Contribution n° 117786
- Consultation
- Grand Débat national
- Auteur
- Auteur #106972
- Date
Réponse 1501498
Estimez-vous avoir accès aux services publics dont vous avez besoin ?
- Oui
Réponse 1501499
Avez-vous déjà utilisé certaines de ces nouvelles formes de services publics ?
- Non
Réponse 1501500
Quand vous pensez à l'évolution des services publics au cours des dernières années, quels sont ceux qui ont évolué de manière positive ?
Le service des impôts s'est amélioré. Pôle emploi s'est amélioré.
Réponse 1501501
Quels sont les services publics qui doivent le plus évoluer selon vous ?
L'éducation nationale doit beaucoup s'améliorer en lui donnant moins d'argent. Plus on a mit l'argent dans l'éducation nationale, plus elle est devenue une machine à échec scolaire s'enfonçant sans cesse plus loin dans le classement Pisa. La violence s'installe à l'école. Les élèves sortent sans savoir ce qu'est le respect de l'autorité et ceci est bien normal puisque l'autorité est un concept apparemment qu'on n'y applique plus. Je pense que l'éducation nationale ainsi que l'enseignement supérieur géré par l'État est devenu une machine trop grosse et non réellement réformable. Ces institutions ne pourront pas se réformer seules. L'état doit diminuer son périmètre d'action en créant un « CHÈQUE ÉDUCATION » qui permette aux élèves de s'inscrire dans l'école de leur choix, public ou privée. Le nombre d'écoles privées doit augmenter pour alléger d'autant les dépenses gérées directement par l'État. L'éducation nationale doit garantir un niveau à travers des examens nationaux et inspecter les écoles pour s'assurer qu'il n'y a pas de violences, de radicalisation, etc. mais ce n'est pas forcément à elle de dispenser les cours aux élèves. D'une certaine manière, l'éducation doit fonctionner comme le système de santé où des cliniques soignent les gens sans forcément que la gestion soit faite par l'État. Il faut permettre à toutes les écoles privées qui veulent de se créer car elles coûtent moins cher à la société sans pour autant avoir un niveau plus mauvais.
Réponse 1501502
Connaissez-vous le "droit à l'erreur", c'est-à-dire le droit d'affirmer votre bonne foi lorsque vous faites un erreur dans vos déclarations ?
- Non
Réponse 1501503
Si oui, avez-vous déjà utilisé ce droit à l'erreur ?
- Non
Réponse 1501504
Pouvez-vous identifier des règles que l'administration vous a déjà demandé d'appliquer et que vous avez jugées inutiles ou trop complexes ?
Je ne savais pas qu'il y avait un droit à l'erreur. Je sais juste que je m'occupe de la gestion financière d'une de ma soeur handicapée et d'une maman de 94 ans et que j'avais oublié de valider la déclaration de ma maman. Une personne des impôts m'a téléphoné très aimablement pour s'étonner du manque de déclaration, ce que j'ai fait dans la foulée et j'ai demandé, en son nom, une remise de la pénalité de 10% qui s'applique normalement quand on fait une déclaration tardive. Cette pénalité lui a néanmoins été appliquée et aucun droit à l'erreur ne m'a été accordé.
Réponse 1501505
Faut-il donner plus d'autonomie aux fonctionnaires de terrain ?
- Oui
Réponse 1501506
Si oui, comment ?
Les fonctionnaires doivent pouvoir prendre des initiatives positives et surtout les fonctionnaires qui sont les plus appréciés du public ou qui ont des résultats meilleurs doivent avoir un avancement supérieur aux autres. Il faut développer l'avancement au mérite dans la fonction publique, autrement dit mieux reconnaître les performances. La rigidité quasi-stalinienne du système des rémunérations des fonctionnaires est très démotivante pour ceux qui veulent mettre du coeur à leur travail.
