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Cahier de doléances

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Contribution n° 231540

  1. En qui faites-vous le plus confiance pour vous faire représenter dans la société et pourquoi ?

    Peut-être un avocat que je connaitrais parce qu'il connait la loi et, si je devais le payer pour me représenter, j'ose espérer qu'il le ferait au mieux. Après, certains militants ou élus que je pourrais connaitre.

  2. En dehors des élus politiques, faut-il donner un rôle plus important aux associations et aux organisations syndicales et professionnelles ?

    • Oui
  3. Si oui, à quel type d'associations ou d'organisations ? Et avec quel rôle ?

    Plutôt qu'un rôle plus important, c'est d'écouter plus et d'offrir plus d'aides, de soutien aux associations qui favorisent l’entrepreneuriat (ex. : l'Adie, ça peut aussi être d'autres peut-être plus locales surtout dans les zones où le taux de chômage est élevé), celles qui peuvent favoriser l'insertion des jeunes et des femmes seules avec ou sans enfant et qui sont en situation précaire. Si ça existe, des associations qui aident également les sans abris à (re)trouver un emploi et un logement par eux-même (que l'association soit plus un soutien psychologique, apporte des conseils dans la démarche, une caution et, éventuellement, un logement dans un 1er temps mais uniquement pour une période maximale de 3 à 6 mois max. durant laquelle la personne hébergée doit apporter un minimum sa contribution pour pouvoir rester que ce soit en participant à la maintenance ou à la préparation de la cuisine, l'animation...). Leur objectif étant d'aider ses bénéficiaires à s'en sortir seul par la suite plutôt que d'être dépendants, potentiellement "à vie" de la société. Les organisations syndicales d'indépendants, de TPE et PME, qui sont souvent composés de personnes motivées qui veulent être indépendants et sont généralement humains avec leurs salariés ce qui ne peut qu'avoir un impact positif pour la société. Malheureusement, ce sont aussi souvent celles qui galèrent le plus par rapport aux très grosses entreprises.

  4. Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?

    Faire un "vie ma vie" pendant, au moins, 3 mois pour voir ce que c'est que de vivre dans la peau d'un citoyen lambda qui touche entre le SMIC et, 2 500€ net (ou 3 000€ pour un couple) histoire de voir ce que c'est réellement que de vivre avec des revenus comme ceux-ci au quotidien et faire part de son ressenti à la sortie ? A minima, établir un budget avec ce type de revenu et voir ce que vous pourriez faire avec réellement (en se renseignant soit même du prix des choses dont on aurait besoin. Un peu la version "business plan" d'un citoyen. Rien que de faire ça, ça aiderait peut-être certains élus à se rendre compte de ce qui pourrait aider vraiment les citoyens ?

  5. Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :

    • Une bonne chose
  6. Pourquoi ?

    Parce que si l'on veut accomplir au mieux sa mission, c'est en s'y engageant à temps plein qu'on y arrive. On est plus facilement disponible pour tous les rendez-vous que cela demande. Et puis, parce que si un même personne pouvait faire les deux en même temps, pourquoi avoir des instances différentes ?

  7. Que faudrait-il faire pour mieux représenter les différentes sensibilités politiques ?

    Je ne sais pas trop

  8. Pensez-vous qu'il serait souhaitable de réduire le nombre d'élus (hors députés et sénateurs) ?

    • Oui
  9. Si oui, lesquels ?

    Quand on voit des députés dormir à l'Assemblée et le peu de nombre qui y sont présents, pourquoi refuser de les exclure de cette question ? Globalement, un peu tous.

  10. Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?

