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Cahier de doléances

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Contribution n° 220466

  1. En qui faites-vous le plus confiance pour vous faire représenter dans la société et pourquoi ?

    Je n'ai confiance en personne pour me représenter. Les politiques ne représentent que les partis politiques et les lobbies, mais pas les simples citoyens. Les syndicats ne représentent que quelques minorités privilégiées. Personne ne représente le simple citoyen, travailleur ou retraité du secteur privé, automobiliste, habitant en France continentale. Il n'y a que quelques associations honnêtes, mais d'une portée bien limité, et sans aucun pouvoir.

  2. En dehors des élus politiques, faut-il donner un rôle plus important aux associations et aux organisations syndicales et professionnelles ?

    • Non
  3. Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?

    Actuellement, rien n'empêche un élu de se comporter en dictateur inamovible, ni d'être corrompu. Il faudrait que l'élu soit digne de confiance et qu'il représente réellement ses électeurs. Pour cela, il faudrait un statut de l'élu : 1 - Dépôt obligatoire d'un CV très complet, vérifié ou vérifiable, consultable par les électeurs, pour que la candidature soit recevable, y compris toutes les sources de revenus, la ou les nationalités, le lieu et le nom de naissance, les noms et professions des parents, la religion, l'appartenance passée ou présente à des partis politiques et organisations diverses. Plus il y aura de transparence, plus les électeurs pourront choisir en connaissance de cause. 2 - Publicité immédiate et nominative après chaque vote d'un élu, de façon à ce que chaque citoyen puisse juger en temps réel de l'action de ses représentants. 3 - Rapport détaillé obligatoire et à intervalle régulier sur son activité dans le cadre de son mandat d'élu : justification de ses actions, de ses absences et de ses votes, y compris de l'utilisation de l'argent public. 4 - Possibilité pour les électeurs de mettre fin à n'importe quel moment au mandat de l'élu, selon des conditions à définir, lorsque les électeurs jugent que l'élu ne les représente pas correctement. 5 - Droit de veto des citoyens électeurs concernant les votes et décisions des élus. C'est à dire remise en cause de votes, y compris au parlement, par des citoyens. 6 - Que la responsabilité pénale des élus soit rétablie, et qu'elle soit même durcie par rapport aux simples citoyens, du fait de leurs pouvoirs étendus, de leur meilleure connaissance des lois et qu'ils devraient être exemplaires.

  4. Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :

    • Une bonne chose
  5. Pourquoi ?

    Il me semble totalement anormal que des élus occupant une fonction censée être à plein temps, s'occupent en même temps d'autres activités, rémunérées ou non. Non seulement ils ne peuvent pas s'occuper correctement de leur fonction, mais en plus ils prennent la place d'autres élus potentiellement plus efficaces.

  6. Que faudrait-il faire pour mieux représenter les différentes sensibilités politiques ?

    A défaut d'avoir une démocratie directe, il faudrait systématiquement appliquer la proportionnelle intégrale à toutes les élections. Je ne vois pas d'autre solution. Seuls les décideurs "en place" n'en veulent pas.

  7. Pensez-vous qu'il serait souhaitable de réduire le nombre d'élus (hors députés et sénateurs) ?

    • Non
  8. Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?

    Du fait des procédures d'élections, la grande majorité des voix ne sont pas prises en compte. Seule une proportionnelle intégrale prend en compte toutes les voix et inciterait certainement à aller voter.

  9. Faut-il prendre en compte le vote blanc ?

    • Oui
  10. Si oui, de quelle manière ?

    Le vote blanc indique que l'électeur ne veut aucun des candidats présents. Il faut donc prendre cette opinion en compte en comptabilisant le vote blanc comme vote exprimé.

  11. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?

    Il faudrait beaucoup plus de référendums, et surtout que les résultats soient respectés. Pas comme le référendum sur la constitution Européenne. Et pas non plus des référendums bidons.

  12. Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?

    • Oui
  13. Si oui, comment ?

    Je n'avais jamais entendu parler de ce RIP. Il ne faut pas que ce soit au bon vouloir des parlementaires, mais à la demande des électeurs.

  14. Que faudrait-il faire pour consulter plus directement les citoyens sur l'utilisation de l'argent public, par l'Etat et les collectivités ?

