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Cahier de doléances

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Contribution n° 224497

  1. En dehors des élus politiques, faut-il donner un rôle plus important aux associations et aux organisations syndicales et professionnelles ?

    • Oui
  2. Si oui, à quel type d'associations ou d'organisations ? Et avec quel rôle ?

    associations reconnues d'intérêt général et d'utilité sociale qui innovent localement en matière sociale ou environnementale, avec des résultats probants, mais ne sont pas assez soutenues par les pouvoirs publics dont c'est la mission, frileux devant l'innovation y compris qd ils n'ont rien à proposer de leur côté ou ne adaptent pas aux besoins nouveaux des citoyens. organisations juridiques de défense des citoyens et consommateurs.

  3. Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?

    Avoir des élus engagés et responsables, proches du terrain,ne confondant pas laïcité et anti-cléricalisme, ne faisant pas preuve de complaisance électoraliste, et faisant preuve de courage politique et de postures non binaires, ni droite-ni gauche, sur les enjeux nationaux essentiels (santé, éducation formation, environnement) Sortir de la politique bling bling, communiquer un peu moins mais produire plus. Réencourager l'ancrage des citoyens dans leurs quartiers, leurs villages, (sortir des cités dortoirs, des villes fantômes issues de la GMS), par l'animation sociale, l'architecture urbaine, le reboisement des quartiers, le contact renoué des quartiers avec la nature. Cet ancrage, cette appartenance (hors ghettos) contribuera à l'engagement local associatif et politique des habitants.

  4. Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :

    • Une bonne chose
  5. Pourquoi ?

    Plusieurs mandats permettent-ils de bien remplir chaque mandat ???

  6. Que faudrait-il faire pour mieux représenter les différentes sensibilités politiques ?

    Equilibrer leur médiatisation. Ne plus museler les médias : remettre à l'odj les reportages d'investigation, leur permettre de sortir des nouveaux tabous Favoriser un travail médiatique d'analyse et non de délayage inutile et vains de scoops ou d'émotions quotidiennes.

  7. Pensez-vous qu'il serait souhaitable de réduire le nombre d'élus (hors députés et sénateurs) ?

    • Non
  8. Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?

    Les citoyens se positionnent souvent en consommateurs passifs de et dans toute leur vie : résultat de la sté de consommation élevée à l'échelon de nouvelle divinité depuis l'après-guerre. Il y a des droits et devoirs de base de vie collective à réintroduire dans les écoles, les assos, les lieux de santé, de sport etc. Introduire des débats dans les écoles, les centres de formation, les lieux de services publics... pour faire comprendre comment gérer les curseurs des envies individuelles (et non besoins) et des services collectifs. Pourquoi ne pas rendre le vote obligatoire sur une période donnée en test.

  9. Faut-il prendre en compte le vote blanc ?

    • Oui
  10. Si oui, de quelle manière ?

    à comptabiliser dans les votes exprimés et à faire ressortir dans toutes les statistiques d'analyse. Le vote blanc qd le choix est impossible, parce qu'entre extrêmes par ex, a une signification essentielle qui doit orienter l'élu dans sa politique.

  11. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?

    écouter davantage les associations qui oeuvrent quotidiennement sur le terrain. demander aux élus d'aller faire des stages dans les organisations, entreprises, administrations, assos, de leur territoire.

  12. Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?

    • Je ne sais pas
  13. Que faudrait-il faire pour consulter plus directement les citoyens sur l'utilisation de l'argent public, par l'Etat et les collectivités ?

    offrir déjà une vraie transparence sur l'affectation et la réelle utilisation de cet argent public. Donner un droit de regard au secteur associatif concerné.

  14. Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?

    aller sur le terrain, écouter, regarder, comparer, proposer, innover, reconnaître ses erreurs, sortir de la représentation pour aller vers l'efficacité concrète utile sur le terrain

  15. Faut-il les transformer ?

    • Oui
  16. Si oui, comment ?

    En faire des organes actifs, impliqués, qui remontent leurs manches.