    C'est triste de voir qu'on se désengage autant d'un droit pour lequel d'autres se sont battus pour l'obtenir et qui régule notre vie. Pour inciter les citoyens à participer plus aux élections, si déjà, les politiciens parlaient avec plus de sincérité et qu'une fois élus, ils se mettaient plus (ou réellement) à la place du citoyen lambda quand ils proposent des lois ou autres, ça pourrait redonner de l'espoir et surtout de la confiance. Nous aurions probablement plus la sensation que notre vote peut nous servir. Une fois j'avais lu que "parler, c'est avoir de l'espoir" celui d'être écouter et pris au sérieux. Quand on y pense, c'est tout à fait vrai. Quand on est totalement convaincu qu'une chose ne sert à rien, on ne fait rien. Etre à l'écoute des associations et des citoyens au moment des prises de décisions ou propositions, peut aider également. Tout en faisant, bien entendu, un tri mais écouter aiderait énormément.

  11. Faut-il prendre en compte le vote blanc ?

    • Oui
  12. Si oui, de quelle manière ?

    Tout simplement en le prenant en compte lors des résultats et en annonçant le taux qu'il représente.

  13. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?

    En créant des comités qui associeraient citoyens, élus et d'autres personnes du gouvernement ou des institutions qui réfléchiraient à un sujet en vue de devenir un loi ou autre. Par exemple, faire participer des citoyens à la définition des programmes scolaires. Des entreprises, de jeunes actifs et des salariés plus expérimentés (hors organisation) à la définition des programmes scolaires à l'université, les IUT...

  14. Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?

    • Non
  15. Que faudrait-il faire pour consulter plus directement les citoyens sur l'utilisation de l'argent public, par l'Etat et les collectivités ?

    Dans un 1er temps, détailler son utilisation (jusqu'à X euros pour tel avocat pour tel affaire dont X euros pour ses déplacements à tel et tel endroit...) et rendre l'information facilement disponible pour tous. Ensuite, faire voter le budget pour chaque année en détaillant à la même échelle que précédemment suggéré son utilisation.

  16. Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?

    En dehors du rôle qui leur est déjà attribué, je ne vois pas. Par contre, comment le jouer au mieux, passerait par l'écoute, la consultation et analyser tout ça en se mettant aussi bien dans leur rôle que de celui du citoyen lambda et ayant essayant d'avoir une vision aussi objective que possible pour prendre la décision la plus optimale pour le bien-être commun.

  17. Faut-il les transformer ?

    • Non
  18. Que proposez-vous pour renforcer les principes de la laïcité dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?

    Peut-être instaurer quelques jours fériés appartenant à la religion musulmane et à la religion juive. Ca montrerait que la France ne favorise aucune religion. Faire la chasse aux prêtres pédophiles et condamner celles et ceux qui les couvrent (ou les ont couvert). Ca semble rester tabou à cause de leur rôle lié à la religion.

  19. Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

    Peut-être en les appliquant au sein du gouvernement et toutes les institutions publiques. Combien voit-on de blacks et de maghrébins au sein des institutions publiques par rapport au nombre de caucasien ? Combien de femmes à des postes importants ? Consulter plus les citoyens. Eviter de parler de la France d'en bas ou autre expression qui pourrait donner le sentiment qu'il existe des différences entre les français et tous ceux qui peuvent y vivre même de manière temporaire. Offrir le droit de vote à toute personne résidant sur le sol français au moment d'une élection (même présidentielle) si la personne travaille et paie ses impôts en France. Ce, quelque soit sont pays d'origine. Ce serait une belle preuve d'égalité. Faire payer à tous l'impôt sur le revenu. Quand bien même ce ne serait qu'un euro symbolique pour les personnes touchant le RSA. Ca serait là aussi une marque d'égalité. Instaurer quelques heures de bénévolat (au choix pour le type d'activité) par mois aux bénéficiaires du RSA et du chômage. Renforcement de la fraternité et de l'égalité. D'un côté les bénéficiaires du RSA et du chômage bénéficie de la fraternité (au sens de la solidarité), de l'autre ils contribuent à la solidarité en devenant bénévole et rendent ainsi indirectement ce qu'on leur offre. Et psychologiquement, c'est plus valorisant de faire quelque chose en contrepartie d'une aide. Même si c'est inconscient, ça aide la personne à restaurer son égo et à vouloir s'en sortir par elle-même.

