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Cahier de doléances

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Contribution n° 227414

  1. En qui faites-vous le plus confiance pour vous faire représenter dans la société et pourquoi ?

    le maire

  2. En dehors des élus politiques, faut-il donner un rôle plus important aux associations et aux organisations syndicales et professionnelles ?

    • Non
  3. Si oui, à quel type d'associations ou d'organisations ? Et avec quel rôle ?

    Non, parce que beaucoup sont extrêmement tendancieux, ne prennent pas en compte l'intérêt général et les conséquences de leurs vues propres. On voit trop d'associations (rassemblant à peine quelques particuliers) bloquer des projets qui ont pourtant reçu un avis favorable suite à l'enquête publique. Il y a ainsi des travaux d'intérêt général (et même importants pour la sécurité) bloqués pendant des dizaines d'années par quelques intérêts particuliers. La plupart des syndicats ne sont pas représentatifs (voir nombre de non-votants et de votes blancs lors des élections dans une entreprise ou une administration). En conclusion, il faudrait réinventer une participation par branche de professions sans couleur politique, donc permettant à tous de voter, assortie d'une charte de respect de l'intérêt général et des autres catégories sociales.

  4. Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?

    - Que les élus rendent compte à la population des grandes lignes de leur travaux au moment des informations régionales à la télé, et selon un calendrier à mettre au point (une fois tous les 6 mois ou lorsque des informations sont à donner). - Un accès possible par courrier électronique. Malheureusement, il y a des personnes qui en abusent et inondent les élus ... Donc, mettre en place un quota d'interventions par mail pour chaque année avec les élus (blocage de l'accès ensuite) et que ceux-ci puissent lever le quota "manuellement" si les interventions d'une personne revêtent un caractère important ou sont dans l'intérêt général et méritent davantage d'échanges.

  5. Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :

    • Une bonne chose
  6. Pourquoi ?

    La mission qui leur est confiée par les électeurs est primordiale pour l'établissement des lois et tenir compte de l'évolution de la société, des événements nationaux et internationaux. C'est un gros travail qui devrait entraîner une présence assidue dans les assemblées. Ils sont élus et payés pour ça. Pourquoi les bancs sont-ils aux 3/4 vides malgré le non-cumul des mandats ? On vote pour une place vide ? On comprend que cela suscite la colère.

  7. Que faudrait-il faire pour mieux représenter les différentes sensibilités politiques ?

    Rien car on est arrivé à un bon équilibre. Si on y touche, on va retomber dans l'instabilité.

  8. Pensez-vous qu'il serait souhaitable de réduire le nombre d'élus (hors députés et sénateurs) ?

    • Oui
  9. Si oui, lesquels ?

    La mise en place des régions est un raté ...

  10. Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?

    La plupart des citoyens en a assez des disputes politiciennes. Cela ne les encourage pas à participer. Ils veulent du concret, du pratique, des propositions "techniques". Arrêter avec les propositions démagogiques qui, soit ne sont pas appliquées, soit coulent le pays. Mais surtout, je suis effarée de voir à quel point les Français sont ignorants de l'organisation de leurs institutions. Il faut reprendre l'"instruction civique" dans les écoles, les collèges et les lycées d'une manière qui INTERESSE les élèves, les MOTIVE et les RESPONSABILISE. Le fonctionnement d'une classe, comme cela se fait déjà, au moins dans certains établissements, doit préparer déjà concrètement à cette participation, avec respect de l'autorité, représentation des élèves avec vote, responsabilisation de chacun pour une tâche utile au fonctionnement de la classe.

  11. Faut-il prendre en compte le vote blanc ?

    • Oui
  12. Si oui, de quelle manière ?

    Calculer le pourcentage de voix de chaque candidat en intégrant le pourcentage de votes blancs dans les 100% du résultat.

  13. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?

    Ce n'est pas évident dans l'état actuel des choses. Les grandes orientations du pays et les décisions publiques nécessitent une vue d'ensemble des problèmes et une connaissance approfondie des tenants et aboutissants (nationaux et internationaux) qui dépassent la plupart des citoyens, comme moi-même. On voit beaucoup d'égoïsme dans certaines revendications. Comment laisser aux choix d'une population majoritairement ignorante (voire manipulable et manipulée, qui préfère croire les mensonges qui circulent sur les réseaux sociaux) les décisions qui engagent notre pays et son avenir ? Devant ce constat, il faut commencer par le commencement : former nos jeunes dès l'école, les inciter à s'informer sur la vie du pays et la vie d'autres pays, et les mettre en garde sur ce qui circule sur les réseaux sociaux. Et ce, sans politique partisane ... Les bons parents, en principe, le font....

