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Cahier de doléances

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Contribution n° 233483

  1. En qui faites-vous le plus confiance pour vous faire représenter dans la société et pourquoi ?

    tous les maires, proches de leurs concitoyens, mais mal rémunérés et méritant de disposer de l'aide ponctuelle de brigades volantes de spécialistes nationaux sur les dossiers techniques pointus à traiter, notamment en lien avec l'Europe.

  2. En dehors des élus politiques, faut-il donner un rôle plus important aux associations et aux organisations syndicales et professionnelles ?

    • Oui
  3. Si oui, à quel type d'associations ou d'organisations ? Et avec quel rôle ?

    à tous les acteurs de terrain : associations à but non lucratif dans les domaines sociaux et culturels, au niveau local, et chambres de l'artisanat, de l'industrie et du commerce, au niveau régional, mais pas aux syndicats, peu représentatifs, inefficaces et corrompus.

  4. Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?

    Ne conserver que deux types d'élus, de proximité, en tout et pour tout : 1/ tous les maires, en les rémunérant beaucoup mieux (2500 euros brut par mois au minimum pour les plus petites communes) et proportionnellement à la taille de leur commune (jusqu'à un plafond de 8000 euros brut par mois au maximum). Les maires, dans leur ensemble, sont en effet les seuls réellement soucieux d'employer efficacement les deniers publics aux bénéfices de leurs concitoyens car confrontés directement aux difficultés du quotidien, dévoués et corvéables à merci ..., et 2/ des conseillers régionaux, en nombre restreint (10 à 20 maxi, selon la taille de la région), rémunérés à hauteur de 3000 à 4000 euros brut par mois, sans aucune autre indemnité. Les maires et les conseillers régionaux seraient élus pour un maxi de deux mandats consécutifs de 5 ans (même durée que pour le Président de la République et mêmes dates d'élection pour réduire les frais), avec possibilité de contrôle de l'action de ces élus par les citoyens par la voie de RIC aux échelons municipal et régional. Les maires et les conseillers régionaux auraient la possibilité, à leur guise, en cas de besoin, de faire appel à des équipes techniques polyvalentes, volantes, mises à leur disposition pour des missions ponctuelles et ciblées sur tout le territoire (métropolitain et ultra-marin), des équipes solides formées de fonctionnaires recrutés sur concours, spécialistes en tous domaines : travaux d'aménagement du territoire/écologie, social/santé, éducation, finances/fiscalité, droit français et européen/international, des spécialistes capables de les éclairer/aider dans leur gestion et leurs choix.

  5. Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :

    • Une bonne chose
  6. Pourquoi ?

    Parce que, dans leur ensemble, ils ne fournissent pas un travail sérieux, ni dans les assemblées, ni sur le terrain : ils passent le plus clair de leur temps à se quereller stérilement et/ou à chercher à se faire réélire ! Y en a marre de leur payer pour si peu de résultats leurs rémunérations royales, leurs dépenses dispendieuses et leurs retraites de nababs !!

  7. Que faudrait-il faire pour mieux représenter les différentes sensibilités politiques ?

    un peu de proportionnelle, aux niveaux municipal et régional.

  8. Pensez-vous qu'il serait souhaitable de réduire le nombre d'élus (hors députés et sénateurs) ?

    • Oui
  9. Si oui, lesquels ?

    Conserver tous les maires et réduire le nombre de conseillers régionaux (députés nationaux et sénateurs, à supprimer complètement- il y a assez de lois inutiles ou si peu utiles- et convoquer des assemblées nationales ponctuelles avec tous les maires quand besoin est, une fois par trimestre tout au plus, suffirait largement à gérer l'ensemble du législatif.

  10. Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?

    Rendre le vote obligatoire et comptabiliser les votes blancs, en en tirant les conséquences (si trop de votes blancs, retrait des candidats désavoués par les résultats et nouvelle élection avec d'autres candidats).

  11. Faut-il prendre en compte le vote blanc ?

    • Oui
  12. Si oui, de quelle manière ?

    Si les votes blancs sont trop nombreux, retrait des candidats qui se sont présentés et n'ont pu réunir un nombre suffisant de suffrages exprimés pour être élus et nouvelle élection avec d'autres candidats.

  13. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?

    En privilégiant la proximité, c'est-à-dire le rôle des élus aux niveaux local (municipal) et régional, avec contrôle de leur action par la possibilité de recours aux RIC sur des projets précis.

  14. Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?

    • Non
  15. Que faudrait-il faire pour consulter plus directement les citoyens sur l'utilisation de l'argent public, par l'Etat et les collectivités ?

    Confier un maximum de pouvoirs/finances aux élus des niveaux local (municipal) et régional : proximité, efficacité et économie globale de moyens !

  16. Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?