  20. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour renforcer l'engagement citoyen dans la société ?

    Plus d'écoute et de moyen d'action.

  21. Quels sont les comportements civiques qu'il faut promouvoir dans notre vie quotidienne ou collective ?

    Ceux des personnes qui font en sorte de s'en sortir par eux-même, qui sont les plus autonomes possibles ou qui utilisent l'argent prêté ou donné pour le faire. Ceux qui sont positifs pour la société. Ex. : les communes qui malgré leur petite taille et/ou leur éloignement de zone d'activités ont des actions positives et se bougent. Les Voivres où se rendra notre président en avril en est un très belle exemple. Les jeunes et les associations qui font des actions positives dans les quartiers. Promouvoir également le fait que des personnes nés de parents ou de grand-parents d'immigrés ont pu réussir. Ca valoriserait un peu plus ces populations et réduirait un peu le racisme. Les médias ont plutôt tendance à dénoncer les méfaits commis par des personnes issus de l'immigration que l'inverse. C'est, en grande partie, pour ça que des personnes qui vivent à la campagne et non, parfois, jamais rencontré une personne d'origine africaine ou maghrébine sont, parfois, raciste. Ils ne connaissent d'eux que ce que les médias veulent bien montrer.

  22. Que faudrait-il faire pour favoriser le développement de ces comportements civiques et par quels engagements concrets chacun peut-il y participer ?

    Le fait d'en faire la promotion est déjà un bon début. On peut lancer un cercle vertueux d'optimisme. Je me suis toujours dit qu'un journal des bonnes nouvelles (totalement indépendant) et un tour de France des initiatives positives organisés via la solidarité des citoyens et des entreprises pourraient être bien. Si vous êtes prêt à mettre en place ce type d'action et chercher une personne pour le faire, je suis volontaire ;-) Ensuite, donner plus de moyen aux actions positives. Encourager les associations, les individus et les entreprises qui font des actions positives. Ca peut passer par plus de visibilité, des aides financières, allègements fiscaux et de la reconnaissance (ça fait toujours plaisir et ça motive à continuer). Pour les associations, je pense particulièrement à celles qui aident les individus à s'en sortir par eux-même et les impliquent dans la solution qu'elles leur offrent. Par exemple, celles qui obligeraient tout bénéficiaire à leur service à offrir quelque chose en contrepartie, comme de participer au ménage, à la préparation du repas, à l'animation ou encore de garder de temps en temps les enfants des autres résidents pour les associations qui offrent l'hébergement ou un repas. Plutôt que de simplement leur donner à manger ou de l'argent sans aucune contrepartie.

  23. Que faudrait-il faire pour valoriser l'engagement citoyen dans les parcours de vie, dans les relations avec l'administration et les pouvoirs publics ?