  14. Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?

    • Je ne sais pas
  15. Que faudrait-il faire pour consulter plus directement les citoyens sur l'utilisation de l'argent public, par l'Etat et les collectivités ?

    Au niveau de la commune, on peut organiser dans certains cas particuliers un référendum car les habitants connaissent la vie de leur commune. Au-delà, c'est plus difficile, toujours à cause du manque de vue générale des besoins. Cela ne peut être que consultatif, par exemple sur internet, style "grand débat"..

  16. Faut-il les transformer ?

    • Non
  17. Que proposez-vous pour renforcer les principes de la laïcité dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?

    Je ne comprends pas pourquoi les "renforcer". Il y a séparation, point, rien à ajouter. Par contre, attention à ne pas faire de la laïcité une nouvelle religion imposée, surtout à l'école, qui, inévitablement, conduira à des "guerres de religion".

  18. Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

    Cela s'apprend en principe dans la famille et à l'école. Changer les paroles de la Marseillaise qui sont une incitation à la violence et à la haine !

  19. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour renforcer l'engagement citoyen dans la société ?

    Une idée à piocher : Que les élèves, à partir de la seconde, fassent des stages de 15 jours pendant les vacances d'été (qui sont longues ....) en se rendant utiles dans des administrations ou des organismes sociaux. Même chose pour ceux qui optent pour une formation professionnelle sans le bac : faire trois stages de 15 jours sur des congés supplémentaires accordés par l'employeur ou pris sur le temps de l'entrepreneur, entre tel et tel âge.

  20. Quels sont les comportements civiques qu'il faut promouvoir dans notre vie quotidienne ou collective ?

    Le respect de l'autre, en particulier de l'autorité, la politesse, et le secours à toute personne en difficulté ou en danger. Continuer de former aux premiers secours.

  21. Que faudrait-il faire pour favoriser le développement de ces comportements civiques et par quels engagements concrets chacun peut-il y participer ?

    Cela revient aux parents, mais ça se perd ... C'est par l'exemple qu'un enfant apprend cela, si cela se vit dans sa famille et à l'école. Notamment, les professeurs doivent veiller à s'absenter le moins possible : les nombreux cours qui "sautent" parce que l'enseignant est absent (pire encore lorsqu'il n'est pas remplacé, ce qui est fréquent) sont un très mauvais exemple de sérieux dans le travail et cela a des répercussions chez les élèves.

  22. Que faudrait-il faire pour valoriser l'engagement citoyen dans les parcours de vie, dans les relations avec l'administration et les pouvoirs publics ?

    Les stages des élèves de seconde, de première et de terminale (voir ci-dessus) pourraient faire l'objet de rapports et de soutenances (devant un jury et devant les autres élèves) comptant pour la note globale du baccalauréat. Cela aurait l'avantage de les motiver dans la connaissance d'autre chose que l'enseignement dont ils ne sortent pas jusqu'à cet âge (sauf le stage de 3ème qui est une bonne chose, mais très court).

  23. Quelles sont les incivilités les plus pénibles dans la vie quotidienne et que faudrait-il faire pour lutter contre ces incivilités ?

    Les incivilités et violences verbales ou physiques envers les élus ou le gouvernement en place, quel qu'il soit, envers les personnes chargées de notre protection au risque de leur vie (forces de l'ordre, pompiers, etc). Toutes les critiques (faciles à faire quand on n'est pas au gouvernail) devraient être assorties obligatoirement d'une contre-proposition constructive et réaliste. L'incivilité envers les instituteurs et professeurs sont pénibles et intolérables, non seulement pour les professeurs, mais aussi pour tous les élèves qui veulent travailler. Les enseignants se plaignent souvent de n'être pas soutenus par leur hiérarchie. Leur formation devrait les préparer à affronter ces situations de plus en plus fréquentes. Beaucoup de personnes se croient seules dans la rue ou au volant (on descend du trottoir pour traverser n'importe comment sans regarder si une voiture arrive ; on entre dans un métro ou un tramway sans attendre que tout le monde soit descendu, on bouscule, on passe devant dans les queues, on change de direction en voiture sans mettre son clignotant, on s'arrête n'importe où, sans s'inquiéter du dérangement que l'on occasionne à autrui, etc.). Pour lutter contre ces incivilités, à long terme, il faut redonner à la famille son rôle d'éducation et d'exemple, dans une stabilité qui permet aux jeunes d'avoir des repères dans la vie. C'est par l'exemple que la famille et l'école doivent redresser les choses. Responsabiliser les enfants, les jeunes et les adultes, dès le plus jeune âge, c'est leur donner des repères : ne pas s'employer à toujours effacer toutes les conséquences des actes et des choix librement consentis (par exemple, le choix de faire sa vie avec une personne du même sexe entraîne la conséquence de ne pas avoir d'enfants, ...). On évite ainsi bien des problèmes de société...