  17. Que proposez-vous pour renforcer les principes de la laïcité dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?

    La laïcité ne se négocie pas. Elle est de fait dans notre pays. Les élites et les politiques, de droite et de gauche, se sont fourvoyés et ont fait preuve d'une complaisance électoraliste impressionnante, face aux extrémismes, religieux notamment. La laîcité est l'affaire de la république qui doit l'imposer dans la chose publique à tous les citoyens. Aucune religion ne doit (re)devenir une religion d'état en France. Toute tentative d'intimidation, de chantage pour servir un intérêt religieux ou une communauté, doit être repoussé avec courage par les élus nationaux et locaux. Le respect de la laïcité demande dans la France d'aujourd'hui un courage politique inédit, après des années d'errance complaisante. Les prières ne se font dans la rue ou dans les sous-sols de Roissy pour aucune religion, le droit à l'avortement ne se rediscute pas tous les matins (sauf à lui proposer une éducation individuelle et collective d'envergure), l'excision est punie et publiée, tout comme l'asservissement des femmes par la religion, le voile n'est porté dans aucun espace public, le chauffeur de bus s'assoit sans discuter dans le siège occupé avant lui par une femme, etc etc. L'exécutif entretient des relations avec tous les représentants des cultes existants, en leur rappelant qu'ils ont le devoir aussi de faire respecter la laïcité. Dans le cas contraire, pas d'accès aux services de l'Etat.

  18. Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

    Faire preuve de pédagogie et de fermeté. Imposer, afficher des règles de fonctionnement dans tous les services publics. Sanctionner les élus qui dérogent par souci électoraliste. Refuser l'accès aux services de l'Etat à ceux qui veulent déroger à ses règles. Supprimer des droits sociaux à des familles pratiquant l'excision, interdite en France. Créer des postes de médiateurs dans les communes, les quartiers. etc...

  19. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour renforcer l'engagement citoyen dans la société ?

    Valoriser les jeunes dans leurs engagements. Ex : offrir un vrai statut à des jeunes qui vivent en cohabitation intergénérationnelle chez des personnes âgées pour leur permettre de vieillir chez elles en sécurité, en leur donnant de nouveaux droits sociaux (points retraite, points formation, droit CAF etc) (je suis fondatrice de l'association Le temps pour toiT, qui offre un service de cohabitation intergénérationnelle depuis 2005 sur les agglos de Nantes et Angers). Revaloriser les rôles des personnes vieillissantes en leur offrant, dans le cadre de leur engagement, de nouveaux droits sociaux, notamment pour les femmes seules aux revenus modestes. Reconnaître et valoriser concrètement l'engagement des retraités dans la société. Valoriser concrètement la transmission de savoirs au sein des assos, entreprises, collectivités, écoles... Repenser l'architecture urbaine, en réintroduisant des quartiers vivants, mixtes, et ouverts. Revaloriser les métiers de proximité non délocalisables.

  20. Quels sont les comportements civiques qu'il faut promouvoir dans notre vie quotidienne ou collective ?

    respect - écoute - veille individuelle (voisinage, transport en commun, gms...) faire reculer l'anonymat et la violence des réseaux sociaux valoriser l'entraide, la solidarité de voisinage et l'engagement associatif. etc

  21. Que faudrait-il faire pour favoriser le développement de ces comportements civiques et par quels engagements concrets chacun peut-il y participer ?

    mettre en place des projets incitatifs, créer des prix avec vote du public, favoriser les conseils municipaux de jeunes monter des projets intergénérationnels faire travailler ensemble agents de l'état et citoyens pour endiguer les dérives etc

  22. Que faudrait-il faire pour valoriser l'engagement citoyen dans les parcours de vie, dans les relations avec l'administration et les pouvoirs publics ?

    ?

  23. Quelles sont les incivilités les plus pénibles dans la vie quotidienne et que faudrait-il faire pour lutter contre ces incivilités ?

    - intimidations, menaces, excès verbaux en tout genre et toutes circonstances sans motif surtout dans les espaces publics où il y a peu d'opposition - la route, les rues, les transports en commun : un farwest parfois S'il y avait un courage individuel pour s'y opposer, la somme suffirait à enrayer le processus. Tous contre un en comportement non violent. Regarder en face les dégâts collatéraux de l'alcool et de la drogue et dénoncer ces tabous !