    Aucun. Ils ont fait la preuve de leur faible contribution en regard de leurs dépenses de fonctionnement. Il faut supprimer l'Assemblée Nationale, le Sénat, le Conseil économique, social et environnemental et ne conserver que les maires et des conseillers régionaux en nombre restreint. Ce sont des assemblées nationales des maires qui, convoquées selon les besoins, deux à trois fois par an maxi, qui assureront le législatif, aidées par des spécialistes de droit constitutionnel et droit public et privé, en mission ponctuelle, rémunérés ponctuellement. A supprimer également : le Conseil d'Etat, le Conseil Constitutionnel - Ne conserver que la Cour des Comptes, en limitant la rémunération de tous les hauts fonctionnaires à un plafond de 7000 euros brut, sans aucune prime.

  17. Faut-il les transformer ?

    • Oui
  18. Si oui, comment ?

    Tout transformer car ce système est complètement inefficace et obsolète. Il coûte très cher pour bien peu de résultats !!

  19. Que proposez-vous pour renforcer les principes de la laïcité dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?

    Respecter la loi de 1901 qui suffit largement, avec bon sens et sans couper les cheveux en quatre. Quel faux débat !!

  20. Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

    Par l'éducation, dans les familles et à l'école de la République. Par les échanges d'idées, les voyages dès le plus jeune âge pour découvrir l'autre, ses habitudes, sa religion, son pays et mieux identifier par comparaison les valeurs intangibles de notre République démocratique au travers de programmes d'échange variés : jumelages d'écoles, de lycées, d'universités, de villes ; développement du programme Erasmus -bourses plus élevées et non réservées à ceux qui sont au courant et appartiennent majoritairement à des milieux favorisés dans l'ensemble - à démocratiser en aidant les étudiants méritants -et même doublement méritants-des quartiers défavorisés à en bénéficier par des aides supplémentaires -dont financières- par de l'information des familles, de l'accompagnement dans les démarches.

  21. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour renforcer l'engagement citoyen dans la société ?

    Soutenir les projets des enseignants, plus particulièrement d'histoire-géo, de SVT et d'EPS visant à renforcer cet engagement, en facilitant les démarches administratives de mise en oeuvre et de financement de leurs projets, maintenir le service civique qui a bien démarré, favoriser les actions de solidarité inter-générationnelles qui existent déjà dans les communes, les projets de quartiers d'habitat inter-générationnel et écologique.

  22. Quels sont les comportements civiques qu'il faut promouvoir dans notre vie quotidienne ou collective ?

    L'aide et la solidarité envers les plus démunis, les handicapés, les personnes âgées, les enfants et les personnes victimes de violences physiques et/ou sexuelles ; l'éducation au respect de l'autre : bannir le racisme, l'homophobie et le sexisme, toutes les discriminations à l'embauche ; sensibiliser tous les citoyens aux règles de bon voisinage et d'environnement : prise de conscience des nuisances sonores, visuelles et olfactives ; respect des règles d'hygiène élémentaires (déjections canines omniprésentes) et de l'environnement (tri des déchets, décharges sauvages).

  23. Que faudrait-il faire pour favoriser le développement de ces comportements civiques et par quels engagements concrets chacun peut-il y participer ?

    Sensibiliser/éduquer les enfants dès l'école primaire. Mettre en place des filières de rééducation des adolescents et adultes déviants dans le cadre d'un accompagnement par des éducateurs spécialisés, d'associations de quartier et/ou de référents policiers de proximité pour les plus récalcitrants.

  24. Que faudrait-il faire pour valoriser l'engagement citoyen dans les parcours de vie, dans les relations avec l'administration et les pouvoirs publics ?

    Apprendre à mettre en valeur dans les CV les expériences vécues de chacun/chacune dans ce cadre de l'engagement citoyen et à ne plus les considérer que comme des faits anecdotiques de la rubrique "Divers". Former les futurs recruteurs/gestionnaires du personnel à en tenir davantage compte. Faire prendre en compte cet engagement citoyen pour les concours publics sous forme de points "bonus".

  25. Quelles sont les incivilités les plus pénibles dans la vie quotidienne et que faudrait-il faire pour lutter contre ces incivilités ?

    Les violences verbales, voire physiques, dans les transports et lieux publics ; les déjections canines omniprésentes et qui coûtent cher à la communauté (Nous sommes vraiment de tristes champions en la matière ! Mais comment font les autres pays ?).