    En parler. Faire témoigner des personnes qui se sont engagées plutôt via des rencontres physiques que des témoignages vidéos. Même si la vidéo est bien pour faire parler des programmes existants. Il est beaucoup plus engageant de discuter avec une personne que l'on rencontre physiquement. Le fait de pouvoir poser des questions, de sentir l'enthousiasme de la personne quand elle raconte ce qu'elle a vu, qu'elle nous réponde personnellement...tout ça fait qu'on y croit plus et qu'on a envie d'être à sa place. Après, renforcer la communication dans les collègues, lycées, CFA, foyer d'accueil, mairie, les MJC...pour présenter les différents programmes qui existent. Offrir une aide supplémentaire à toutes MJC, mairie ou association d'insertion pour les jeunes qui les aideraient à partir en SVE, par exemple. Peut-être le faire également auprès des personnes qui touchent le RSA ? Il serait peut-être même bien de conditionner l'obtention du RSA pour les moins de 30 ans n'ayant pas travaillé depuis longtemps (encore plus pour ceux n'ayant jamais travaillé) à partir en SVE pendant au moins 3 mois, sous condition, bien sûr, qu'ils n'aient pas d'enfant. Mettre en place un système pour valoriser et reconnaitre les compétences acquises via le bénévolat en France ou à l'étranger. Permettre le maintien des allocation chômage à toute personne qui partirait faire du bénévolat à l'étranger pendant 3 à 6 mois et ce, quelque soit l'âge de la personne au chômage (avec une convention avec l'association - les démarches doivent être rapides pour l'accord sinon ça découragera, l'idéal serait une validation de la part du conseiller pôle emploi). Le fait de voyager permet de se rendre compte qu'en France on a quand même des avantages par rapport à certain pays même par rapport à l'Angleterre par exemple au niveau social. Ensuite, ça peut aider pour la pratique d'une langue de façon beaucoup plus efficace qu'une formation en France qui pourrait coûter le même prix, voire plus cher que l'allocation de certaines personnes. Pour celles et ceux qui ont pu perdre confiance en eux, ça peut les aider à se remettre sur pied et ainsi être plus attrayant pour les recruteurs (par rapport à une personne dont on sent le manque de confiance en entretien). C'est bien connu qu'en aidant les autres, on se fait du bien. Le fait de faire du bénévolat peut également faire apparaitre des vocations et donc plus de motivation pour aller travailler qu'un simple travail alimentaire.

  24. Quelles sont les incivilités les plus pénibles dans la vie quotidienne et que faudrait-il faire pour lutter contre ces incivilités ?

    L'agressivité (physique et verbale) de certaines personnes, particulièrement sur la route et dans les transports en Ile de France, ainsi que dans les rues à Paris ou dans certaines banlieues. L'égoïsme et l'impolitesse. Dans un 1er temps, essayer de désengorger l'Ile de France en encourageant l'installation des entreprises en province. Favoriser le télétravail et la mobilité pour que les salariés s'installent en dehors de l'Ile de France et à la campagne. Ca éviterait l'effet de foule qui nous pousse à redevenir primaire pour défendre son territoire (quand bien même ce n'est que quelques centimètres d'espaces entre nous et les personnes qui nous entourent dans les transports et ça pourrait éviter à ceux qui sont incapables de respecter les femmes d'en profiter pour leur peloter les fesses). Ca permettrait aussi de redynamiser les campagnes et les villes en dehors de l'Ile de France et des grandes villes de province. Dans tous les cas, ça passe par une baisse du coût de l'essence (ou de la défiscalisation sur les remboursements de transport que pourrait verser une entreprise qui recrute une personne qui vient de loin quand elle n'est pas en télétravail chez elle - un bon télétravail passe par la présence, au moins, 2 jours dans la semaine du salarié sur place) et le développement des transports publiques dans les zones rurales et l'amélioration dans des zones qui en ont déjà. Honnêtement, quand on passe 2 heures dans les bouchons ou à galérer dans les transports alors qu'on pourrait soit dormir, soit déjà être en train de travailler tranquillement, ça rend fou. C'est ça aussi qui favorise les incivilités. L'excès de stress. Tôt ou tard, on a besoin de l'exprimer d'une façon ou d'une autre. Encourager Erasmus pour tous (quitte à décliner le principe pour les jeunes qui suivent des formations professionnelles). Voir autre chose, apporte un bol d'air, ouvre l'esprit et peut aider à relativiser. Instaurer des cours de civisme et de philosophie dans les écoles dès le collège. Franchement, pour avoir été prof quelques temps, dès la 6ème les enfants sont capables de réfléchir et comprendre plein de choses quand on leur offre l'occasion de le faire ou qu'on les aide pour certains. Et vu que certains parents, manquent eux-même de civisme et de respect envers l'autre, ça peut compenser. Des cours de théâtre, d'impro pour travailler l'écoute de l'autre et l'expression de ses émotions peuvent aider également. Etant donné qu'au départ, ça passe beaucoup par l'éducation, quand des parents ont des difficultés avec leur(s) enfant(s) les obliger à se faire accompagner par une association, un éducateur ou un coach qui les aide à mettre en place une discipline positive avec leur(s) enfant(s). A mettre en place dès que l'enfant commence à poser régulièrement des problèmes à l'école ou au sein de la crèche... S'ils refusent, leur supprimer les aides éventuelles.