Réponse 1501507
Si vous avez été amené à scolariser votre enfant, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :
Je suis très inquiet de la baisse continue du niveau scolaire en France. Le classement Pisa de la France est de plus en plus catastrophique et j'ai l'impression que rien n'est fait pour améliorer la situation si ce n'est des discours creux de pédagogistes qui n'ont jamais su tenir une classe. Le nombre d'élèves qui sortent du système sans savoir correctement lire, écrire et compter ne cesse de croitre. Quant aux connaissances d'histoire de France et une grossière chronologie de ce qui s'est passé, zéro. Les méthodes qui marchent pour lire écrire et compter sont connues depuis des décennies et j'ai l'impression qu'on s'évertue à utiliser des méthodes toujours plus inventives qui génèrent de plus en plus d'échec scolaire. On a beaucoup développé l'aspect ludique à l'école mais pas l'acquisition des savoirs pour une vie future et pour la vie professionnelle. L'autorité et le respect du professeur n'a plus lieu d'être, d'ailleurs le professeur ne peut plus sanctionner donc il doit accepter d'être injurié, voir agressé sans rien dire. Sa hiérarchie de toute façon ne le soutiendra pas. Le concept même d'autorité à respecter ou de devoir n'est plus enseigné puisque les élèves n'ont que des droits. Il ne faut pas s'étonner à la sortie à voir sortir du système scolaire des jeunes qui détestent la France et qui sont violents sans aucune limite, puisqu'on ne leur en n'a jamais données. Je vois le lien direct entre la dégradation de l'éducation nationale et les violences dans la foulée des gilets jaunes.
Réponse 1501508
Si vous avez été amené à créer une entreprise, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :
Mon pire souvenir en matière de création d'entreprise concerne RSI. Les gens y sont incompétents et les erreurs nombreuses.
Réponse 1501511
Si vous avez été amené à recruter du personnel, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :
Ma préoccupation concerne le niveau de formation des diplômés qui n'a pas cessé de baisser d'année en année et cela rejoint ma remarque au sujet de l'éducation nationale ci-dessus. Au début, j'embauchais volontiers au niveau Master pour obtenir du personnel qualifié. Maintenant, je suis obligé d'embaucher au niveau doctorat. Il m'est arrivé plusieurs fois d'être obligé de rompre la période d'essai du docteur en constatant qu'il n'avait pas le niveau requis et en me demandant comment il avait pu arriver jusqu'à ce niveau-là. Cela me donne l'impression qu'aujourd'hui en France on obtient des diplômes à la force de l'âge. Les universités sont tellement en quête d'avoir des doctorants dans leur labo qu'ils sont prêts à prendre n'importent qui. J'ai pu embaucher dernièrement un docteur allemand ayant fait sa formation en Allemagne et le niveau me semble plus haut. Les diplômés qui sortent des écoles d'ingénieurs ayant fait le cycle de classe préparatoire sont d'un meilleur niveau. Je suis effaré de voir que la dernière innovation des cursus scolaires en France est de supprimer les mathématiques. Ça me donne vraiment l'impression que ce qui marche bien doit être cassé.
Réponse 1501512
Si vous avez été amené à recruter une personne portant un handicap, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :
J'ai recruté un handicapé à l'époque où ma société n'avait que 3 personnes. Son handicap n'avait pas d'incidence sur le travail qu'il faisait mais cela m'a valu une inspection URSSAF "en règle" pour voir si ma société était "conforme". L'inspecteur URSSAF est venu me faire "chier" (excusez-moi de l'expression mais elle s'applique bien à cette personne), sur une question d'extincteur qui n'était pas placé au bon endroit. À l'époque, mon bureau ne faisait qu'une pièce dans une pépinière d'entreprises et l'extincteur était sur le mur du couloir avant d'entrer dans la pièce. Selon l'inspecteur URSSAF j'étais dans l'illégalité car l'extincteur n'était pas dans les locaux de l'entreprise car il devait être de l'autre côté de la porte. On croit quelquefois rêver sur l'étroitesse d'esprit des inspecteurs qui viennent nous visiter. On a l'impression qu'ils veulent détruire les entreprises qu'ils visitent au lieu de les aider. À la suite de cette expérience, j'ai décidé de ne plus embaucher d'handicapé. L'entreprise ayant grossi, je suis devenu ensuite redevable de la taxe liée au prorata de personnels handicapés dans les entreprises et je l'ai payé "avec plaisir".