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Cahier de doléances

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Contribution n° 233318

  1. En qui faites-vous le plus confiance pour vous faire représenter dans la société et pourquoi ?

    Difficile de répondre en l'état actuel car il y a beaucoup trop de distance entre les élus (qui souvent n'ont pas conscience de la réalité du terrain et sont trop influencés par les lobbies des multinationales) et les citoyens (qui se sentent trahis par certaines décisions de et l'abandon des promesses faites en période électorale.

  2. En dehors des élus politiques, faut-il donner un rôle plus important aux associations et aux organisations syndicales et professionnelles ?

    • Oui
  3. Si oui, à quel type d'associations ou d'organisations ? Et avec quel rôle ?

    Les corps intermédiaires (syndicats etc...), toutes les associations qui agissent dans le domaine social ou environnemental, et des comités de citoyens; avec un rôle de force de proposition et de discussion.

  4. Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?

    Des élus plus proches de leurs électeurs et des citoyens en général, avec des contacts sur le terrain, des débats réguliers et un retour sur ses actions dans le cadre de son mandat.

  5. Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :

    • Une bonne chose
  6. Pourquoi ?

    Cela permet de lutter contre l'excès de pouvoirs et de cumul de fonctions différentes au bénéfice d'un seul élu, qui sont incompatibles avec un travail efficace (on ne peut pas être partout à la fois).

  7. Que faudrait-il faire pour mieux représenter les différentes sensibilités politiques ?

    Instaurer la proportionnelle dans les toutes les élections, afin que chaque électeur se sente représenté, ce qui limitera ainsi l'abstention qui ne cesse de progresser et obligera les partis à plus de compromis pour avoir une majorité de gouvernement.

  8. Pensez-vous qu'il serait souhaitable de réduire le nombre d'élus (hors députés et sénateurs) ?

    • Non
  9. Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?

    Il y a trop d'abstention. Pour la réduire, il faut adopter la proportionnelle, reconnaître le vote blanc et ne pas valider une élection qui ne représente pas 50 % des électeurs.

  10. Faut-il prendre en compte le vote blanc ?

    • Oui
  11. Si oui, de quelle manière ?

    En prenant son pourcentage en compte dans le décompte final des voix, quitte à refaire les élections si aucun candidat n'obtient 50% des voix. Cela obligera éventuellement à des désistements avec des compromis entre candidats et partis.

  12. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?

    Encourager des assemblées de citoyens pour débattre des problèmes posés et des propositions pour les solutionner. Assurer ensuite des rencontres avec les élus pour faire remonter ces contributions et les prendre en compte.

  13. Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?

    • Oui
  14. Si oui, comment ?

    Il faudrait que l'initiative vienne d'assemblées de citoyens (à créer) et non des élus.

  15. Que faudrait-il faire pour consulter plus directement les citoyens sur l'utilisation de l'argent public, par l'Etat et les collectivités ?

    Comme évoqué précédemment, créer et consulter des assemblées de citoyens, et également associer des citoyens tirés au sort à la vie démocratique dans les institutions de la république.

  16. Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?

    Mieux relayer et représenter les débats et propositions des citoyens du terrain en les prenant plus en compte dans leurs orientations et aussi avec la vision de l'intérêt général.

  17. Faut-il les transformer ?

    • Oui
  18. Si oui, comment ?

    Toute proposition pour une nouvelle organisation (à définir après débats) pour rapprocher ces assemblées des électeurs, par la connaissance du terrain, des problèmes et des propositions des citoyens.

  19. Que proposez-vous pour renforcer les principes de la laïcité dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?

    Réaffirmer le droit de culte de toutes les religions sans aucune distinction, tout en rappelant la nécessité de respecter les valeurs de la république.

  20. Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

    En faisant respecter les lois de la république lorsqu'elles ne le sont manifestement pas.

  21. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour renforcer l'engagement citoyen dans la société ?

