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Cahier de doléances

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Contribution n° 234283

  1. Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?

    D'une part une meilleure éducation des citoyens à la vie civique (plus de cours d'instruction civique à l'école, à propos des institutions à tous les niveaux: le département, la région, la France, l'Union Européenne), d'autre part des sanctions plus fortes pour les élus ayant commis des fautes graves (abus, détournement, corruption etc.).

  2. Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :

    • Une bonne chose
  3. Pourquoi ?

    L'argument de manque d'ancrage local de certains parlementaires n'ayant plus de mandat local (maire notamment) me semble fallacieux. Un/une parlementaire peut très bien passer du temps dans sa circonscription ou sa collectivité territoriale et travailler le reste du temps sur les textes de loi à Paris. Par ailleurs, un mandat de maire requiert déjà beaucoup d'investissement personnel et de temps. Avoir à la fois un travail de maire et de parlementaire me laisse penser qu'on ne fait bien ni l'un et l'autre.

  4. Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?

    Il serait utile de réfléchir à de nouveaux modes de scrutin comme par exemple le jugement majoritaire qui permet à chaque électeur/électrice de donner son avis sur tous les candidats. Ce serait une manière beaucoup plus positive d'aborder le vote que de donner l'ensemble de sa voix, comme aujourd'hui, pour un ou une candidate dont on ne partage généralement pas toutes les idées, ce qui génère de la frustration. Il est même courant de voter pour un ou une candidate dans le but d'éviter celui ou celle qui l'affronte. L'acte de vote porte alors une grande force négative: on vote "contre" et non pas "pour" une personne et son projet. Le jugement majoritaire permettrait sans doute d'amener ou de ramener de nombreux citoyens vers l'acte civique qu'est le vote. Le vote blanc ne serait peut-être même plus nécessaire.

  5. Faut-il prendre en compte le vote blanc ?

    • Oui
  6. Si oui, de quelle manière ?

    Compte-tenu du mode de scrutin actuel, oui, au moins en comptabilisant les votes blancs, en informant les citoyens du nombre de votes blancs et en les intégrant dans le calcul des pourcentages. Cependant, il est difficile de dire ce que l'on en ferait ensuite. Si on peut imaginer, en cas de votes blancs majoritaires à un scrutin, annuler ce scrutin une fois et demander aux partis de présenter d'autres candidats/candidates et de nouveaux projets ou aux candidats/candidates indépendants de revoir leur projet, il serait impossible de répéter ce processus et d'organiser de nouvelles élections jusqu'à ce que les votes blancs ne soient plus majoritaires.

  7. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?

    Le principe de débats communaux, départementaux, régionaux et nationaux, soit physiques (dans des locaux) soit numériques (sur des plateformes), me semble utile. Il faudrait sans doute que l'expérience actuelle puisse être renouvelée régulièrement, pourquoi pas chaque année, sur une période beaucoup plus courte bien entendu.

  8. Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?

    • Oui
  9. Si oui, comment ?

    En abaissant le nombre de signatures de parlementaires requis. Le choix du nombre est bien sûr très important, il ne s'agit pas non plus qu'un RIP puisse être lancé trop facilement. En revanche, le RIC tel que voulu par certains (avec les critères annoncés) me semble dangereux pour notre démocratie. Une poignée de personnes ne doit pas pouvoir saisir une assemblée sur n'importe quel sujet.

  10. Quels sont les comportements civiques qu'il faut promouvoir dans notre vie quotidienne ou collective ?

    Respect des autres personnes, respect des autres formes de vie, respect de notre planète.

  11. Que faudrait-il faire pour favoriser le développement de ces comportements civiques et par quels engagements concrets chacun peut-il y participer ?

    Une meilleure éducation, dès le plus jeune âge, dans les familles mais aussi à l'école.

  12. Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

    Coopération avec les pays à fort taux d'émigration afin de favoriser leur développement et aide au développement de ces pays à travers des fonds supranationaux (Union Européenne notamment). C'est seulement en améliorant les perspectives d'avenir (éducation, travail) dans les pays d'origine des migrants que les flux migratoires seront moins intenses.

  13. Quelles sont, selon vous, les modalités d'intégration les plus efficaces et les plus justes à mettre en place aujourd'hui dans la société ?

    Apprentissage de la langue, de la culture et de l'histoire du pays d'accueil par les nouveaux arrivants, qui pourraient, de manière réciproque, apprendre aux citoyens des pays d'accueil des éléments de la culture et de l'histoire de leur pays d'origine. Plus de partage culturel pourrait permettre des relations plus apaisées.