  26. Que peuvent et doivent faire les pouvoirs publics pour répondre aux incivilités ?

    Pour les violences verbales et/ou physiques dans les transports et lieux publics, il faudrait inciter les victimes à porter plainte et les personnes témoins à ne pas se défiler (plaintes et témoignages via Internet en instituant une protection de l'identité des témoins pour éviter des représailles). Pour les déjections canines, il existe actuellement des amendes mais les contrevenants ne sont que très peu verbalisés, les villes font ramasser et nous payons les motos-crottes. Impossible d'éduquer les Français sans taper au porte-monnaie à large échelle. Il faudrait instituer un système d'enregistrement de l'ADN des chiens obligatoire, comme les vaccinations, et verbaliser systématiquement et sévèrement tout propriétaire de chien en remontant jusqu'à lui par ce biais. Tout le reste est pour le moment complètement coûteux et inefficace !

  27. Quel pourrait être le rôle de chacun pour faire reculer les incivilités dans la société ?

    L'éducation, l'exemple.

  28. Quelles sont les discriminations les plus répandues dont vous êtes témoin ou victime ?

    La discrimination à l'embauche des enfants d'immigrés des banlieues défavorisées, particulièrement ceux d'origine africaine, arabe et de confession musulmane, même lorsqu'ils sont sérieux, présentables et possèdent de bons diplômes. C'est un phénomène très français, hélas, qui n'existe pas ou peu dans les pays anglophones. Les tentatives de CV anonymes et autres n'y ont rien changé. Il est temps d'arrêter ce gâchis !!

  29. Que faudrait-il faire pour lutter contre ces discriminations et construire une société plus solidaire et plus tolérante ?

    Il faut nommer des observateurs officiels, des médiateurs et sanctionner les recruteurs, les responsables qui n'ont toujours pas évolué, financièrement et en informant l'opinion publique de la politique des employeurs concernés, par Internet et tout autre moyen de pression efficace. Il faut aussi développer le parrainage par des actifs ou retraités volontaires. C'est terriblement frustrant pour ces jeunes, souvent déterminés et brillants, dont la France a payé les études et qui partent s'investir à l'étranger où ils sont, le plus souvent, bien accueillis et reconnus.

  30. Pensez-vous qu'il faille instaurer des contreparties aux différentes allocations de solidarité ?

    • Non
  31. Si oui, lesquelles ?

    Très peu de gens ont envie de vivre des allocations de solidarité. Cessons de stigmatiser les miséreux et les marginaux et d'en faire le bouc émissaire des maux de notre société ! Cela ne résoudra pas nos problèmes de déficit du commerce extérieur, ni le reste, notamment les fins de mois difficiles des moins favorisés !

  32. Que pensez-vous de la situation de l'immigration en France aujourd'hui et de la politique migratoire ? Quelles sont, selon vous, les critères à mettre en place pour définir la politique migratoire ?

    Nous accueillons très peu d'immigrés, assez mal mais nous nous plaignons beaucoup du fardeau imaginaire qu'ils représenteraient. Nous devons nous concentrer sur l'amélioration de l'accueil des immigrés demandeurs d'asile et de leurs familles, victimes de la guerre et/ou de dictatures, nous aurions déjà dû également accueillir des lanceurs d'alerte (Assange, Snowden), assurer leur protection et leur intégration, mais refouler systématiquement les immigrés économiques et/ou climatiques (sauf crise aiguë, mais dès maintenant nous savons ce qu'il en sera, alors, prenons les devants) en le faisant savoir sur place, dans les pays concernés, pour décourager les futurs candidats au départ et les réseaux de passeurs. Nous pouvons les aider à construire leur propre avenir eux-mêmes dans leurs pays d'origine souvent mal gérés, en parrainant/initiant dans les pays concernés des projets de développement, avec vérification étroite sur place des financements alloués par des équipes de contrôle/conseil efficaces, au niveau national et/ou européen.

  33. En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?

    Non, procédure trop lourde. Laissons les futurs employeurs gérer au sein du bassin européen, déjà très riche en main d'oeuvre ... et pour le reste, demandes d'emploi à soumettre au cas par cas au ministère concerné.

  34. Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

    Clarté et fermeté : oui aux demandeurs d'asile dans de bonnes conditions et non aux autres avec une aide locale, pays par pays.

  35. Quelles sont, selon vous, les modalités d'intégration les plus efficaces et les plus justes à mettre en place aujourd'hui dans la société ?

    Un logement salubre et correct, un revenu décent, des soins médicaux -dont psychologiques si nécessaires- durant un temps raisonnable pour l'apprentissage de la langue et de la culture françaises, puis une formation courte et rapide en apprentissage pour les adultes dans un premier temps pour leur permettre de gagner leur vie par eux-mêmes, de recouvrer dignité et indépendance financière, à charge pour eux ensuite, s'ils le souhaitent, de se perfectionner/reprendre des études, et la scolarisation et les études pour les enfants et les adolescents.

  36. Y a-t-il d'autres points sur la démocratie et la citoyenneté sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Il faut être conscients que la démocratie est fragile, vulnérable, et que nous devons toujours demeurer vigilants pour maintenir la liberté de la justice et de la presse.