    Déjà il faudrait que les citoyens soient informés en temps et en heure. Il est actuellement mission impossible de savoir en détail comment l'argent public est utilisé. Les instances étatiques, municipales, départementales et régionales donnent quelquefois des extraits de leurs budgets, selon le messages qu'ils veulent faire passer, mais jamais l'intégralité. Ensuite il n'y a que la consultation directe des citoyens qui peut fonctionner, sachant que les partis et les syndicats ne représentent que les minorités. Comment tolérer que les parlementaires votent des lois et des privilèges dans leurs intérêts exclusifs ? Comment tolérer que de l'argent public soit versé aux élus selon leurs résultats aux élections, via des "micro-partis" ?

  15. Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?

    Dans cette 5ème République, les assemblées ne représentent que les partis politiques et les lobbies. D'où une France gouvernée en sous-main par une poignée de personnes.

  16. Faut-il les transformer ?

    • Oui
  17. Si oui, comment ?

    Par le statut de l'élu que j'ai évoqué plus haut. Il est aussi absolument anormal que les élus, et en particulier le Président de la République, nomment des personnes de leur choix à des postes à responsabilité, comme le fait n'importe quel dictateur. Voir l'Irak de Sadam Husein, l'Algérie de Boutéflica, le Chili de Pinochet, et beaucoup d'autres. Et aussi par une réforme profonde des institutions Européennes que les Français ne voulaient pas, et que les parlementaires leurs ont imposé, en déni de démocratie.

  18. Que proposez-vous pour renforcer les principes de la laïcité dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?

    Le principe de laïcité n'est pas respecté par l'état, qui vote et promulgue des lois discriminatoires entre les différentes religions, et que les fonctionnaires, y compris la justice, appliquent parfois avec zèle. L'exemple du proviseur de Lycée qui a refusé l'entrée d'une étudiante sous prétexte qu'elle était habillée comme s'habillent souvent les musulmans, mais sans aucun signe religieux. Je m'étonne d'ailleurs que le proviseur n'ait pas été poursuivi, car ce comportement est un cas typique de discrimination, tel que défini à l'article 1 de la loi 2008-496 : "de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée". Ensuite on voit bien que l'action des gouvernements, depuis environ 20 ans, est souvent guidé par la discrimination religieuse. Donc, il faudrait un observatoire de la laïcité qui ne soit pas verrouillé par une communauté qui est juge et partie, mais constitué de citoyens, un peu comme les jurés d'assise tirés au sort.

  19. Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

    Les valeurs de la République, telles qu'elles sont décrites aux jeunes lors de la journée d'appel, sont déjà dévoyées : "la liberté d'expression s'arrête s'il y a trouble à l'ordre public". Ce dernier terme est un nom pimpant pour dire "au bon vouloir du pouvoir", comme dans n'importe quelle dictature ! D'où, en France, une liberté d'expression à géométrie variable : celle de Charlie Hebdo / celle de Dieudonné. L'instruction civique pourrait s'apprendre à l'école, selon l'âge auquel on est réceptif à ce genre d'enseignement. Mais la meilleure façon serait que tous les pouvoirs publics soient exemplaires sur ces points.

  20. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour renforcer l'engagement citoyen dans la société ?

    Il faut que son engagement soit respecté, ne donne pas lieu à représailles des pouvoirs publics, même s'il est d'opposition aux idées que le gouvernement veux imposer.

  21. Quels sont les comportements civiques qu'il faut promouvoir dans notre vie quotidienne ou collective ?

    Solidarité envers plus faible que soi. dénonciation des injustices, dénonciation des discriminations, dénonciation des entorses au fonctionnement de la démocratie. Dénonciation des médias qui appellent à la discrimination, voire à la guerre de religion. Malheureusement, la plupart de ces items sont réprimés par le code pénal : pas le droit de porter assistance à un inconnu qui pourrait être en situation illégale, pas le droit de critiquer la police ou la justice, pas le droit de dénoncer des faits dont on n'aurait pas dû avoir connaissance !

  22. Que faudrait-il faire pour favoriser le développement de ces comportements civiques et par quels engagements concrets chacun peut-il y participer ?

    Il faut arrêter de pénaliser les comportements civiques quels qu'ils soient.

  23. Que faudrait-il faire pour valoriser l'engagement citoyen dans les parcours de vie, dans les relations avec l'administration et les pouvoirs publics ?

