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Cahier de doléances

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Contribution n° 234426

  1. En qui faites-vous le plus confiance pour vous faire représenter dans la société et pourquoi ?

    Dans les élus de proximité, en l’occurrence les députés, conseillers municipaux, les plus proches des citoyens.

  2. En dehors des élus politiques, faut-il donner un rôle plus important aux associations et aux organisations syndicales et professionnelles ?

    • Oui
  3. Si oui, à quel type d'associations ou d'organisations ? Et avec quel rôle ?

    Aux syndicats. Cependant, ceux-ci doivent préalablement élargir leur représentativité car ils semblent à l'heure actuelle ne représenter que des intérêts catégoriels. Les associations ont une meilleure base et assise populaire. Elles représentent tous les secteurs de la vie sociale, paraissent plus ouvertes aux citoyens de par leur statut. Certaines ont un poids et une influence considérables, notamment les associations d'usagers er de patients dans le domaine de la santé. Leur rôle de conseil, à l'image de ce qui se passe dans les hôpitaux, doit être accru, notamment dans les domaines de l'environnement et de l'écologie.

  4. Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?

    Que les élus soient moins des professionnels de la politique qu’aujourd’hui. Il est nécessaire que les partis politiques se renouvellent et fassent davantage appel, pour la constitution de leurs listes électorales, à des personnes de la société civile de toutes origines, ouvriers, cadres, retraités...Cela permettrait une réelle connaissance de la vie des français par leurs élus.

  5. Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :

    • Une bonne chose
  6. Pourquoi ?

    Car il est évident que l'on ne peut dans de bonnes conditions, exercer plusieurs missions et mandats concomitamment, nécessitant pour chacun d'eux un temps plein. De plus, cela permet de renouveler la classe politique, en évitant précisément le cumul entre les mêmes mains de plusieurs mandats.

  7. Que faudrait-il faire pour mieux représenter les différentes sensibilités politiques ?

    L'introduction d'une dose mesurée de proportionnelle, notamment à l'Assemblée nationale. Cela permettrait aussi de réduire l'impact d'une trop forte majorité entre les mains d'un seul et même parti.

  8. Pensez-vous qu'il serait souhaitable de réduire le nombre d'élus (hors députés et sénateurs) ?

    • Oui
  9. Si oui, lesquels ?

    Les membres des conseils départementaux et régionaux, les élus dans les conseils de surveillance des établissements publics de santé.

  10. Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?

    Elle est trop faible, vu le grand nombre de scrutins et le sentiment que les personnes élues ne sont ni représentatives ni intéressées par les réels problèmes des citoyens. Le vote obligatoire n'est pas la solution, la participation des électeurs aux différents scrutins se renforcera d'elle-même lorsque les institutions seront davantage représentatives et les élus plus proches des préoccupations des français.

  11. Faut-il prendre en compte le vote blanc ?

    • Oui
  12. Si oui, de quelle manière ?

    En donnant explicitement cette possibilité de vote aux électeurs. Plus il sera important, plus cela montrera à la personne élue qu'elle devra en tenir compte dans sa politique.

  13. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?

    Faire en sorte que des débats comme le grand débat national soient plus nombreux et plus fréquents. J'ai 55 ans et c'est la première fois qu'il m'est ainsi donné l'occasion de m'exprimer !!! ces débats doivent être déclinés à plusieurs niveaux, locaux et régionaux sur des thématiques précises, propres aux divers territoires. Il faut ensuite que les mesures proposées aboutissent à des résultats concrets, sinon, le désintéressement des citoyens sera encore plus grand.

  14. Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?

    • Oui
  15. Si oui, comment ?

    En revoyant les conditions d'organisation du RIP. Moins de signataires et d'élus doivent être à l'origine du RIP.

  16. Que faudrait-il faire pour consulter plus directement les citoyens sur l'utilisation de l'argent public, par l'Etat et les collectivités ?

    Organiser des réunions publiques d'information dans les collectivités territoriales par les élus, utiliser les sites Internets des collectivités territoriales pour diffuser davantage d'informations sur l'utilisation de l'argent public...

