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Cahier de doléances

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Contribution n° 232371

  1. En qui faites-vous le plus confiance pour vous faire représenter dans la société et pourquoi ?

    Pas de hiérarchie, tout dépend du sujet concerné. Globalement, doit subsister le principe de démocratie représentative, mais il est( impératif de l'améliorer considérablement par la mise en place de processus de démocratie participative réels et efficaces en se fondant sur les expériences existant en France et dans d'autres pays en les adaptant à la culture de notre pays.

  2. En dehors des élus politiques, faut-il donner un rôle plus important aux associations et aux organisations syndicales et professionnelles ?

    • Oui
  3. Si oui, à quel type d'associations ou d'organisations ? Et avec quel rôle ?

    Toutes celles qui permettent l'expression véritable des points de vue du (des)peuple(s).

  4. Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?

    Leur faire confiance, dans leur intelligence personnelle et collective. Les considérer à leur juste place d'information réciproque et de codécision et non pas comme des "derniers de cordée"; tenant compte que, aujourd'hui, les formations, acculturations, prises de consciences exigent cette prise en compte. Ne pas les traiter avec arrogance, ces " gens qui ne sont rien, qui sont fénéants, réfractaires aux réformes, "les enfants"(notamment les personnes aux cheveux blancs et gris issus de la France ultramarine); ne pas employer le terme de "pédagogie" à tout bout de champs, ce terme renvoi trop à la subordination des enfants face à leurs "instituteurs, maîtres d'école". Donc organiser, favoriser la prise de codécisions

  5. Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :

    • Une mauvaise chose
  6. Pourquoi ?

    Par sa brutalité. Je suis d'accord sur le non cumul du nombre et qualité de mandats excessifs(même pour les élus locaux), qui de fait, ne peuvent être honorés matériellement et intellectuellement. Par contre, un minimum d'encrage local pour les élus (et pourquoi pas technocrates ?) du niveau national.

  7. Que faudrait-il faire pour mieux représenter les différentes sensibilités politiques ?

    50% de proportionnelle. Partie de désignation par le tirage au sort.

  8. Pensez-vous qu'il serait souhaitable de réduire le nombre d'élus (hors députés et sénateurs) ?

    • Non
  9. Si oui, lesquels ?

    Peut-être y a-t-il trop de communes en France, mais cela bénéficie à la proximité. Par ailleurs existent les structures de coopérations intercommunales qui ont leur rôle primordial à jouer dans les domaines technique où les luttes partisanes n'ont absolument pas leur place.

  10. Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?

    "Les inciter à participer davantage" . Avant tout les écouter, aller les questionner chez eux, si nécessaire, tant que cette culture participative n'est pas acquise. Une démarche indispensable pour parvenir à une véritable démocratie moderne qui respecte les trois thèmes de notre beau et grand slogan national, comme indiqué ci-dessus. Inciter : faire confiance, aller vers eux. Proposer des processus en tenant compte de ceux qu'ils auront proposés eux-mêmes, et en débattre( ou plutôt y travailler en coproduction; débattre a pour racine "battre", semble-t-il). Faire participer à cette co-construction les citoyens, les élus, les techniciens (voire technocrates), et des spécialistes indépendants. Pour accompagner, s'entourer de facilitateurs, médiateurs neutres, spécialistes des relations humaines pour aider au diallogue, à la prise de recul, rechercher l'empahtie,laisser de côté les égos. Je ne suis pas un spécialiste, mais certaines personnes, structures ont de l'expérience très positive dans ce domaine. Par exemple, Mr Jo Spiegel, maire depuis 30 ans de la ville de kingersheim dans la banlieu de Mulhouse. ( son livre "et si on prenait-enfin- les électeurs au sérieux", peut paraitre à certains, irréaliste, mais mérite que l'on s'en inspire en essayant d'adapter les réalisations qui y sont décrites aux données locales et aux personnes à l'oeuvre sur leur terrain propre. Reprendre l'expérimentation du revenu universel (que l'on peut appeler autrement), afin de vérifier que les personnes qui le désireraient choisies par tirage au sort contribueraient à expérimenter certaines modalités de démocratie participative. Plus globalement, prendre en considération des propositions sur ce thème parmi le 66 du" Pacte Pour le Pouvoir de Vivre " porté notamment par la Fondation Abbé Pierre, la Fondation Nicolas Hulot et la CFDT.

  11. Faut-il prendre en compte le vote blanc ?

    • Oui
  12. Si oui, de quelle manière ?

    Impérativement, oui, les votes blancs seraient( un vrai mode d'expression citoyenne, même si tous n'auraient pas la même signification. Ils permettraient notamment de compter les personnes qui ne trouves pas satisfaction dans les offres qui leurs sont faites. Qu'ils comptent comme des suffrages exprimés, et donc, donnent la vérité des chiffres exprimés pour les candidats en présence.