  24. Que peuvent et doivent faire les pouvoirs publics pour répondre aux incivilités ?

    Agir fermement avec des agents de proximité présents et visibles. Mettre en place des instances citoyennes d'observation et d'intervention. Favoriser localement mixité et cohésion sociales, par l'habitat, la vie commerciale, associative, sportive, culturelle etc Informer, impliquer les familles lorsqu'il s'agit de jeunes.

  25. Quel pourrait être le rôle de chacun pour faire reculer les incivilités dans la société ?

    cf ci-dessus. chacun a un rôle à jouer, avec courage, l'Etat ne peut pas tout résoudre à lui seul.

  26. Quelles sont les discriminations les plus répandues dont vous êtes témoin ou victime ?

    L'incivilité n'est pas forcément liée à une discrimination. Attention aux dérives de langage ou de sens qui conduisent souvent à des postures extrêmes. "C'est de la discrimination" : cette phrase magique et souvent inappropriée crée un plafond de verre et bloque toute parole. L'idéologie de comptoir a la vie belle à l'heure actuelle. L'incivilité est souvent gratuite, émanant d'un groupe d' électrons libres qui sait qu'il peut faire ce qu'il veut dans l'espace public... Il se défoule sans risque. Le groupe est un puissant moteur.

  27. Que faudrait-il faire pour lutter contre ces discriminations et construire une société plus solidaire et plus tolérante ?

    cf ci-dessus. La société n'est pas forcément intolérante, les actes de discriminations sont globalement rejetés par elle. Mais les pouvoirs publics et les élus sont indécis et crient pour un oui ou un non à la discrimination.

  28. Pensez-vous qu'il faille instaurer des contreparties aux différentes allocations de solidarité ?

    • Oui
  29. Si oui, lesquelles ?

    allocations CAF : assiduité à l'école, pas de maltraitance sur les enfants, pas de polygamie, pas de sous-location abusive ou indécente (infos sur les bailleurs), blocage des loyers par l'Etat pour agir sur leur montant. allocations chômage : balle dans le camp ici de l'Etat et des entreprises qui doivent travailler ensemble à la réinsertion des salariés licenciés. Obliger par ailleurs les entreprises qui aujourd'hui peuvent licencier facilement, à maintenir et développer l'employabilité de leurs salariés, par la formation et l'évolution de poste.

  30. Que pensez-vous de la situation de l'immigration en France aujourd'hui et de la politique migratoire ? Quelles sont, selon vous, les critères à mettre en place pour définir la politique migratoire ?

    mettre en place une politique migratoire pour faire face aux données géo-politiques régionales ET faire face à nos pénuries internes de main-d'oeuvre. De façon pro-active et volontariste avec accompagnement et intégration à nos valeurs républicaines. En commençant par l'apprentissage obligatoire de la langue. Et la non-ghettoïsation de l'habitat.

  31. En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?

    ?

  32. Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

    ?

  33. Quelles sont, selon vous, les modalités d'intégration les plus efficaces et les plus justes à mettre en place aujourd'hui dans la société ?

    ?

  34. Y a-t-il d'autres points sur la démocratie et la citoyenneté sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Vous n'abordez pas la question des inégalités homme/femme, dans les droits, la vie professionnelle, la vie sociale, familiale, la santé... Point essentiel ! Egalité des salaires : 1er devoir urgent pour l'Etat qui ne fait pas respecter une loi votée depuis des lustres. Point de départ de la seule et vraie autonomie possible des femmes d'un bout à l'autre de leur vie. Instauration de nouveaux droits sociaux pour les femmes qui élèvent des enfants : 2è devoir urgent pour l'Etat qui refuse d'évaluer l'énorme pénalisation à terme des femmes qui arrêtent de travailler pour élever leurs enfants, suivent leurs conjoints dans leur mobilité ou travaillent à temps partiel. En cas de séparation ou de veuvage, elles n'ont plus les ressources ni les compétences nécessaires ; arrivées à la retraite, elles ont parfois une retraite inférieure au minimum vieillesse. Le parcours professionnel désormais définitivement non linéaire fera empirer le phénomène. Ce sont encore elles qui en grande majorité accompagnent les hommes âgés qui partent les premiers. Donner de nouveaux droits sociaux aux femmes qui élèvent des enfants et qui accompagnent les anciens : 3è devoir urgent de l'Etat pour ne pas voir imploser une société face à la double, triple peine prescrite et imposée aux femmes.