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Cahier de doléances

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Contribution n° 229659

  1. En qui faites-vous le plus confiance pour vous faire représenter dans la société et pourquoi ?

    Les élus de la Nation, malgré certains abus et scandales qui ont pu contribuer à les discréditer. Le rôle des parlementaires doit être réaffirmé, avec un nombre revu à la baisse, et une meilleure communication auprès du grand public sur leurs missions.

  2. En dehors des élus politiques, faut-il donner un rôle plus important aux associations et aux organisations syndicales et professionnelles ?

    • Oui
  3. Si oui, à quel type d'associations ou d'organisations ? Et avec quel rôle ?

    Associations reconnues d'utilité publique Organisations syndicales disposant d'une réelle représentativité

  4. Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?

    Moins de scandales. Des sanctions particulièrement sévères à l'encontre des élus reconnus coupables par la justice de délits. Un nombre plus réduit de parlementaires. Une dose de proportionnelle aux élections législatives. Une expérimentation au niveau d'une région pilote d'un conseil consultatif citoyen composé de citoyens de la région tirés au sort. Leur avis serait requis par le Conseil régional et ce conseil disposerait d'un budget alloué par la Région dans des domaines précis. A l'issue d'une expérimentation d'un an, éventuelle extension à d'autres régions et éventuellement au niveau national (même schéma de fonctionnement mais auprès de l'Assemblée Nationale).

  5. Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :

    • Une mauvaise chose
  6. Pourquoi ?

    Hypocrite dans les faits. Un député devenu 1er adjoint au Maire demeure de facto le Maire de la commune... Il faut néanmoins plafonner le nombre de mandats concomitants de manière à ce que les élus s'engagent pleinement dans leurs mandats.

  7. Que faudrait-il faire pour mieux représenter les différentes sensibilités politiques ?

    Une dose de proportionnelle aux élections législatives.

  8. Pensez-vous qu'il serait souhaitable de réduire le nombre d'élus (hors députés et sénateurs) ?

    • Oui
  9. Si oui, lesquels ?

    Un Français sur 9 est élu! C'est trop... Il faut assumer ses choix. Aujourd'hui, nous sommes dans un millefeuille administratif. Exemple: l'intercommunalité, qui vient se superposer aux communes.

  10. Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?

    Le vote doit être rendu obligatoire comme cela est fait en Belgique. On ne peut pas se plaindre et s'abstenir dans une démocratie comme la nôtre où l'offre politique, même si souvent imparfaite, reste plurielle et diversifiée.

  11. Faut-il prendre en compte le vote blanc ?

    • Non
  12. Si oui, de quelle manière ?

    C'est une "fausse bonne réponse". L'électeur fait certes l'effort de se rendre aux urnes, mais préfère laisser les autres décider à sa place prétendant qu'aucun candidat ne serait valable. Que ferait-on en cas de majorité de votes blancs? Un nouveau scrutin? Si on va au bout de la logique, cela pourrait s'avérer bloquant. Peut-être par contre qu'il pourrait être intéressant de faciliter et simplifier l'accès des citoyens à des candidatures pour les élections? Ainsi, un électeur insatisfait de l'offre politique pourrait prendre la responsabilité de se présenter devant les suffrages de nos concitoyens...

  13. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?

    S'inspirer du système de démocratie participative mis en place en Suisse. Limiter au maximum le recours au référendum qui doit demeurer exceptionnel et sur des thématiques précises.

  14. Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?

    • Oui
  15. Si oui, comment ?

    Oui, à partir du moment où il ne devient pas un outil dans les mains de groupes de pression demeurant minoritaires. Une réponse mesurée et encadrée sur ce sujet semble néanmoins indispensable dans le contexte politique actuel.

  16. Que faudrait-il faire pour consulter plus directement les citoyens sur l'utilisation de l'argent public, par l'Etat et les collectivités ?

    Soumettre à des votations citoyennes un pourcentage du budget des différentes collectivités territoriales, éventuellement de manière expérimentale dans un premier temps. Extension à terme en cas de succès à un pourcentage (restreint) du budget de l'Etat.

  17. Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?

    Ces trois assemblées accueillent nos principaux représentants au niveau national. Le rôle du CESE est méconnu, il devrait être davantage mis en avant. Les parlementaires, en nombre plus restreint, doivent avoir en contrepartie davantage de prérogatives.

  18. Faut-il les transformer ?

    • Oui
  19. Si oui, comment ?

    Éventuellement, mais en conservant un bicamérisme Assemblée Nationale - Sénat.

  20. Que proposez-vous pour renforcer les principes de la laïcité dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?

    Revoir la loi de 1905 et mettre en place une semaine de formation républicaine et citoyenne obligatoire pour l'ensemble des ministres du culte de toutes les religions (au programme: valeurs de la République, laïcité, droits de l'homme, droits des femmes, droits des enfants, etc.). Cette semaine de formation serait sanctionnée par un certificat indispensable à l'exercice du culte. La maîtrise du français serait obligatoire. Une telle formation permettrait de prévenir les dérives intégristes et favoriserait le dialogue inter-religieux puisque des prêtres catholiques suivraient la même formation que des imams, des rabbins, etc. Dédier l'ensemble de la journée de la laïcité du 9 décembre à des cours et interventions d'éducation civique en lien avec la laïcité (exemple: venues dans les écoles de ministres du culte, etc.), du CM1 à la Terminale. Renforcer la transparence des comptes des associations cultuelles et les soumettre au contrôle des chambres régionales des comptes. Fermer les lieux de cultes dont les prêches représentent une menace à l'ordre public.