  24. Que peuvent et doivent faire les pouvoirs publics pour répondre aux incivilités ?

    Inciter à déposer une main courante qui permette, si les incivilités d'une personne se répètent et sont confirmées, de faire un avertissement puis de convoquer à une "formation de civilité" de quelques jours ? Dans certains cas, ça ne suffira pas, malheureusement.

  25. Quel pourrait être le rôle de chacun pour faire reculer les incivilités dans la société ?

    Déjà exprimé ci-dessus : parents (signer un engagement au moment de la naissance de l'enfant ?), école, police locale.

  26. Quelles sont les discriminations les plus répandues dont vous êtes témoin ou victime ?

    Discriminations raciales.

  27. Que faudrait-il faire pour lutter contre ces discriminations et construire une société plus solidaire et plus tolérante ?

    (Changer le cœur humain !.......) Le vivre à l'école dans toute la mesure du possible. Financer les associations reconnues d'utilité publique dans ce domaine (avec contrôles).

  28. Pensez-vous qu'il faille instaurer des contreparties aux différentes allocations de solidarité ?

    • Oui
  29. Si oui, lesquelles ?

    Faire travailler tous ceux qui peuvent (compte-tenu d'un éventuel handicap, selon l'âge et en tenant compte de la formation éventuelle) dans des travaux communaux ou départementaux d'intérêt public : allocataires chômage, bénéficiaires du RSA, allocataires demandeurs d'asile, allocataires handicap, etc. Exception faite pour les allocations familiales, l'APL etc. attribuées à des personnes qui travaillent ou font des études ou des formations. Le temps de travail pourrait être fonction du montant de l'allocation (nombre d'heures rapportées au SMIC). Cela permettrait de diminuer le nombre de fonctionnaires territoriaux ou de les soulager dans leur travail.

  30. Que pensez-vous de la situation de l'immigration en France aujourd'hui et de la politique migratoire ? Quelles sont, selon vous, les critères à mettre en place pour définir la politique migratoire ?

    Priorité, bien sûr, aux demandeurs d'asile en danger dans leur pays.

  31. En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?

    Oui.

  32. Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

    Multiplier les centres CADA (il n'y a apparemment pas assez de places). Encourager les volontaires à accueillir à domicile pendant quelque temps. Financer des associations de bénévoles en leur demandant de rendre des comptes (+ contrôles).

  33. Quelles sont, selon vous, les modalités d'intégration les plus efficaces et les plus justes à mettre en place aujourd'hui dans la société ?

    Apprendre le Français aux demandeurs d'asile pendant la longue période d'attente de leur statut de réfugié, à raison de beaucoup plus qu'1h par semaine comme c'est le cas actuellement dans certains centres CADA. Faire connaître les règles de vie communautaire à respecter en France si ils sont reçus comme réfugiés dans notre pays, ainsi que les solutions de protection qui leur sont proposées si ils sont victimes de xénophobie. Favoriser les relations avec des Français. Accueillir favorise l'intégration, du moins pour ceux qui sont effectivement reconnaissants de trouver l'asile nécessaire et qui souhaitent "s'en sortir". Ne pas laisser s'installer des "ghettos" comme c'est le cas dans certains centre-villes, "villes nouvelles", ou villages de l'arrière-pays. Les Français d'origine y sont peu à peu exclus de par le comportement de certaines populations ainsi regroupées, et sont obligés de fuir ailleurs (si leurs moyens le leur permettent ce qui n'est pas toujours le cas), car ils sont confrontés à des menaces ou attitudes de violence.

  34. Y a-t-il d'autres points sur la démocratie et la citoyenneté sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Notre système démocratique a été mis au point progressivement par les générations précédentes et il a fait ses preuves. Les "couacs" existeront toujours. Ne crachons pas dans la soupe !