    Pas d'avis pour le moment.

  24. Quelles sont les incivilités les plus pénibles dans la vie quotidienne et que faudrait-il faire pour lutter contre ces incivilités ?

    Pour moi qui habite à la campagne, ce sont surtout les nuisances de voisinage : fumée, bruit, vols, stationnements dangereux ou gênant, mais aussi des escroqueries comme partout.

  25. Que peuvent et doivent faire les pouvoirs publics pour répondre aux incivilités ?

    Il faudrait réduire les tolérances envers les personnes qui ne respectent pas les autres. Il faut réprimer fortement l'escroquerie sous toutes ses formes, que ce soit au détriment des citoyens, ou au détriment des services publics de l'état. C'est difficile lorsque les incivilités viennent des pouvoirs publics, sachant que les pouvoirs publics et les élus en particuliers sont "intouchables". Il y a eu une obligation à une époque que chaque plainte déposée puisse être "suivie" par son déposant. Ca ne semble toujours pas être le cas. Il faudrait que ce soit vraiment appliqué. Il semble que les affaires plus "lucratives" soient largement favorisées par les pouvoirs publics.

  26. Quel pourrait être le rôle de chacun pour faire reculer les incivilités dans la société ?

    Pas d'avis pour le moment.

  27. Quelles sont les discriminations les plus répandues dont vous êtes témoin ou victime ?

    Ce sont les contrôles à répétition, manque de respect, insultes, violences de la part de la police envers les personnes qui ont une apparence Africaine ou Maghrebine. Ou tout simplement envers ceux qui habitent certains quartiers. Ensuite, il y a les discriminations sur les lieux de travail, discrimination qui favorise fortement une certaine communauté. Rien n'empêche une entreprise de favoriser un "pistonné".

  28. Que faudrait-il faire pour lutter contre ces discriminations et construire une société plus solidaire et plus tolérante ?

    C'est plus facile à dire qu'à faire, mais il faudrait ne pas engager aux postes de fonctionnaires en général et de police en particulier, les personnes qui ne respectent pas la République par leur profil raciste et discriminatoire. Egalement par le statut de l'élu décrit plus haut. Egalement par la répression des comportement discriminatoires dans les entreprises, qui favorisent les copains, la famille, les membres de la communauté, les anciens élèves de telle école, les francs-maçons, etc ... En somme, empêcher les brebis galeuses de nuire.

  29. Pensez-vous qu'il faille instaurer des contreparties aux différentes allocations de solidarité ?

    • Oui
  30. Si oui, lesquelles ?

    Uniquement dans le cas ou l'allocataire le peut, lui demander de consacrer du temps à aider des associations à but non lucratif.

  31. Que pensez-vous de la situation de l'immigration en France aujourd'hui et de la politique migratoire ? Quelles sont, selon vous, les critères à mettre en place pour définir la politique migratoire ?

    Critères de langue, de culture, ... qui permettent une intégration.

  32. En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?

    Oui, selon nos possibilités d'accueil en terme de logement, de d'emplois offerts, ...

  33. Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

    Chaque pays devrait agir selon les mêmes critères.

  34. Quelles sont, selon vous, les modalités d'intégration les plus efficaces et les plus justes à mettre en place aujourd'hui dans la société ?

    C'est de ne pas créer de lieux (ghettos) où on rassemble les individus par nationalité d'origine, par religion ou par niveau de vie.

  35. Y a-t-il d'autres points sur la démocratie et la citoyenneté sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Quand on contemple le passé de la France, on voit que la démocratie participative a des limites, surtout sans un statut de l'élu. Souvent, on ne voit pas de différence entre notre République et la République Algérienne. Comment est-il possible qu'un élu de la République puisse faire impunément ce qu'il veut : trucage d'élections, détournement de fonds publics, favoritisme, ... et qu'il soit toujours en place jusqu'à 40 ans après les faits sans avoir été sérieusement inquiété ? Et que dans tous les cas jugés, le politique s'en sorte par un non-lieu malgré la gravité des faits ? Mais c'est vrai que le citoyen n'a pas le droit de critiquer la justice ! Une action d'utilité publique serait de transformer la démocratie participative en démocratie directe, seule vraie démocratie dans un environnement de lobbies, de guerre des religions, de