  21. Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

    Être intransigeant sur le respect de la primauté des valeurs de la République sur les croyances (ou les non-croyances). Stopper l'instrumentalisation politique du fait religieux encore trop fréquent en politique et dans les médias (exemple: le "catho bashing", l'Islam, qui est soit diabolisé sans nuance, soit qui bénéficie d'une indulgence irresponsable liée au fait que les musulmans seraient les "nouveaux prolétaires"...). Au niveau de l’État, faire preuve d'équité sans favoriser une religion plus qu'une autre au niveau des messages publics lors de fêtes religieuses ou les visites aux représentants du culte. Traiter les problèmes de fond plutôt que de lancer des polémiques sur la face immergée de l'iceberg (exemple: la polémique sur le burkini).

  22. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour renforcer l'engagement citoyen dans la société ?

    Un service national obligatoire pour toutes et tous, civil ou militaire.

  23. Quels sont les comportements civiques qu'il faut promouvoir dans notre vie quotidienne ou collective ?

    Le respect de la différence et du pluralisme La liberté d'expression Le respect de ceux qui croient comme de ceux qui ne croient pas La solidarité intergénérationnelle

  24. Que faudrait-il faire pour favoriser le développement de ces comportements civiques et par quels engagements concrets chacun peut-il y participer ?

    Un service public de l'éducation nationale qui comporte dès le CM1 deux heures hebdomadaires obligatoires d'éducation civique et citoyenne, et cela jusqu'à la terminale. Une politique de tolérance zéro vis-à-vis de tous les comportements non citoyens de certains élèves: racisme, antisémitisme, sexisme, homophobie, etc. Des mesures fortes doivent être prises à titre d'exemple lorsque des élèves perturbent un cours d'histoire sur la Shoah.

  25. Que faudrait-il faire pour valoriser l'engagement citoyen dans les parcours de vie, dans les relations avec l'administration et les pouvoirs publics ?

    La mise en place d'une médaille du mérite citoyen qui serait remise annuellement par le Maire de la commune ou l'un de ses adjoints.

  26. Quelles sont les incivilités les plus pénibles dans la vie quotidienne et que faudrait-il faire pour lutter contre ces incivilités ?

    Injures voire gestes sexistes Insultes à connotation ethnique ou religieuse Crachats Dégradations de l'espace public (tags, vandalisme, etc.)

  27. Que peuvent et doivent faire les pouvoirs publics pour répondre aux incivilités ?

    Une politique de tolérance zéro afin de lutter contre la banalisation de certaines incivilités et le sentiment d'impunité qui en découle.

  28. Quel pourrait être le rôle de chacun pour faire reculer les incivilités dans la société ?

    Favoriser les associations d'éducation populaire.

  29. Quelles sont les discriminations les plus répandues dont vous êtes témoin ou victime ?

    Sexisme Racisme Antisémitisme

  30. Que faudrait-il faire pour lutter contre ces discriminations et construire une société plus solidaire et plus tolérante ?

    Au-delà de la dimension pénale qui ne suffit pas, casser les préjugés sur lesquels sont fondés ces discriminations. L'école de la République a ainsi un rôle fondamental à jouer (cf proposition sur les cours d'éducation civique obligatoires du CM1 à la Terminale).

  31. Pensez-vous qu'il faille instaurer des contreparties aux différentes allocations de solidarité ?

    • Oui
  32. Si oui, lesquelles ?

    Une allocation de solidarité doit être limitée dans le temps. Si prolongée, l'opportunité de sa prolongation doit être contrôlée. Les allocations de solidarité ne peuvent se substituer à l'emploi dans la durée.

  33. Que pensez-vous de la situation de l'immigration en France aujourd'hui et de la politique migratoire ? Quelles sont, selon vous, les critères à mettre en place pour définir la politique migratoire ?

    La France est le pays des droits de l'homme et doit le rester. En résumé, je dirais que nous devrions être davantage accueillants vis-à-vis des réfugiés menacés de mort dans leur pays d'origine. En parallèle, nous devrions être davantage exigeants vis-à-vis des autres immigrés d'accueillis (contrats d'accueil et d'intégration suivis, nécessité de maîtrise du français pour obtenir la nationalité française, expulsion des étrangers reconnus coupables de crimes et/ou délits en récidive, etc.)

  34. En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?

    Oui

  35. Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

    Renforcer le droit d'asile (tout en instaurant des contreparties, même pour les réfugiés politiques) Relever le niveau d'exigence vis-à-vis des immigrés d'accueillis et expulser les étrangers reconnus coupables de crimes et/ou délits en récidive Amplifier au niveau européen la politique de coopération avec les États d'origine des migrants.

  36. Quelles sont, selon vous, les modalités d'intégration les plus efficaces et les plus justes à mettre en place aujourd'hui dans la société ?

    Donner davantage de moyens aux étrangers qui souhaitent s'intégrer (cours de français, allocation pendant une durée déterminée, coaching personnalisé pour la recherche d'emploi, etc.). En contrepartie, davantage de contrôles sur l'intégration réelle de ces personnes. En résumé, une politique du "donnant-donnant", à la fois plus généreuse et plus stricte.

  37. Y a-t-il d'autres points sur la démocratie et la citoyenneté sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Dissoudre les groupuscules d'ultragauche et d'ultradroite qui constituent une menace prouvée contre la démocratie (exemple: black blocks). Après les événements du 16 mars 2019 à Paris, il est impensable que les black blocks puissent continuer à nuire autant à notre démocratie.