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Cahier de doléances

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Contribution n° 234401

  1. En qui faites-vous le plus confiance pour vous faire représenter dans la société et pourquoi ?

    L'Assemblée Nationale

  2. En dehors des élus politiques, faut-il donner un rôle plus important aux associations et aux organisations syndicales et professionnelles ?

    • Non
  3. Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?

    Faire en sorte que la politique ne soit plus un métier en soi, en tous cas plus un métier exclusif. Un des problèmes dans ce domaine est qu'une grande partie du personnel politique en fonction n'a jamais vécu que de cela, et donc d'une part n'a pas d'autre expérience professionnelle à apporter, et d'autre part vit dans l'angoisse de ne pas avoir de point de chute après une élection, permettant ainsi de justifier de tous les arrangements, y compris entre personnel politique de bords opposés. Il faut officialiser certains arrangements (passage à la haute fonction publique), interdire les autres, et s'arranger pour que les compétences dans ce domaine se traduisent mieux dans d'autres: plus de compétences liées au contrôle de l'action publique, moins de compétences liées au besoin de savoir se retrouver dans les méandres des règles de financement politique, par exemple: il faut bien sûr en garder le principe, mais les simplifier.

  4. Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :

    • Une bonne chose
  5. Pourquoi ?

    Permet de tourner dans les rôles: je pense que le "up or out" s'applique très bien aux carrières publiques.

  6. Que faudrait-il faire pour mieux représenter les différentes sensibilités politiques ?

    Une collège limité de députés élus à la proportionnelle, pourquoi pas, mais je ne crois pas qu'il y ait une demande tant pour une meilleure représentation des "différentes sensibilités politiques", que pour un meilleur moyen d'interagir avec le processus décisionnel, en particulier législatif, sans devoir attendre 5 ans: il faut des institutions stables, mais il est aussi souhaitable d'avoir le moyen de remonter des corrections; cela permettrait que les élections non nationales (régionales, départementales, européennes, etc.) ne sonne plus confondues avec un tel moyen d'effectuer de telles remontées.

  7. Pensez-vous qu'il serait souhaitable de réduire le nombre d'élus (hors députés et sénateurs) ?

    • Non
  8. Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?

    La participation est faible, certainement; un meilleure participation ne s'obtiendra que si les citoyens ont l'impression de s'engager pour quelque chose qui sera pris en compte, en plus que de devoir faire un choix entre des personnes (ou listes, etc.) déterminées à l'avance, même si la seconde partie reste évidemment centrale: gouverner, c'est aussi faire des choix.

  9. Faut-il prendre en compte le vote blanc ?

    • Non
  10. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?

    Je me méfie des référendums en général, il est bien connu (mais pas forcément si bien enseigné) que un certain chancelier d'Allemagne a fini par obtenir tous les pouvoirs par des référendums successifs au cours des années 30, et que cela à eu des conséquences qu'il serait préférable de ne pas reproduire. Mais il peut être souhaitable d'avoir un système d'origine ni parlementaire ni présidentielle qui permettrait de mettre à l'ordre du jour du parlement un sujet non prévu, qui après débat serait soumis à référendum, à condition que cela soit bien encadré: pas question d'avoir l'équivalent référendaire du "ta réforme on n'en veut pas" qui agirait comme un véto, sans qu'on puisse par la suite demander des comptes à qui que ce soit sur ce véto. Il demeurerait qu'un tel système permettrait, en particulier, à un problème systémique que la majorité courante n'a pas su ou pas pu anticiper de se manifester autrement que par la voie de la violence.

  11. Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?

    • Oui
  12. Si oui, comment ?

    En facilitant les conditions en général: les seuils ont été conçus pour que le système soit pratiquement inutilisé.

  13. Que faudrait-il faire pour consulter plus directement les citoyens sur l'utilisation de l'argent public, par l'Etat et les collectivités ?

    La gestion du budget est une des principales fonctions de la démocratie représentative; s'il faut consulter les citoyens, cela ne doit pas se faire trop directement, au risque d'arriver à la redistribution générale de l'argent public au détriment des moyens de l'état. Il faudrait commencer par réaliser des expériences sur les budgets des collectivités locales et voir ce que cela donne, et à long terme appliquer cela progressivement au budget de l'état selon le retour des expériences.

  14. Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?

    Peu ou prou celui qu'elles jouent actuellement.

  15. Faut-il les transformer ?

    • Non
  16. Que proposez-vous pour renforcer les principes de la laïcité dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?

    Arrêter de crier au loup à chaque hijab aperçu, pour commencer. Ensuite, encourager (mais cela doit venir d'elles) la constitution d'autorités religieuses au niveau de la France, qui feront enfin sortir l'Islam de France de l'Islam consulaire.

  17. Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

    Par l'éducation nationale, et une meilleure justice, une qui prend le temps de juger, ce qui demande des moyens.

  18. Que faudrait-il faire aujourd'hui pour renforcer l'engagement citoyen dans la société ?

    Proposer des modes d'engagement civiques qui remplaceraient le service national, mais avec des options civiles, et un engagement possible à n'importe quel âge.

  19. Quels sont les comportements civiques qu'il faut promouvoir dans notre vie quotidienne ou collective ?

    Un meilleur respect de l'espace public par les transports individuels.

  20. Que faudrait-il faire pour favoriser le développement de ces comportements civiques et par quels engagements concrets chacun peut-il y participer ?

    La diminution de l'espace consacré à la voiture (circulation, mais aussi parking) par exemple, et l'utilisation plus répandue d'autres moyens de transport.

  21. Pensez-vous qu'il faille instaurer des contreparties aux différentes allocations de solidarité ?

    • Non
  22. Que pensez-vous de la situation de l'immigration en France aujourd'hui et de la politique migratoire ? Quelles sont, selon vous, les critères à mettre en place pour définir la politique migratoire ?

    Je ne sais pas s'il faut en soi une politique migratoire, qui implique qu'on peut choisir ceux qui viennent. Même si l'on peut favoriser la venue de chercheurs, ingénieurs, et étudiants, il ne faut pas chercher à déterminer à l'avance à tout prix qui sera utile à faire venir car la valeur pourrait venir de personnes qui ne le laissait pas prévoir à l'origine.

  23. En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?

    Non

  24. Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

    Que la France assume et continue de jouer son rôle de terre d'accueil. Qu'elle trouve d'autres voies d'intégration que par le travail, car celle dernière n'a pas pu jouer pleinement son rôle récemment.

  25. Y a-t-il d'autres points sur la démocratie et la citoyenneté sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Pour la bonne santé de la démocratie, il est indispensable de ne pas se retrouver noyé par les rumeurs: même avec le fact checking des médias institutionnels (AFP factuel, Décodeurs du Monde, Check news de Libération), ce fact-checking s'apparente souvent à vider le tonneau des danaïdes. Mais cela ne peut se faire n'importe comment, liberté d'expression oblige. Les réseaux sociaux, qui éditorialisent en partie le flux d'informations accessibles à l'abonné, et donc ne sont pas de simple hébergeurs, doivent avoir une certaine responsabilité et pas seulement celle de la LCEN. Le but étant de pouvoir relier une information qui se propage à une institution, sans pour autant empêcher de telles institutions d'apparaitre. Le rôle des syndicats doit changer car des changement divers, comme l'apparition du processus qualité, fait qu'ils sont moins légitimes à représenter leur métier, mais les syndicats restent indispensable comme contre-pouvoir aux abus d'employeurs qui peuvent facilement être l'équivalents d'exploitants de mines à ciel ouverts, qui ne laissent après leur passage qu'un cratère stérile là out il y avait un terroir de compétences.