcité dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?

    - Miser sur la culture plutôt que sur les interdictions - Intégrer des cours sur les religions dès l'école primaire en mettant en avant leurs similitudes, en pointant et discutant leurs différences, en re-contextualisant la genèse et en expliquant leurs grands dogmes, notamment mais pas que, leurs grands dogmes qui posent problèmes dans notre culture (célibat des prêtres, polygamie, interdiction de manger du porc, ....). - Propositions de repas végétariens quotidiens obligatoires dans toute restauration collective. - Autoriser les signes religieux sur les personnes professionnelles des organisations publiques si elles le souhaitent, mais aucun signe religieux dans l'espace des organisations publiques? De ce fait, la religion resterait personnelle, plurielle, mais non collective(?) - Si cursus scolaire dans des écoles privées ou à la maison, obligation de périodes régulières et ponctuelles en école publique pour aborder certains points essentiels sous l'angle scientifique, neutre, républicain (attention à ne pas permettre à des enfants de grandir sans autre points de vue que le créationnisme par exemple) - Aucune subventions publiques à aucune organisation cultuelle, ou alors équitable répartition. (il me semble à ce titre qu'il existe encore certains privilèges, quelque part là-bas, dans l'Est de la France...) - Dans la mesure du possible, organiser la vie sociale pour permettre à toute religion de s'exprimer et de se vivre le plus librement possible. - Ne pas privilégier la religion catholique dans les décisions sous prétexte qu'elle est de tradition chez nous. Ne trancher dans ce sens que lorsqu'il faut inévitablement trancher.

  15. Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

    - Stages citoyens réguliers possibles et favorisés pour tous (cf plus haut "centres du citoyen") - Plutôt que le tout nouveau service national universel : 1 mois/an ou 3 ans continus obligatoires de service à la collectivité pour tout majeur. Et plus le niveau dans l'échelle sociale est élevé, moins la personne a le choix du service rendu. Attribution de ces services civiques châpotée par des citoyens détachés (détachement équivalent à un service civique et réservé à des citoyens au bas de l'échelle sociale). Rémunération de tous ces services publics au Smic par l'état. Exemples de services pris en charge par ce service civique : boulots dont personne ne veut (et si une petite formation est nécessaire pour le faire, et bien qu'elle soit prise en charge), récolte d'ordures ménagères, travail à la chaîne en usine, ménage de locaux, travaux agricoles, … pour les moins glorieux. Châpotage des attributions, aide aux devoirs, groupe de réflexions, aide humanitaire et sociale, fonction d'organisation, accompagnement,… pour les plus gratifiants (réservés à ceux et celles qui n'ont jamais eu le capital culturel, social et financier leur permettant de développer leur compétences et leur confiance en eux). Pour aider ces derniers : service civique d'accompagnement réservé à des personnes issues des classes populaires mais ayant fait des études ou dont les aptitudes sont confirmées (?). Ce système de service civique, fort probablement à approfondir, aurait plusieurs avantages : confronter les plus riches à la dureté de la vie de leurs « serviteurs » (ce que ne fait pas le tout neuf « service national universel » visant soit-disant la mixité sociale), développer expérience, compétences, réflexion et confiance en soi des moins gâtés à la naissance, partage des tâches les moins épanouissantes pourtant indispensables à la collectivité sans que cela ne repose plus sur un nombre restreint de personnes qui ne verront rien d'autre dans leur vie, diminution du gap qui se creuse entre les couches sociales, apport de « main d’œuvre » pour les associations, avancée par rapport au manque de main d’œuvre de certains secteurs professionnels, … - Mesures politiques JUSTES. Cesser de ne défendre que l'intérêt des plus aisés, des grosses entreprises. Le soit-disant ruissellement est une excuse pour faire perdurer les inégalités. A la limite elles donnent lieu à de la charité intéressée qui maintient le système, mais aucunement à la réduction des inégalités.

  16. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour renforcer l'engagement citoyen dans la société ?

    - cf plus haut: centres de la citoyenneté. - Libérer du temps et de la disponibilité d'esprit (et donc, travailler moins et/ou mieux, lutter contre le dumping-social, redistribuer les richesses) - Consulter les citoyens le plus possible - Une moitié de citoyens à l’Assemblée, une moitié d’élus (+ proportionnelle) - Une représentation obligatoire et conséquente des salariés dans les organes de décision des entreprises et organisations - Une sorte de site internet « boîte à idées » que chacun pourrait alimenter et consulter en y soumettant ses idées diverses qu’il lui semblerait utile de mettre en place (idées de mesures, d’organisation, de gestion, idées de sujets de recherches, idées d’outils, de produits à créer et développer, idées d’évènements, ….)

  17. Quels sont les comportements civiques qu'il faut promouvoir dans notre vie quotidienne ou collective ?

    - Justice et intolérance à l'injustice, Ecologie, attention aux autres et notamment aux plus défavorisés, engagements citoyens

  18. Que faudrait-il faire pour favoriser le développement de ces comportements civiques et par quels engagements concrets chacun peut-il y participer ?