  13. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?

    Réponse en partie apportée ci-dessus. Entre la Démocratie Participative du type suisse et le Référendum d'Initiative Populaire de nombreuses possibilités existent.

  14. Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?

    • Oui
  15. Si oui, comment ?

    En réduisant le nombre de citoyens signataires à 500 000. En donnant une véritable initiative aux citoyens, sans devoir passer par l'initiative de représentants élus. En permettant le droit de questionnement. Je ne sais pas quelle place donner à un droit de révocation, dans des cas très particuliers.

  16. Faut-il les transformer ?

    • Oui
  17. Si oui, comment ?

    Aucun des deux ne doit disparaitre. Transformer le sénat ? : peut-être, mais je ne sais pas trop. j'aurais besoin d'avis de personnes plus informées que moi. Cependant, comme chambre à recrutement avec effet retard il permet souvent d'équilibrer le monolithisme de la majorité élue à l'assemblée nationale. Attendre le résultat de 50% de proportionnelle, si appliquée à cette chambre. Son rôle d'enquête dans l'affaire Bénala m'est apparu bénéfique pour contribuer à l'émergence d'une partie de la vérité. Transformer le SESE ? Oui, à coup sûr : - il ne doit pas être le lieu où recaser les amis politiques sans poste!...… - il doit être subsister une véritable institution de conseil, de réflexion relatifs aux sujets importants de notre société, en particulier sur la préservation de la terre. Son recrutement doit probablement être réaliser avec un minimum de tirage au sort de 50% de ses membres.

  18. Que proposez-vous pour renforcer les principes de la laïcité dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?

    Respecter intégralement la loi de 1905. Ne pas toucher à cette loi fondatrice qui structure notre vivre ensemble, respectueux des pensées de tous nos concitoyens et mériterait d'être adoptée par beaucoup d'autres pays (tout en respectant leur culture propre).

  19. Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

    Je ne suis pas sûr de comprendre ce que signifie cette question. Si j'avais compris, je répondrais : former d'abord, et permettre à tout habitant de la France d'avoir uns conscience claire de sa place, de son rôle dans notre pays, si possible dans une attitude de fraternité, notamment grâce à : - l'enseignement d'une véritable culture humaine et citoyenne( instruction civique +) à tout être humain s'ouvrant à la France (enfants français et personnes venant y vivre); - bénéfice d'un service civique pour tous les français, obligatoire, d'une durée minimale de 6 mois pour "voyager" dans les différents "mondes culturels vécus" des êtres vivant sur notre territoire, acquérir une conscience écologique, se former à la démocratie représentative et participative tout en acquérant la connaissance de nos institutions et de leur fonctionnement; - "piqûres de rappel" volontaires durant la vie pour ceux qui ne sont pas forcément engagés, pour agir collectivement en bénévolat de services d'intérêt général….

  20. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour renforcer l'engagement citoyen dans la société ?

    Voir ci-dessus

  21. Que faudrait-il faire pour valoriser l'engagement citoyen dans les parcours de vie, dans les relations avec l'administration et les pouvoirs publics ?

    Reconnaitre ces engagements - dans les examens scolaires et universitaires, - dans les CV de candidats à un emploi, en donnant l'exemple dans les services publics.

  22. Pensez-vous qu'il faille instaurer des contreparties aux différentes allocations de solidarité ?

    • Non
  23. Si oui, lesquelles ?

    Non si les imposer, car il ne s'agit pas d'un emploi au rabais. Oui si les proposer, pour permettre à ceux qui le souhaitent de maintenir un lien social, se sensibiliser-pré-former à d'autres métiers potentiels, se sentir utile dans la société...sortir de chez soi et trouver une raison de vivre.

  24. En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?

    Oui, si notre responsabilité d'asile est réellement respectée en nombre et en capacité d'intégration et d'accompagnement véritables en mobilisant les forces vives qui souvent sont prêtes à agir si un cadre efficace leur est offert. . Oui si objectifs ambitieux fondés sur la solidarité , l'intérêt économique de notre pays(souvent le cas),

  25. Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

    D'abord, augmenter considérablement les aides aux habitants des pays en souffrance, en contrôlant l'affectation et l'efficacité des aides. Que l'état impulse la mobilisation concrète des solidarités sur les territoires, à identifier,pouvant les accueillir. Confer mobilisation pour les boat peoples. Beaucoup de bonnes volontés sont latentes et ne demandent qu'à s'exprimer. C'est à ceux qui ont une conscience et la capacité de mobilisation(notamment les élus qui se sont mis au service du public en se faisant élire) qu'incombe le devoir d'organiser les premiers pas si nécessaire, avant de passer le relai aux citoyens sur le terrain. Il y a toujours besoin d'un chef de projet. Es-ce cela le "premier de cordée" ?