  17. Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?

    Le Sénat doit se rapprocher des territoires qu'il doit représenter. La plupart des sénateurs sont inconnus, du fait de leur mode d'élection par leurs pairs.

  18. Faut-il les transformer ?

    • Oui
  19. Si oui, comment ?

    En fusionnant les deux assemblées et en réorganisant leurs missions.

  20. Que proposez-vous pour renforcer les principes de la laïcité dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?

    Établir des règles strictes, favoriser les échanges entre les religions, expliquer concrètement ce qu'est la laïcité dans les écoles et collèges.

  21. Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

    Par l'éducation. Lorsque j'étais en école primaire, il y avait des cours d'instruction civique dont je me souviens très bien des grands principes. Il faut revenir à cela.

  22. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour renforcer l'engagement citoyen dans la société ?

    Comme indiqué plus haut, renforcer l'éducation civique, elle permet d'apprendre les valeurs républicaines et de favoriser ainsi l'engagement citoyen dans la société.

  23. Quels sont les comportements civiques qu'il faut promouvoir dans notre vie quotidienne ou collective ?

    Le respect et la tolérance, l'acceptation des différences.

  24. Que faudrait-il faire pour favoriser le développement de ces comportements civiques et par quels engagements concrets chacun peut-il y participer ?

    Par l'éducation dès le plus jeune âge. Les associations permettent ensuite à chacun de participer et de s'investir dans des comportements civiques.

  25. Que faudrait-il faire pour valoriser l'engagement citoyen dans les parcours de vie, dans les relations avec l'administration et les pouvoirs publics ?

    Développer des institutions comme le service public universel. Tenir compte de cet engagement par exemple pour les futurs fonctionnaires (intégration de la durée de service dans l'ancienneté, bonification indiciaire).

  26. Quelles sont les incivilités les plus pénibles dans la vie quotidienne et que faudrait-il faire pour lutter contre ces incivilités ?

    L'irrespect, les insultes, les impolitesses et agressions verbales dans les transports en commun par exemple. Là encore, l'éducation a un rôle fondamental à jouer. Mais il doit aussi y avoir des sanctions sévères contre de tels comportements, surtout s'ils aboutissent à des séquelles, physiques ou psychologiques sur les personnes vulnérables concernées.

  27. Que peuvent et doivent faire les pouvoirs publics pour répondre aux incivilités ?

    Comme indiqué, sanctions par la police et la justice pour l'aspect répressif. Education pour la prévention.

  28. Quel pourrait être le rôle de chacun pour faire reculer les incivilités dans la société ?

    Chacun est responsable et doit intervenir quand il fait face à une incivilité, surtout s'il s'agit d'une personne vulnérable. Mais il est vrai que ce n'est pas évident, la crainte ou la peur pouvant contraindre à rester immobile. S'ensuivent ensuite de profonds regrets.

  29. Pensez-vous qu'il faille instaurer des contreparties aux différentes allocations de solidarité ?

    • Oui
  30. Si oui, lesquelles ?

    Accepter de donner une partie de son temps pour des actions de solidarité.

  31. Que pensez-vous de la situation de l'immigration en France aujourd'hui et de la politique migratoire ? Quelles sont, selon vous, les critères à mettre en place pour définir la politique migratoire ?

    L'immigration est une chance, elle a toujours amené de nombreuses compétences. Néanmoins, elle doit être maîtrisée et mesurée.

  32. En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?

    Difficile, sur quelles bases ? des quotas d'étrangers ? cela ne me parait ni raisonnable, ni envisageable. Il y a d'autres moyens.

  33. Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

    Une coopération entre les Etats européens et une répartition par pays des étrangers en demande d'asile. Cela serait plus juste et plus proche de l'idéal de solidarité européen.

  34. Quelles sont, selon vous, les modalités d'intégration les plus efficaces et les plus justes à mettre en place aujourd'hui dans la société ?

    En premier lieu, l'éducation avec une part importante d'éducation civique. Puis la formation professionnelle.