  25. Que peuvent et doivent faire les pouvoirs publics pour répondre aux incivilités ?

    Dans un 1er temps, essayer de désengorger l'Ile de France en encourageant l'installation des entreprises en province. Favoriser le télétravail et la mobilité pour que les salariés s'installent en dehors de l'Ile de France et à la campagne. Ca éviterait l'effet de foule qui nous pousse à redevenir primaire pour défendre son territoire (quand bien même ce n'est que quelques centimètres d'espaces entre nous et les personnes qui nous entourent dans les transports et ça pourrait éviter à ceux qui sont incapables de respecter les femmes d'en profiter pour leur peloter les fesses). Ca permettrait aussi de redynamiser les campagnes et les villes en dehors de l'Ile de France et des grandes villes de province. Dans tous les cas, ça passe par une baisse du coût de l'essence (ou de la défiscalisation sur les remboursements de transport que pourrait verser une entreprise qui recrute une personne qui vient de loin quand elle n'est pas en télétravail chez elle - un bon télétravail passe par la présence, au moins, 2 jours dans la semaine du salarié sur place) et le développement des transports publiques dans les zones rurales et l'amélioration dans des zones qui en ont déjà. Honnêtement, quand on passe 2 heures dans les bouchons ou à galérer dans les transports alors qu'on pourrait soit dormir, soit déjà être en train de travailler tranquillement, ça rend fou. C'est ça aussi qui favorise les incivilités. L'excès de stress. Tôt ou tard, on a besoin de l'exprimer d'une façon ou d'une autre. Instaurer des cours de civisme et de philosophie dans les écoles dès le collège. Franchement, pour avoir été prof quelques temps, dès la 6ème les enfants sont capables de réfléchir et comprendre plein de choses quand on leur offre l'occasion de le faire ou qu'on les aide pour certains. Et vu que certains parents, manquent eux-même de civisme et de respect envers l'autre, ça peut compenser. Des cours de théâtre, d'impro pour travailler l'écoute de l'autre et l'expression de ses émotions peuvent aider également. Etant donné qu'au départ, ça passe beaucoup par l'éducation, quand des parents ont des difficultés avec leur(s) enfant(s) les obliger à se faire accompagner par une association, un éducateur ou un coach qui les aide à mettre en place une discipline positive avec leur(s) enfant(s). A mettre en place dès que l'enfant commence à poser régulièrement des problèmes à l'école ou au sein de la crèche... S'ils refusent, leur supprimer les aides éventuelles.

  26. Quel pourrait être le rôle de chacun pour faire reculer les incivilités dans la société ?

    Eviter de répondre à l'incivilité par l'incivilité ou de le faire subir aux autres.

  27. Quelles sont les discriminations les plus répandues dont vous êtes témoin ou victime ?

    Le sans-gêne de certains hommes qui pensent que le corps d'une femme est un jouet. Des personnes qui sont agressives dans les transports. Parfois, c'est très subtile, inconscient peut-être ou juste un manque d'attention mais j'ai remarqué quand quand il y a des strapontins dans certains métros, si aucun mécanisme ne les retient, certaines personnes ne font rien pour éviter qu'ils claquent dans le dos des personnes assises à côté ou derrière. Ca peut paraitre dérisoire et, en même temps, il y a une vraie violence pour la personne qui le reçoit. Même si c'est indirect, ça tape tellement fort que ça résonne dans tous notre corps quand nous sommes à côté ou derrière. C'est comme si on nous avait tapé indirectement. Ce qui est assez courant, ce sont les insultent, les personnes qui se bousculent. Certains ont du mal à comprendre que pour entrer dans le métro ou le RER, ça peut être plus facile si on laisse d'abord sortir ceux qui veulent descendre. Après, il est vrai que parfois, le métro ou RER part rapidement avec, à peine, le temps pour ceux qui descendent de le faire. Bref, c'est un vrai cercle vicieux car, parfois, en attendant, ce sont les gens qui montent qui l'empêchent de partir en voulant toujours monter.