    Pour les jeunes, un véritable service civique obligatoire de 6 mois minimum, pour les autres encourager l'engagement volontaire dans les associations sociales, humanitaires, écologiques... et dans les assemblées de citoyens.

  22. Quels sont les comportements civiques qu'il faut promouvoir dans notre vie quotidienne ou collective ?

    Tout ce qui va dans le sens de l'intérêt général, tant sur le plan social, qu'humanitaire ou environnemental.

  23. Que faudrait-il faire pour favoriser le développement de ces comportements civiques et par quels engagements concrets chacun peut-il y participer ?

    Par le service civique obligatoire et le soutien aux associations d'intérêt général.

  24. Que faudrait-il faire pour valoriser l'engagement citoyen dans les parcours de vie, dans les relations avec l'administration et les pouvoirs publics ?

    En appuyant et valorisant la création d'assemblées de citoyens travaillant avec les élus.

  25. Quelles sont les incivilités les plus pénibles dans la vie quotidienne et que faudrait-il faire pour lutter contre ces incivilités ?

    Le manque de respect des personnes avec toutes les formes de discriminations, le manque de responsabilité écologique dans les actes de tous les jours (déchets, produits toxiques, véhicules polluants...). Il faut donc à la fois mieux éduquer les enfants à l'environnement, au respect et à l'intérêt général, et ne pas hésiter à punir les personnes qui commettent des incivilités.

  26. Que peuvent et doivent faire les pouvoirs publics pour répondre aux incivilités ?

    Par l'éducation et des peines d'intérêt général.

  27. Quel pourrait être le rôle de chacun pour faire reculer les incivilités dans la société ?

    Donner l'exemple, être vigilant et ne pas hésiter à dénoncer les actes répréhensibles si la pédagogie ne suffit pas.

  28. Quelles sont les discriminations les plus répandues dont vous êtes témoin ou victime ?

    Le racisme et le rejet de toutes les personnes différentes (sexualité, religion, handicap...).

  29. Que faudrait-il faire pour lutter contre ces discriminations et construire une société plus solidaire et plus tolérante ?

    Réformer l'éducation en enseignant plus le respect de la différence, de l'intérêt général et la coopération, et moins l'individualisme et la réussite par l'argent.

  30. Pensez-vous qu'il faille instaurer des contreparties aux différentes allocations de solidarité ?

    • Non
  31. Que pensez-vous de la situation de l'immigration en France aujourd'hui et de la politique migratoire ? Quelles sont, selon vous, les critères à mettre en place pour définir la politique migratoire ?

    L'immigration en France reste modeste par rapport à la population, contrairement à ce qu'affirment certains populistes. En matière de politique, le premier devoir est d'accueillir et de sécuriser les personnes, avant d'étudier leurs demandes d'asile avec humanité. Ne pas reconduire systématiquement à la frontière des migrants même sans papier, s'ils ont trouvé du travail et souhaitent s'intégrer. Dans tous les cas, ne pas expulser brutalement des familles qui ont des enfants et ne pas les laisser dormir dans la rue.

  32. En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?

    Non. S'agissant de personnes et non de marchandises, on ne peux et ne doit pas suivre des objectifs !

  33. Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

    Travailler sur le plan international, en révisant s'il le faut nos attitudes vis à vis de certains régimes, et en aidant les pays pauvres ou en conflit à sortir de leur situation d'une manière durable afin de retenir leur population (car personne ne quitte son pays par choix sans une raison importante).

  34. Quelles sont, selon vous, les modalités d'intégration les plus efficaces et les plus justes à mettre en place aujourd'hui dans la société ?

    Par l'enseignement de la langue, l'éducation aux valeurs de la république, dans le respect des différences de chacun et par la mixité sociale (plus de quartiers ethniques ghettos).

  35. Y a-t-il d'autres points sur la démocratie et la citoyenneté sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Non, dans un premier temps.