    - MONTRER L'EXEMPLE!!!! - Mettre en oeuvre des mesures JUSTES

  19. Que faudrait-il faire pour valoriser l'engagement citoyen dans les parcours de vie, dans les relations avec l'administration et les pouvoirs publics ?

    Si une contre-partie est demandée pour le versement d’allocations, considérer le bénévolat comme une contre-partie. Considérer également les expériences bénevoles pour le calcul des droits aux aides sociales. L’engagement bénévole sert en effet la collectivité tout autant qu’un emploi et tout usager du service en bénéficie puisque ça réduit le coût des services qu’ils fournissent.

  20. Que faudrait-il faire pour lutter contre ces discriminations et construire une société plus solidaire et plus tolérante ?

    - Augmenter la redistribution des richesses - Cesser de traiter les chômeurs ou les bénéficiaires d'aides sociales de fainéants, de fraudeurs, ou je ne sais quoi, puisque c’est cette société inégalitaire qui les crée. - Arréter les mensonges : non, même à ne viser que cet objectif, tout le monde ne peut pas devenir milliardaire ; non pas tant par manque de compétences, mais, d’une part, parce que les places sont nécessairement limitées, et d’autre part, parce que tout le monde ne naît pas avec le même capital financier, social et culturel, et que la société d’aujourd’hui n’y remédie pas. - Arréter de tout libéraliser et de consacrer la concurrence - Faire en sorte que les riches cessent de s’enrichir toujours plus et mettre en place des systèmes pour que les plus riches goutent aussi aux pires des besognes, et à la vie aux revenus très limités (cf service civique plus haut, limitation des revenus du haut de l’échelle, limitation des dividendes, augmenter les prélèvements des héritages de manière exponentielle, limitation du ration revenus du capital/revenu du travail, …)

  21. Si oui, lesquelles ?

    Peut-être oui, mais alors seulement si les allocations dépassent un certain seuil. Ne pourrait-on pas imaginer un système où il soit donné le choix à l’allocataire : soit d’avoir les allocations « confortables » auxquelles il pourrait avoir droit mais en exigeant alors de lui des contre-parties, soit une allocation de base mais sans contre-partie ? Avec d’une part, une allocation de base faible mais couvrant RÉELLEMENT les besoins fondamentaux quotidiens, et d’autre part, une possibilité d’être socialement accompagné quelle que soit l’option choisie. Parce que je ne suis pas sûre que ce soient les plus faiblement accompagnés financièrement qui coûtent le plus chers à la société au final, malgré ce qu’on peut régulièrement entendre ; il y a des indemnités chômage qui permettent un joli train de vie et qui peuvent aussi durer plus que nécessaire...

  22. Que pensez-vous de la situation de l'immigration en France aujourd'hui et de la politique migratoire ? Quelles sont, selon vous, les critères à mettre en place pour définir la politique migratoire ?

    Politique inhumaine et injuste ; nous avons bâti notre pays et développer notre niveau vie en écrasant d’autres pays, en leur pompant et en jouant avec leurs richesses, en leur achetant à bas prix leurs produits, et maintenant qu’ils réclament de l’aide, on leur ferme la porte ! Il serait temps d’admettre que nous devons diminuer notre niveau de vie (surtout certains à vrai dire…) pour permettre aux autres pays de se développer eux aussi. Sinon, la France devra accueillir la misère du monde qu’elle aura participé à créer. Ce qui arrive nous pendait au nez. Ce qui arrive devait arriver. Nous DEVONS partager, entre nous d’une part, et avec eux d’autre part. Ne serait-ce que parce qu’il y a menace pour notre petit confort, nous devons partager ! Et ce de manière juste, sinon ce n’est que partie remise. Critère à mettre en place : peut-être simplement qu’ils viennent d’un pays que la France a participé à étouffer pour son propre bénéfice. Ce qui ne constitue pas vraiment un critère du coup, puisqu’il doit y avoir peu de pays non concerné par celui-ci… Je ne vois qu’une solution à tout ce désastre : une juste répartition des richesses !!! Que les riches paient enfin ! Qu’ils cessent ce cynisme et leurs vies débridées ! Qu’on les arrêtent, puisqu’ils n’ arrêteront pas tous seuls. C’est le seul moyen.

  23. Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

    Redistribuer les richesses au niveau national et international! Aider les pays d’émigration. Augmenter nos efforts en matière d’écologie pour limiter le changement climatique, cesser de pourrir leurs sols et leurs eaux, les accompagner dans leur propre changement. Et si on en renvoit certains chez eux, leur donner de quoi reconstruire leur vie là-bas.

  24. Y a-t-il d'autres points sur la démocratie et la citoyenneté sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    - Protection, accompagnement et soutien financier aux lanceurs d’alerte - Obligation pour les entreprises de payer une formation à leurs salariés dès début de contrat sur leur convention collective, leurs accords de branche, les représentants des salariés et leur organisation,... bref une formation pour que tout salarié ait en main les connaissances quant au cadre de son emploi et les moyens à sa disposition pour les faire évoluer.