  28. Que faudrait-il faire pour lutter contre ces discriminations et construire une société plus solidaire et plus tolérante ?

    Instaurer des cours de civisme et de philosophie dans les écoles dès le collège. Franchement, pour avoir été prof quelques temps, dès la 6ème les enfants sont capables de réfléchir et comprendre plein de choses quand on leur offre l'occasion de le faire ou qu'on les aide pour certains. Et vu que certains parents, manquent eux-même de civisme et de respect envers l'autre, ça peut compenser. Des cours de théâtre, d'impro pour travailler l'écoute de l'autre et l'expression de ses émotions peuvent aider également. Etant donné qu'au départ, ça passe beaucoup par l'éducation, quand des parents ont des difficultés avec leur(s) enfant(s) les obliger à se faire accompagner par une association, un éducateur ou un coach qui les aide à mettre en place une discipline positive avec leur(s) enfant(s). A mettre en place dès que l'enfant commence à poser régulièrement des problèmes à l'école ou au sein de la crèche... S'ils refusent, leur supprimer les aides éventuelles. Peut-être aussi le faire dans les prisons ? Obliger les personnes reconnues pour avoir agresser ou fait preuve de tout autre type d'incivilité à voir un psy, un coach ou un éducateur pour apprendre la vie en société ou lui les "condamner" à faire du bénévolat.

  29. Pensez-vous qu'il faille instaurer des contreparties aux différentes allocations de solidarité ?

    • Oui
  30. Si oui, lesquelles ?

    Le bénévolat en France ou à l'étranger (ça ouvre l'esprit), ça peut (re)donner confiance en soi et ouvrir d'autres perspectives.

  31. Que pensez-vous de la situation de l'immigration en France aujourd'hui et de la politique migratoire ? Quelles sont, selon vous, les critères à mettre en place pour définir la politique migratoire ?

    C'est compliqué. Essayer d'aider (politiquement ou socialement) les pays d'où viennent les migrants pourrait limiter leur venue.

  32. Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

    Essayer d'aider (politiquement ou socialement) les pays d'où viennent les migrants pourrait limiter leur venue.

  33. Quelles sont, selon vous, les modalités d'intégration les plus efficaces et les plus justes à mettre en place aujourd'hui dans la société ?

    L'apprentissage du français. Peut-être, également, de faire faire du bénévolat aux immigrants qui viennent en France le temps qu'ils trouvent un travail quand ils sont dans un centre d'hébergement.

  34. Y a-t-il d'autres points sur la démocratie et la citoyenneté sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Donner de vrais moyens à pôle emploi pour aider les chômeurs. Ca peut passer par du coaching individuel, des cours de théâtre collectif, la possibilité pour les demandeurs d'emploi quelque soit leur âge de partir en SVE, en VIE ou VIA... Réduire les délais pour la décision. Honnêtement, j'ai voulu faire un SVE mais avec, environ, 6 mois de délais avant d'avoir la décision pour la prise en charge, ça m'a arrêtée. En 6 mois, il peut se passer tellement de chose dans une vie. En plus, ça veut dire qu'on fait quoi pendant ces 6 mois, on attend ? Alors que pour avoir mon visa "vacances-travail" pour l'Australie, ça a pris 3 heures. Du coup, j'ai plutôt opté pour ça. En même temps, j'aurais beaucoup aimé partir faire un SVE en Europe après. Insuffler l'optimisme en France. Tout en restant un minimum lucide sinon, c'est dur d'y croire. Sortir la France du triangle de Karpman !